Porter le PIB marocain à 400 milliards de dollars d’ici 2040 : l’objectif, ambitieux, suppose une transformation structurelle. Derrière le chiffre, une question domine : quelles réformes et quels moteurs pour soutenir une croissance durable, inclusive et résiliente ?
Diversification, industrie, export : la stratégie de montée en gamme
L’annonce d’un cap de 400 milliards USD de PIB à l’horizon 2040 renvoie à une logique désormais centrale dans le débat public : faire passer l’économie marocaine d’une croissance parfois contrainte par des facteurs externes à une dynamique de productivité, d’innovation et de montée en valeur. Le Maroc dispose d’atouts reconnus, notamment sa stabilité macroéconomique relative, son positionnement géographique, ses accords commerciaux, et une base industrielle exportatrice en progression, particulièrement dans l’automobile et l’aéronautique. Mais l’atteinte d’un tel palier exige un saut qualitatif, pas seulement une addition de projets.
La diversification est souvent présentée comme le cœur de la trajectoire. Elle implique de consolider les filières existantes tout en développant de nouveaux relais : économie numérique, services à haute valeur ajoutée, logistique, industries culturelles, agro-industrie modernisée, et technologies liées à l’énergie. La transition énergétique est un facteur clé, avec la montée des renouvelables et les perspectives autour des molécules vertes, dont l’hydrogène, susceptibles d’attirer des investissements et de renforcer la compétitivité à l’export. Toutefois, la compétitivité ne se décrète pas : elle repose sur les coûts, la qualité, les compétences, la fiabilité des infrastructures et la stabilité réglementaire.
L’autre condition majeure est la gestion des vulnérabilités. L’économie marocaine reste exposée à la variabilité climatique, au stress hydrique et aux chocs internationaux sur les prix et la demande. À l’horizon 2040, la croissance dépendra donc aussi de la capacité à sécuriser l’eau, moderniser l’agriculture, et rendre les villes et les territoires plus productifs. Dans le même temps, l’investissement doit être mieux orienté vers la création de valeur, la recherche, et l’innovation, au-delà de la seule accumulation d’infrastructures.
Enfin, le chiffre du PIB n’a de sens politique que s’il se traduit en progrès social. Le défi de l’emploi, notamment pour les jeunes, la réduction des inégalités territoriales, et l’amélioration de l’école et de la santé seront décisifs. Car une économie qui “change d’échelle” sans élargir l’accès aux opportunités risque de produire de la croissance statistique mais une frustration sociale durable.
L’objectif 2040 peut donc servir de boussole, à condition d’être accompagné d’indicateurs de suivi, d’une gouvernance d’exécution rigoureuse, et d’une priorité claire : augmenter la productivité par la compétence, l’innovation et la confiance, plutôt que compter uniquement sur les cycles.
La diversification est souvent présentée comme le cœur de la trajectoire. Elle implique de consolider les filières existantes tout en développant de nouveaux relais : économie numérique, services à haute valeur ajoutée, logistique, industries culturelles, agro-industrie modernisée, et technologies liées à l’énergie. La transition énergétique est un facteur clé, avec la montée des renouvelables et les perspectives autour des molécules vertes, dont l’hydrogène, susceptibles d’attirer des investissements et de renforcer la compétitivité à l’export. Toutefois, la compétitivité ne se décrète pas : elle repose sur les coûts, la qualité, les compétences, la fiabilité des infrastructures et la stabilité réglementaire.
L’autre condition majeure est la gestion des vulnérabilités. L’économie marocaine reste exposée à la variabilité climatique, au stress hydrique et aux chocs internationaux sur les prix et la demande. À l’horizon 2040, la croissance dépendra donc aussi de la capacité à sécuriser l’eau, moderniser l’agriculture, et rendre les villes et les territoires plus productifs. Dans le même temps, l’investissement doit être mieux orienté vers la création de valeur, la recherche, et l’innovation, au-delà de la seule accumulation d’infrastructures.
Enfin, le chiffre du PIB n’a de sens politique que s’il se traduit en progrès social. Le défi de l’emploi, notamment pour les jeunes, la réduction des inégalités territoriales, et l’amélioration de l’école et de la santé seront décisifs. Car une économie qui “change d’échelle” sans élargir l’accès aux opportunités risque de produire de la croissance statistique mais une frustration sociale durable.
L’objectif 2040 peut donc servir de boussole, à condition d’être accompagné d’indicateurs de suivi, d’une gouvernance d’exécution rigoureuse, et d’une priorité claire : augmenter la productivité par la compétence, l’innovation et la confiance, plutôt que compter uniquement sur les cycles.












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