L’euro avait déjà dépassé 11,16 dirhams en 2023
Le chiffre frappe. Mais une alerte monétaire mérite mieux qu’un montant isolé. Dans les historiques de marché consultés, l’euro atteignait environ 11,25 dirhams le 14 avril 2023. Présenter 11,16 DH comme un niveau jamais observé depuis 2018 est donc contredit par ces séries. Cette comparaison ne constitue toutefois pas un relevé des cours officiels de Bank Al-Maghrib.
La vérification du cours actuel appelle également de la prudence. Un résultat indexé d’Investing affichait 11,1620 DH, alors que la page consultée indiquait 11,0142 DH. Ces valeurs divergentes empêchent de retenir les 11,16 DH comme une cotation actuelle certaine sans identifier son horodatage.
Une autre distinction compte pour le lecteur : un cours de référence, une cotation indicative et le prix proposé pour acheter des euros ne répondent pas au même usage. Le montant effectivement payé dépend de l’opération, du prestataire et des frais. Avant de comparer deux chiffres, il faut donc vérifier qu’ils mesurent la même chose.
Enfin, le mot « fortement » exige un point de départ. Une variation sur quelques jours ne raconte pas la même histoire qu’un mouvement annuel. Sans période définie et sans série homogène, parler de chute du dirham serait prématuré.
La vérification du cours actuel appelle également de la prudence. Un résultat indexé d’Investing affichait 11,1620 DH, alors que la page consultée indiquait 11,0142 DH. Ces valeurs divergentes empêchent de retenir les 11,16 DH comme une cotation actuelle certaine sans identifier son horodatage.
Une autre distinction compte pour le lecteur : un cours de référence, une cotation indicative et le prix proposé pour acheter des euros ne répondent pas au même usage. Le montant effectivement payé dépend de l’opération, du prestataire et des frais. Avant de comparer deux chiffres, il faut donc vérifier qu’ils mesurent la même chose.
Enfin, le mot « fortement » exige un point de départ. Une variation sur quelques jours ne raconte pas la même histoire qu’un mouvement annuel. Sans période définie et sans série homogène, parler de chute du dirham serait prématuré.
Un euro plus cher redistribue les coûts et les recettes
Pour une famille qui finance des études en Europe, la mécanique est immédiate : une facture exprimée en euros réclame davantage de dirhams lorsque le taux EUR/MAD augmente.
Prenons une simulation, sans la présenter comme une évolution observée : à 10,80 DH pour un euro, une dépense de 1 000 euros représente 10 800 DH. À 11,16 DH, elle passe à 11 160 DH, soit 360 DH supplémentaires avant frais. Le même mécanisme concerne les voyages et certains achats à l’étranger.
Pour une entreprise importatrice facturée en euros, la hausse peut comprimer la marge ou conduire à revoir les prix. Sa transmission au consommateur dépend cependant des stocks, des contrats et de la concurrence. Une variation du change ne provoque donc pas automatiquement une hausse équivalente dans les magasins.
À l’inverse, une recette en euros rapporte davantage de dirhams lorsque l’euro s’apprécie : un avantage possible pour les bénéficiaires de transferts et les exportateurs. Le gain reste à mesurer après leurs propres dépenses en devises.
Le régime marocain apporte aussi un élément d’explication. Bank Al-Maghrib décrit un panier composé de 60 % d’euros et de 40 % de dollars, avec une bande de fluctuation de ±5 % autour du cours central. Cette bande concerne le panier, et non un plafond fixe de l’euro en dirhams. Les mouvements entre l’euro et le dollar peuvent ainsi influencer la parité EUR/MAD.
Cela ne permet pas d’attribuer le mouvement actuel à une cause unique. Pour conclure à une tension monétaire, il faudrait examiner les cours officiels successifs, les réserves de change et les flux extérieurs. Le sujet mérite une vigilance économique ; les données disponibles ne justifient pas, à elles seules, un récit d’effondrement.
Prenons une simulation, sans la présenter comme une évolution observée : à 10,80 DH pour un euro, une dépense de 1 000 euros représente 10 800 DH. À 11,16 DH, elle passe à 11 160 DH, soit 360 DH supplémentaires avant frais. Le même mécanisme concerne les voyages et certains achats à l’étranger.
Pour une entreprise importatrice facturée en euros, la hausse peut comprimer la marge ou conduire à revoir les prix. Sa transmission au consommateur dépend cependant des stocks, des contrats et de la concurrence. Une variation du change ne provoque donc pas automatiquement une hausse équivalente dans les magasins.
À l’inverse, une recette en euros rapporte davantage de dirhams lorsque l’euro s’apprécie : un avantage possible pour les bénéficiaires de transferts et les exportateurs. Le gain reste à mesurer après leurs propres dépenses en devises.
Le régime marocain apporte aussi un élément d’explication. Bank Al-Maghrib décrit un panier composé de 60 % d’euros et de 40 % de dollars, avec une bande de fluctuation de ±5 % autour du cours central. Cette bande concerne le panier, et non un plafond fixe de l’euro en dirhams. Les mouvements entre l’euro et le dollar peuvent ainsi influencer la parité EUR/MAD.
Cela ne permet pas d’attribuer le mouvement actuel à une cause unique. Pour conclure à une tension monétaire, il faudrait examiner les cours officiels successifs, les réserves de change et les flux extérieurs. Le sujet mérite une vigilance économique ; les données disponibles ne justifient pas, à elles seules, un récit d’effondrement.












L'accueil













