Une découverte qui plonge dans le passé
À Khouribga, les chercheurs ont mis la main sur un fossile rare : un crâne de 1,25 mètre et des mâchoires impressionnantes.
Pluridens imelaki appartient à la famille des Halisaurinae, connue pour ses reptiles marins plus petits.
Ici, c’est un vrai géant, qui mesurait plus de neuf mètres, loin devant ses cousins qui dépassaient rarement sept mètres.
L’équipe internationale derrière cette trouvaille regroupe l’Université de Bath, le Muséum national d’Histoire naturelle de Paris et le Muséum d’Histoire naturelle de Marrakech.
Ensemble, ils révèlent un monde marin complexe où ces mosasaures régnaient sur les océans.
Ce que ça change pour la science
Cette découverte n’est pas qu’un joli fossile. Elle montre que la diversité des Halisaurinae était bien plus grande qu’imaginée.
Les dents, les mâchoires et la taille des yeux suggèrent un mode de chasse différent de celui des autres mosasaures, ce qui laisse penser à un prédateur très spécialisé.
Les gisements phosphatés marocains continuent de surprendre : déjà seize espèces de mosasaures ont été découvertes, et chaque nouveau fossile raconte une autre facette des océans d’il y a 66 millions d’années. Pour la paléontologie, le Maroc reste un terrain de jeu majeur.
Khouribga, capitale des monstres marins
Avec Pluridens imelaki, Khouribga confirme sa place dans le club très fermé des régions riches en fossiles marins.
Ces découvertes renforcent l’attractivité scientifique du bassin phosphatier de Sidi Chennane et ouvrent de nouvelles pistes pour comprendre la fin du Crétacé et l’extinction massive des dinosaures et autres reptiles marins.
À suivre : d’autres fouilles sont déjà prévues, et qui sait quelles créatures oubliées du passé émergeront encore des couches phosphatées marocaines. Les amateurs de dinos et monstres marins ont de quoi se régaler.












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