L’article publié par Maroc Diplomatique ne constitue pas une étude scientifique au sens rigoureux du terme.
Utiliser un smartphone qui intègre des recommandations automatiques, un moteur de recherche ou un correcteur orthographique n’équivaut pas à comprendre, maîtriser ou déployer de l’IA.
Dans bien des cas, les utilisateurs ignorent même que des algorithmes d’apprentissage automatique opèrent en arrière-plan. Assimiler ces usages à une « adoption de l’IA » revient à confondre consommation passive et appropriation réelle.
Cette confusion apparaît clairement lorsqu’on compare ces chiffres à d’autres sources.
Ce type de raccourci n’est pas anodin. Il nourrit l’illusion que la transformation est déjà largement accomplie, alors que les véritables enjeux restent devant nous : formation des enseignants, acculturation des décideurs, structuration des données, gouvernance éthique, et surtout capacité nationale à concevoir et maîtriser ses propres modèles et infrastructures.
Cela ne signifie pas que le Maroc serait en retard.
En définitive, l’article de Maroc Diplomatique est utile pour saisir une tendance et ouvrir le débat, mais il ne peut être considéré comme une étude sérieuse au sens scientifique ou statistique. À l’ère de l’intelligence artificielle, le Maroc a besoin non pas de chiffres spectaculaires, mais de diagnostics lucides, fondés sur des méthodes claires et des concepts précis.
C’est à cette condition que l’intelligence artificielle pourra devenir un véritable levier de souveraineté, d’inclusion et de transformation durable.
Par Dr Az-Eddine Bennani












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La fin des études n’aura pas lieu : clarifier le malentendu de l’intelligence artificielle










