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Lancement de la 3ᵉ édition des Régionales de l’Investissement


Rédigé par Lycha Jaimssy MBELE le Lundi 16 Février 2026

La Banque Centrale Populaire (BCP) et le gouvernement ont inauguré la 3ᵉ édition des « Régionales de l’Investissement ». Au cœur des discussions : l’appui concret aux très petites entreprises (TPE), l’innovation territoriale et la confiance comme moteur de l’investissement, dans un contexte où l’industrie marocaine, notamment aéronautique, attire des projets majeurs.



À peine ouverte, la cérémonie de lancement de cette 3ᵉ édition a pris des allures de rendez‑vous stratégique pour l’économie marocaine. Sur l’estrade, Naziha Belkeziz, présidente directrice générale de la Banque Centrale Populaire, a fait plus qu’énoncer des chiffres : elle a esquissé l’identité d’une banque qui veut être partenaire actif du terrain. De l’agriculture à l’artisanat en passant par l’industrie, la BCP se pose comme un facilitateur pour des acteurs longtemps laissés à l’écart des circuits classiques de financement.
 

Belkeziz n’a pas manqué de rappeler que 2026 est une année symbolique : son institution célébrera 100 ans d’existence en mai prochain. « Nous pouvons être fiers du chemin parcouru », a‑t‑elle dit, évoquant le soutien aux générations d’entrepreneurs qui ont façonné le tissu économique du pays. Dans un murmure qui trahit une certaine humilité, elle a néanmoins souligné que le plus dur reste à faire : transformer cette histoire d’appui financier en une dynamique territoriale réelle.
 

C’est précisément là qu’intervient, selon elle, l’innovation phare de cette édition : le lancement des centres Moukawil Chaabi. Ces structures, conçues comme des « écosystèmes complets » pour les TPE, veulent dépasser la simple offre de crédit. Elles promettent conseil de proximité, structuration de projets et accès facilité à des services essentiels. Dans la bouche de Belkeziz, l’idée est claire : aller au‑delà des discours, pour agir là où les entrepreneurs vivent et respirent l’économie au quotidien.
 

Cette orientation a trouvé un écho presque immédiat dans le discours du ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, qui a replacé cette initiative dans un contexte de transformation économique plus large. Pour lui, le Maroc n’est plus un simple bénéficiaire d’investissements étrangers : il devient aujourd’hui un acteur capable de capter des projets à haute valeur ajoutée.
 

L’exemple le plus récent, salué par Mezzour comme preuve tangible de cette mutation, est celui du géant aéronautique Safran. Le groupe français vient de lancer, sous le patronage du roi Mohammed VI, une usine de production de trains d’atterrissage pour les avions Airbus A320 à Nouaceur, près de Casablanca. Ce projet représente un investissement de 280 millions d’euros et devrait créer environ 500 emplois qualifiés d’ici à 2029, avec des opérations entièrement alimentées en énergie décarbonée une première dans le domaine au Maroc.
 

Plus qu’un simple chiffre, c’est l’intégration dans les chaînes de valeur mondiales qui change la donne. Ce n’est plus uniquement la fabrication de pièces qui motive les investisseurs, mais la capacité du Maroc à répondre à des standards de haute technologie, avec une main‑d’œuvre compétente et des écosystèmes industriels structurés. Le pays abrite déjà plus de 150 entreprises aéronautiques qui emploient quelque 25 000 personnes, et les exportations du secteur continuent de croître.
 

Pour Mezzour, cette avancée n’est pas seulement industrielle : c’est socialement structurant. Il a mis en lumière la montée en puissance des femmes dans les métiers techniques et d’ingénierie, rappelant que près de 50 % des diplômés en ingénierie au Maroc sont des femmes un signal fort pour un secteur longtemps perçu comme dominé par les hommes.
 

Dans ses conclusions, le ministre a insisté sur un point qui résonne avec les attentes de nombreux entrepreneurs nationaux : la confiance. Pour lui, détecter les talents, les accompagner et investir en eux dépasse les mécanismes financiers ; c’est une responsabilité collective qui touche à la cohésion sociale et à la compétitivité du pays.
 

Sur le terrain, la journée ne s’est pas arrêtée aux discours. Une keynote suivie de discussions en panels ont permis d’aborder les défis concrets : accès au financement, innovation, intégration des jeunes diplômés… Autant de sujets qui, pour beaucoup, sont les véritables moteurs de l’investissement au quotidien.
 

La 3ᵉ édition des Régionales de l’Investissement n’est pas une simple étape dans l’agenda économique du Maroc : elle illustre une volonté profonde de rapprocher les outils de développement des réalités locales. Dans un contexte où le Royaume affirme sa place dans des secteurs sophistiqués, des projets comme Moukawil Chaabi et les investissements industriels lourds montrent que l’économie marocaine cherche désormais à être plus inclusive, plus intelligente et résolument tournée vers l’avenir.
 

Plus qu’un lancement, c’est un appel à transformer les promesses en actions concrètes : faire du Maroc non seulement une terre d’investissements, mais un laboratoire d’ambitions où chaque territoire et chaque entrepreneur compte.






Lundi 16 Février 2026

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