Dans une économie mondialisée, la mobilité n’est plus une anomalie, mais une norme.
Les jeunes circulent, se forment, travaillent, créent des réseaux au-delà des frontières. Le problème n’est donc pas que les jeunes partent, mais que le pays ne sache pas toujours transformer ces départs en atouts économiques durables.
Du point de vue strictement économique, la fuite des cerveaux n’est problématique que lorsqu’elle est définitive et non compensée.
Lorsqu’un jeune qualifié quitte le pays sans lien avec son économie d’origine, l’investissement éducatif consenti par la collectivité ne produit pas de retour.
En revanche, lorsque cette mobilité s’inscrit dans une logique de circulation des compétences, elle peut générer des bénéfices multiples : transferts de savoir-faire, investissements, ouverture de marchés, innovation.
Du point de vue strictement économique, la fuite des cerveaux n’est problématique que lorsqu’elle est définitive et non compensée.
Lorsqu’un jeune qualifié quitte le pays sans lien avec son économie d’origine, l’investissement éducatif consenti par la collectivité ne produit pas de retour.
En revanche, lorsque cette mobilité s’inscrit dans une logique de circulation des compétences, elle peut générer des bénéfices multiples : transferts de savoir-faire, investissements, ouverture de marchés, innovation.
La diaspora marocaine illustre ce potentiel encore largement sous-exploité.
Présente dans des secteurs stratégiques — ingénierie, santé, finance, numérique, recherche — elle constitue un réseau économique mondial informel, mais puissant.
Pourtant, les mécanismes permettant de connecter durablement ces compétences à l’économie nationale restent fragmentés, souvent symboliques.
Pour la jeunesse, la question est aussi celle des opportunités. Beaucoup partent faute de perspectives claires sur place, non par rejet du pays, mais par besoin de progression professionnelle.
Ce départ contraint est coûteux socialement et économiquement. Il prive le pays de talents à un moment où il en a besoin, tout en exposant les jeunes à des parcours parfois précaires à l’étranger. La Charte invite implicitement à repenser cette dynamique.
Faciliter la mobilité internationale ne signifie pas encourager l’exode, mais organiser la réversibilité. Stages, doubles diplômes, missions temporaires, retours accompagnés : autant de dispositifs capables de transformer une expérience extérieure en valeur ajoutée nationale.
L’enjeu est de passer d’une logique de perte à une logique de cycle.
Pourtant, les mécanismes permettant de connecter durablement ces compétences à l’économie nationale restent fragmentés, souvent symboliques.
Pour la jeunesse, la question est aussi celle des opportunités. Beaucoup partent faute de perspectives claires sur place, non par rejet du pays, mais par besoin de progression professionnelle.
Ce départ contraint est coûteux socialement et économiquement. Il prive le pays de talents à un moment où il en a besoin, tout en exposant les jeunes à des parcours parfois précaires à l’étranger. La Charte invite implicitement à repenser cette dynamique.
Faciliter la mobilité internationale ne signifie pas encourager l’exode, mais organiser la réversibilité. Stages, doubles diplômes, missions temporaires, retours accompagnés : autant de dispositifs capables de transformer une expérience extérieure en valeur ajoutée nationale.
L’enjeu est de passer d’une logique de perte à une logique de cycle.
Sur le plan macroéconomique, les pays qui réussissent cette articulation sont ceux qui considèrent leur diaspora comme un acteur économique à part entière.
Ils facilitent l’investissement des expatriés, reconnaissent leurs compétences, fluidifient les allers-retours administratifs et valorisent les trajectoires hybrides. À l’inverse, les pays qui enferment la mobilité dans une lecture affective ou morale passent à côté de son potentiel.
Il y a aussi une dimension symbolique forte. Une jeunesse qui peut partir sans rompre, revenir sans être pénalisée, et circuler sans être soupçonnée, développe une relation plus saine avec son pays.
Cette confiance se traduit souvent par un engagement économique plus fort : création d’entreprises, mentorat, participation à des projets structurants.
Il y a aussi une dimension symbolique forte. Une jeunesse qui peut partir sans rompre, revenir sans être pénalisée, et circuler sans être soupçonnée, développe une relation plus saine avec son pays.
Cette confiance se traduit souvent par un engagement économique plus fort : création d’entreprises, mentorat, participation à des projets structurants.
La mondialisation n’efface pas les nations, elle les met en concurrence par leurs talents.
Dans ce contexte, l’ancrage national ne se décrète pas, il se rend désirable. Offrir des perspectives de retour, reconnaître les compétences acquises à l’étranger et intégrer les jeunes mobiles dans les stratégies économiques nationales est un choix rationnel, non idéologique.
À l’horizon 2040, la question ne sera plus de savoir si les jeunes marocains partiront, mais comment le Maroc saura tirer parti de leurs trajectoires globales. Partir pour réussir n’est pas une trahison.
Revenir pour contribuer ne doit pas être un parcours du combattant. Entre les deux, il existe une voie stratégique : celle d’une jeunesse mobile, connectée et économiquement engagée au service du développement national.
À l’horizon 2040, la question ne sera plus de savoir si les jeunes marocains partiront, mais comment le Maroc saura tirer parti de leurs trajectoires globales. Partir pour réussir n’est pas une trahison.
Revenir pour contribuer ne doit pas être un parcours du combattant. Entre les deux, il existe une voie stratégique : celle d’une jeunesse mobile, connectée et économiquement engagée au service du développement national.












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