Présentée en deux volets, l’exposition La peinture à l’exercice de l’art interroge les transformations actuelles de la peinture en la confrontant à d’autres régimes de formes et de supports. Entre peinture, volume, installation et image en mouvement, elle déplace les frontières matérielles, spatiales et conceptuelles du médium. Portée par Loft Art Gallery jusqu’en mars 2026, cette proposition collective, commissariée par Fatima-Zahra Lakrissa, se déploie entre les espaces de la galerie à Marrakech et Casablanca.
Ouvert le 27 décembre 2025 à Marrakech, le premier chapitre explore ce que devient la peinture lorsqu’elle s’émancipe de ses cadres traditionnels. En s’appuyant sur les recherches de la commissaire autour du « champ élargi » du pictural, il réunit des œuvres qui reconfigurent ses limites: toiles, installations, formes sculpturales, procédés photographiques et œuvres filmiques dialoguent pour mettre au jour une peinture en mouvement. Ici, la toile n’est plus une finalité mais un point de départ: le pigment gagne le volume, le geste se projette dans l’espace et l’œuvre sollicite activement le spectateur.
L’exposition invite ainsi à penser la peinture comme une opération et un terrain d’expérimentation capable d’absorber d’autres disciplines, en redéfinissant les relations entre image, matière, espace et temporalité.
Le second chapitre, attendu en février 2026 en résonance avec la foire 1-54, prolongera cette réflexion en retraçant le passage d’une frontalité héritée vers des formes sculpturales et installatives. Il mettra en lumière la manière dont les artistes réinscrivent la peinture dans l’espace et reconfigurent son rapport au corps du regardeur.
L’exposition réunit des œuvres de Walid Ardhaoui, Nassim Azarzar, Mustapha Azeroual, Amina Benbouchta, Khadija El Abyad, Radia Lamrani, Elladj Lincy Deloumeaux et Amina Rezki. Par la diversité de leurs approches, elle souligne l’interconnexion croissante de la peinture avec le paysage intermédiatique de l’art contemporain.
Pour Yasmine Berrada, cofondatrice de Loft Art Gallery, le projet s’inscrit dans la mission de la galerie: accompagner l’évolution de l’art contemporain arabe et africain à l’international. La peinture à l’exercice de l’art illustre cette ambition en interrogeant les définitions héritées et en élargissant les possibles du pictural.
Ouvert le 27 décembre 2025 à Marrakech, le premier chapitre explore ce que devient la peinture lorsqu’elle s’émancipe de ses cadres traditionnels. En s’appuyant sur les recherches de la commissaire autour du « champ élargi » du pictural, il réunit des œuvres qui reconfigurent ses limites: toiles, installations, formes sculpturales, procédés photographiques et œuvres filmiques dialoguent pour mettre au jour une peinture en mouvement. Ici, la toile n’est plus une finalité mais un point de départ: le pigment gagne le volume, le geste se projette dans l’espace et l’œuvre sollicite activement le spectateur.
L’exposition invite ainsi à penser la peinture comme une opération et un terrain d’expérimentation capable d’absorber d’autres disciplines, en redéfinissant les relations entre image, matière, espace et temporalité.
Le second chapitre, attendu en février 2026 en résonance avec la foire 1-54, prolongera cette réflexion en retraçant le passage d’une frontalité héritée vers des formes sculpturales et installatives. Il mettra en lumière la manière dont les artistes réinscrivent la peinture dans l’espace et reconfigurent son rapport au corps du regardeur.
L’exposition réunit des œuvres de Walid Ardhaoui, Nassim Azarzar, Mustapha Azeroual, Amina Benbouchta, Khadija El Abyad, Radia Lamrani, Elladj Lincy Deloumeaux et Amina Rezki. Par la diversité de leurs approches, elle souligne l’interconnexion croissante de la peinture avec le paysage intermédiatique de l’art contemporain.
Pour Yasmine Berrada, cofondatrice de Loft Art Gallery, le projet s’inscrit dans la mission de la galerie: accompagner l’évolution de l’art contemporain arabe et africain à l’international. La peinture à l’exercice de l’art illustre cette ambition en interrogeant les définitions héritées et en élargissant les possibles du pictural.
« La peinture n’est pas une tradition figée, mais un langage vivant, capable d’absorber le geste, l’espace, la matérialité et le temps. Présenter cette recherche à Marrakech nourrit de nouvelles conversations sur l’avenir de la culture visuelle dans la région », souligne-t-elle.
Avec La peinture à l’exercice de l’art, Loft Art Gallery propose une lecture exigeante et actuelle de la peinture contemporaine, envisagée comme un champ ouvert, continûment redéfini.
Le parcours de Fatima-Zahra Lakrissa en bref
Née en 1976 à Rabat, Fatima-Zahra Lakrissa est curatrice et chercheuse indépendante. Son travail croise histoire de l’art, recherche curatoriale et analyse critique des modernités, avec un intérêt marqué pour la construction du modernisme marocain et ses liens avec les pratiques vernaculaires. Ses recherches couvrent notamment l’avant-garde marocaine des années 1960-1970 et les subjectivités complexes qui traversent l’histoire de l’art moderne européen.
Sa démarche interroge les relations entre espaces ruraux et urbains, culture savante et populaire, artisanat et beaux-arts, tout en abordant les enjeux patrimoniaux et historiographiques actuels. Elle s’intéresse aussi aux pratiques contemporaines qui reconfigurent les récits dominants et proposent de nouvelles lectures de l’histoire de l’art au Maroc et au-delà.
Parmi ses projets: Turning Frozen Yesterdays into Fluid Now (Casablanca et Berlin, 2023-2024), Mohammed Chabâa. Visual Consciousness (Abu Dhabi, 2021), À l’épreuve du tamis (LE 18, Marrakech, 2020), Belkahia contemporain (Casablanca, 2019), Ahmed Cherkaoui. Entre modernité et enracinement (Musée Mohammed VI, Rabat, 2018). Commissaire associée de L’École des beaux-arts de Casablanca: la fabrique de l’art et de l’histoire (6e Biennale de Marrakech, 2016).
Fatima-Zahra a débuté à la Fondation nationale des musées, puis au Musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain, où elle a dirigé la programmation culturelle (2013-2018). Auteure de plusieurs essais, elle est diplômée en design de mode, en histoire de l’art, titulaire d’un master en histoire de l’art (UQAM) et lauréate du Curatorial Intensive d’ICI à Marrakech.












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