Cette agression, loin d'être un incident isolé, est le résultat de la fusion de deux stratégies militaires aux objectifs complémentaires mais distincts :
Un Moyen-Orient Sacrifié :
- La Trahison par la Géographie.
Et du coup, pour Téhéran, Abu Dhabi n’est plus un voisin, mais un belligérant. Sa riposte iranienne n'a donc pas tardé. Les frappes sur les UAE prouvent que l'Amérique utilise ses alliés comme des boucliers humains.
Washington bombarde depuis la sécurité de ses porte-avions, mais ce sont les gratte-ciels de Dubaï qui tremblent.
- L'Instrumentalisation par Israël.
L'objectif n'est pas seulement de détruire le nucléaire iranien, mais de briser définitivement l'influence chiite au Liban, en Irak et au Yémen.
Israël utilise le bras armé américain pour redessiner une carte régionale où aucune puissance ne pourrait plus contester sa suprématie.
La mécanique de l'agression : Un passé qui ne meurt jamais
- La guerre sur l’Irak : Comme pour les armes de destruction massive, l'argumentaire du « péril nucléaire immédiat » a été utilisé pour justifier une invasion illégale d’un état souverain.
Et que dire du continent africain ?
Mais étrangement, les bases de drones américaines fleurissent toujours à proximité des gisements d'uranium au Niger ou des réserves pétrolières du Golfe de Guinée.
Le décompte des pays attaqués par les États-Unis est une litanie de pillages déguisés :
En Lybie, on a « protégé les civils » en pulvérisant l'État le plus stable de la région, laissant les compagnies pétrolières se disputer les restes.
En Irak, on cherchait des "armes de destruction massive" qu'on n'a jamais trouvées, mais on a bien trouvé le chemin des puits de pétrole, Au Nigéria et au Niger, très récemment encore, sous couvert de « conseil militaire », on sécurise l'approvisionnement en minerais essentiels pour les industries de la technologie et de la high tech américaine.
Le Piège de la Rue Arabe
En sacrifiant l'Iran et en exposant les populations du Golfe, Washington va peut-être gagner une bataille militaire, mais il perdra la guerre des cœurs, y compris des américains eux-mêmes.
Le sentiment d'injustice face à ce « deux poids, deux mesures » permanent pourrait mener à des révoltes et insurrections intérieures capables de créer le Chaos, ce qui est peut-être l’un des objectifs ultimes.
Le 28 février 2026 ne serait pas la fin de l'Iran, ce serait le début d'un embrasement mondial où l'Amérique, à force de vouloir tout contrôler par la peur, finirait par unir ses adversaires contre elle.
Et comme l’histoire est un éternel recommencement, l’attaque de samedi contre est loin d’être une erreur de parcours, c’est le paroxysme d’un système qui ne sait plus créer de richesse, mais seulement la confisquer par la force.
Hier l'Irak, aujourd'hui l'Iran, demain le Groenland... L’Amérique ne protège pas le monde ; elle le clôture pour mieux l'exploiter.
Par Mme Tahiri Zoubida MOUMJID - Experte en communication Politique et Paix & Médiation.












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