Une vente stratégique validée à Washington
Au cœur de cette opération figure l’acquisition de jusqu’à trente missiles AIM-120C-8, la version la plus récente de la famille AMRAAM. Ce type d’armement est conçu pour les combats aériens à moyenne portée, avec une précision renforcée et une meilleure résistance aux brouillages électroniques.
Le dossier est piloté par la DSCA, l’agence américaine chargée des ventes militaires à l’étranger. Le financement est assuré par des fonds marocains, un signal clair : Rabat assume pleinement l’effort budgétaire pour moderniser ses capacités aériennes.
Un renfort pour la flotte des F-16
Cette dotation s’inscrit dans la continuité du programme de modernisation autour des F-16 Block 72, appelés à devenir l’épine dorsale de l’aviation de combat marocaine. Les missiles seront accompagnés d’équipements de guidage, de télémétrie et d’un appui logistique, garantissant leur intégration opérationnelle rapide.
Côté industriel, le maître d’œuvre est Raytheon, géant américain de la défense basé en Arizona. Washington souligne que cette vente vise à renforcer un allié majeur non membre de l’OTAN en Afrique du Nord.
Équilibre régional et messages diplomatiques
Les autorités américaines tiennent toutefois à rassurer. Selon elles, cet apport technologique ne modifie pas l’équilibre militaire fondamental dans la région. Le discours officiel met en avant la sécurité des frontières, la lutte contre les menaces transnationales et la stabilité régionale. À noter que la notification initiale au Congrès date du 20 décembre 2024. Sa publication récente relance le débat sur la montée en puissance militaire du Royaume, dans un contexte régional marqué par des recompositions rapides.
Les prochaines livraisons, l’intégration opérationnelle des missiles et l’évolution des partenariats militaires du Maroc seront scrutées de près dans les mois à venir.












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