Une annonce forte au cœur de la visite officielle
La rencontre entre Friedrich Merz et le président chinois Xi Jinping s’est tenue au Palais du Peuple, dans un contexte international marqué par des tensions géopolitiques persistantes et un ralentissement économique mondial. Les deux dirigeants ont affiché leur volonté de renforcer la coopération bilatérale, malgré une concurrence de plus en plus assumée entre les économies chinoise et européenne.
Devant la presse, le chancelier allemand a annoncé que les autorités chinoises allaient commander jusqu’à 120 avions supplémentaires auprès de l’avionneur européen Airbus. Aucun détail n’a été fourni sur les modèles concernés ni sur le calendrier précis de cette commande. Friedrich Merz a également évoqué d’autres contrats en préparation et des avancées jugées concrètes sur plusieurs dossiers économiques, sans annonces formalisées à ce stade.
Airbus, levier industriel et diplomatique
Cette commande potentielle est présentée par Berlin comme un signal fort de la solidité de la relation sino-européenne. Airbus, fleuron de l’aéronautique européenne, occupe une place stratégique dans les échanges industriels avec la Chine, l’un des plus grands marchés mondiaux du transport aérien.
Pour le chancelier allemand, cette annonce illustre la capacité des deux pays à maintenir des coopérations industrielles d’envergure, malgré une concurrence croissante entre les industries chinoise et allemande, notamment dans les secteurs technologiques et manufacturiers.
Un déséquilibre commercial toujours sensible
Derrière les déclarations de partenariat, les tensions économiques demeurent. La Chine est le premier partenaire commercial de l’Allemagne, mais les échanges sont marqués par un déséquilibre croissant. Les importations allemandes en provenance de Chine augmentent fortement, tandis que les exportations allemandes reculent.
Friedrich Merz a rappelé que le déficit commercial allemand avec la Chine dépasse actuellement 80 milliards d’euros, un niveau jugé préoccupant par Berlin. Selon lui, ce déficit a été multiplié par 4 depuis 2020, une dynamique qualifiée de non soutenable à long terme. Le chancelier a insisté sur la nécessité d’un dialogue plus équilibré afin de corriger ces déséquilibres.
Une relation incontournable malgré les divergences
Malgré les sujets de discorde, Berlin privilégie une approche pragmatique. Pour Friedrich Merz, la Chine reste un marché incontournable pour l’industrie allemande et européenne. La commande annoncée d’Airbus pourrait ainsi marquer une étape importante dans une relation complexe, mêlant coopération économique, rivalité industrielle et calculs stratégiques, dont les prochaines évolutions seront suivies de près.












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