Avec près de 100 millions de touristes étrangers annoncés en 2025, l’Espagne signe un record et renforce son rang de destination mondiale majeure. Ce boom, porté par la connectivité aérienne, la diversité de l’offre et la reprise de la demande, ravive toutefois un débat central : comment concilier performance économique, qualité de vie des résidents et durabilité du modèle touristique ?
Un succès massif, mais une pression croissante sur les villes et les prix.
L’Espagne est l’une des grandes puissances touristiques mondiales, et l’année 2025, telle qu’elle est rapportée, aurait marqué un sommet : près de 100 millions de visiteurs étrangers. Ce chiffre, impressionnant, raconte d’abord un succès d’attractivité. Plages, patrimoine, gastronomie, grands événements, climat, mais aussi accessibilité des transports et densité d’hébergements : l’offre espagnole combine volume et diversité, avec une capacité à absorber de forts flux sur une grande partie de l’année.
Ce record s’inscrit aussi dans une logique de marché. La reprise des voyages internationaux, la force des compagnies aériennes low-cost sur de nombreuses routes européennes et la recherche de destinations “sûres” et bien équipées ont soutenu la demande. Dans plusieurs régions, le tourisme joue un rôle de moteur : emploi saisonnier, activité des commerces, recettes fiscales, dynamisation des services. À l’échelle macroéconomique, il contribue à la balance des services et à l’entrée de devises, ce qui peut amortir certains chocs.
Mais le tourisme record a son revers, et il se voit d’abord dans les villes et les zones littorales les plus exposées. La pression sur le logement, notamment via les locations de courte durée, nourrit une hausse des loyers et un sentiment de dépossession chez certains habitants. La saturation des centres historiques, les tensions sur les infrastructures et l’impact environnemental de la surfréquentation deviennent des sujets politiques. Le débat ne porte plus seulement sur “attirer”, mais sur “réguler”, “répartir” et “qualifier” les flux.
La question du modèle est désormais centrale : l’Espagne doit-elle viser toujours plus de volume, ou mieux répartir la valeur ? De plus en plus, les autorités locales et nationales expérimentent des réponses, allant de limitations réglementaires à des stratégies de montée en gamme, en cherchant à préserver la qualité de vie tout en maintenant les recettes. Dans ce cadre, le numérique sert autant à promouvoir qu’à gérer : données de fréquentation, gestion des pics, réservation de certains sites, information en temps réel.
Le record de 2025 n’est donc pas seulement un trophée. C’est un test. Il mesure la capacité d’un pays à transformer l’attractivité en prospérité durable, sans que le succès ne se retourne contre ses habitants. Le tourisme, en Espagne, reste un pilier ; il doit désormais devenir un pilier mieux équilibré.
Ce record s’inscrit aussi dans une logique de marché. La reprise des voyages internationaux, la force des compagnies aériennes low-cost sur de nombreuses routes européennes et la recherche de destinations “sûres” et bien équipées ont soutenu la demande. Dans plusieurs régions, le tourisme joue un rôle de moteur : emploi saisonnier, activité des commerces, recettes fiscales, dynamisation des services. À l’échelle macroéconomique, il contribue à la balance des services et à l’entrée de devises, ce qui peut amortir certains chocs.
Mais le tourisme record a son revers, et il se voit d’abord dans les villes et les zones littorales les plus exposées. La pression sur le logement, notamment via les locations de courte durée, nourrit une hausse des loyers et un sentiment de dépossession chez certains habitants. La saturation des centres historiques, les tensions sur les infrastructures et l’impact environnemental de la surfréquentation deviennent des sujets politiques. Le débat ne porte plus seulement sur “attirer”, mais sur “réguler”, “répartir” et “qualifier” les flux.
La question du modèle est désormais centrale : l’Espagne doit-elle viser toujours plus de volume, ou mieux répartir la valeur ? De plus en plus, les autorités locales et nationales expérimentent des réponses, allant de limitations réglementaires à des stratégies de montée en gamme, en cherchant à préserver la qualité de vie tout en maintenant les recettes. Dans ce cadre, le numérique sert autant à promouvoir qu’à gérer : données de fréquentation, gestion des pics, réservation de certains sites, information en temps réel.
Le record de 2025 n’est donc pas seulement un trophée. C’est un test. Il mesure la capacité d’un pays à transformer l’attractivité en prospérité durable, sans que le succès ne se retourne contre ses habitants. Le tourisme, en Espagne, reste un pilier ; il doit désormais devenir un pilier mieux équilibré.












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