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L'économie bleue


Rédigé par La Rédaction le Vendredi 9 Février 2024

Bordé par la mer Méditerranée et l’océan Atlantique, le Maroc possède un fort potentiel de développement de l’économie bleue. Ses zones côtières représentent déjà plus de la moitié du PIB et des emplois du pays, alors qu’un plus grand potentiel demeure inexploité dans les filières bleues établies et naissantes, comme l’aquaculture, l’algoculture et les énergies marines renouvelables. Comme l’indique le diagnostic établi dans son Nouveau modèle de développement, le Maroc a la possibilité de développer des “clusters côtiers” qui attirent les investissements et créent des emplois, tout en assurant un développement durable



L'économie bleue est un concept en plein essor, qui met l'accent sur l'utilisation durable des ressources océaniques pour le développement économique, tout en préservant la santé des écosystèmes marins. 

L'économie bleue fait référence à l'exploitation économique des océans, des mers et des côtes. Elle inclut une variété d'activités telles que la pêche, l'aquaculture, le tourisme, le transport maritime, l'énergie des océans, et même la biotechnologie marine.

L'objectif est de réaliser cette exploitation de manière durable, en veillant à ne pas endommager les écosystèmes marins qui sont vitaux pour la santé de notre planète.

Selon la Banque Mondiale, l'économie bleue est cruciale pour la croissance économique. Elle offre des opportunités de développement durable, en particulier pour les pays côtiers et insulaires. Par exemple, le tourisme côtier et maritime, qui représente une part significative de l'économie bleue, est prévu de croître de plus de 3,5 % et pourrait représenter 26 % de l'économie bleue d'ici 2030 (Banque Mondiale).

L'Afrique, avec ses vastes côtes, a un potentiel énorme pour développer son économie bleue. Cela pourrait non seulement stimuler la croissance économique du continent, mais aussi contribuer à la sécurité alimentaire et à la création d'emplois. Cependant, cela nécessite une gestion efficace et durable des ressources marines 

Des pays comme le Canada ont mis en place des stratégies pour développer une économie bleue durable. Ces stratégies visent à créer des emplois dans les communautés côtières tout en préservant la santé des océans. Elles incluent des mesures pour assurer des océans plus sains, plus propres et plus sûrs 

Le tourisme durable joue un rôle clé dans l'économie bleue. Investir dans la protection des océans peut générer des retours économiques significatifs. Le tourisme côtier et maritime est non seulement une source de revenus, mais aussi un moyen de sensibiliser à la protection des écosystèmes marins 

L'économie bleue représente une opportunité immense pour le développement durable, en particulier pour les pays avec des côtes étendues comme le Maroc. Cependant, sa réussite dépend de la capacité à gérer les ressources marines de manière responsable et durable.

En adoptant des politiques et des pratiques qui respectent l'environnement marin, l'économie bleue peut être un moteur de croissance économique, tout en préservant les écosystèmes vitaux pour notre planète.

Une gestion durable du patrimoine côtier et marin permettra d’améliorer la croissance, la création d’emplois, la résilience et la sécurité alimentaire

Accord de prêt de 350 millions de dollars signé, le 9 juin 2022, relatif au programme pour les résultats de l’économie bleue (PPR EB).

En mai 2022, la Banque mondiale a approuvé un prêt de 350 millions de dollars pour appuyer le lancement du programme Économie bleue du gouvernement marocain.

Ce prêt entend stimuler la création d’emplois et la croissance économique, tout en améliorant la durabilité et la résilience des ressources naturelles, ainsi que la sécurité alimentaire, un enjeu dont l’importance s'est encore accentuée avec les répercussions de la guerre en Ukraine.

S’inscrivant dans la continuité des précédentes activités de la Banque mondiale dans le développement côtier au Maroc, ce prêt-programme pour les résultats en faveur de l’économie bleue a pour objectifs de développer des cadres institutionnels, améliorer la gestion intégrée des ressources naturelles et renforcer certains secteurs pour une économie bleue résiliente au changement climatique dans des zones ciblées.

Le projet comprend deux volets interdépendants destinés à étayer le programme gouvernemental.

Le premier, qui s’articule autour d’une commission interministérielle et de mécanismes de coordination régionale, soutient l’établissement de cadres institutionnels visant à renforcer la coordination verticale et horizontale. Il s’attachera également à instaurer un nouveau modèle de fonctionnement collaboratif au sein des secteurs et des régions, à optimiser la planification budgétaire et à œuvrer à des objectifs communs.

Le second volet porte sur l’investissement dans des domaines clés de l’économie bleue, notamment le tourisme durable et le sous-secteur de l’aquaculture ; la formation professionnelle dédiée à la gestion de l’économie bleue ; la protection et la gestion des services écosystémiques ; et l’amélioration de la résilience climatique dans des zones ciblées. La création d’emplois et la croissance économique qui en découleront devraient stimuler la reprise après la pandémie de COVID-19.

Pour contribuer à la sécurité alimentaire, le programme soutiendra la création d’exploitations aquacoles et la préservation des ressources marines dans des aires protégées. Il s’emploiera par ailleurs à promouvoir l’égalité entre les sexes et l’inclusion des jeunes à travers des structures d'accompagnement (incubateurs d’entreprises) et un appui technique.

Le programme Économie bleue sert de plateforme commune à des régions et des filières diverses pour l’élaboration et la mise en œuvre de solutions intégrées dédiées à une administration efficace des ressources marines et côtières. Le programme soutient ainsi une société équitable et durable », indique Marcelo Hector Acerbi, spécialiste senior de l’environnement et responsable du projet.

Des relevés marins, par exemple, seront effectués pour estimer, sur une base scientifique, la santé des réserves halieutiques et déterminer les mesures à suivre pour les gérer.

La qualité des plages, atout majeur pour le tourisme côtier, fera l’objet d’une surveillance environnementale, tandis que l’exploitation d’images satellites des zones littorales permettra de mesurer l’érosion et d’étayer les décisions relatives au développement des zones côtières.

Enfin, la création de 14 nouvelles exploitations aquacoles, mêlant notamment élevage de crustacés et culture d’algues, peut stimuler la production, attirer de futurs investissements et générer de nouveaux emplois pour les femmes et les jeunes, ce qui favoriserait l’ouverture de ce sous-secteur à tous.





Vendredi 9 Février 2024

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