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Le gouvernement fait face à une équation complexe.


Une conjoncture économique difficile et des prix embrasés, un lourd héritage à gérer, des grandes réformes à lancer et de grandes attentes des citoyens à honorer.



Écouter le podcast en entier :


Certes, la majorité et l’exécutif affirment qu'ils continueront à soutenir le pouvoir d’achat et assisteront les corps professionnels touchés par la flambée des prix des hydrocarbures et des matières premières.
 

Certes, le Maroc était en train de passer d’une pandémie à une endémie sur le plan sanitaire, il était évident que le gouvernement allait, enfin, lancer une vraie politique de relance pour remettre le pays en mode croissance et création d’emplois tout en construisant le fameux état social.
 

Mais voilà, un programme gouvernemental n’est jamais un fleuve tranquille, un mandat législatif n’est jamais sans choc externe.
 

Le gouvernement d'Abbas El Fassi a subi la crise des subprimes et le fameux printemps arabe, celui d'Othmani la crise mondiale du Covid-19 , Si Akhanouch a le droit, à son tour, à une guerre probablement durable en Europe qui demeure notre principal partenaire commercial.
 

Ainsi, notre séquence, tant attendue, de sortie de cette crise sanitaire, est percutée, sans modération, par une année agricole marquée par une mauvaise pluviométrie qui ne manquera pas de provoquer une pénurie sévère d’eau et une politique de rationalisation ou même de coupures nécessaire aussi bien en ville que dans le monde rural.
 

Mais aussi des coupures d'électricité dues à des difficultés d'approvisionnement en gaz pour alimenter les deux centrales de Aïn Beni Mathar et Tahaddart (10 à 17 % à la production électrique nationale).
 

Sans oublier, l’explosion des prix des matières premières sur les marchés internationaux à cause aussi bien de la guerre et l’invasion russe de l’Ukraine, mais aussi une reprise de la demande mondiale plus soutenue que prévue, avec le retour probable d'une inflation à contenir et un pouvoir d’achat de la classe moyenne en berne qu’il y a lieu de sauvegarder par un effort budgétaire supplémentaire pour la caisse de compensation.
 

Une attention particulière pour le blé (le pain) car la Russie et l'Ukraine font partie des principaux fournisseurs du Maroc en blé.
 

Comme pour l’énergie, le double défi à relever pour le Maroc est de maîtriser à la fois les facteurs coût et disponibilité.
 

Si le gouvernement commence à communiquer sur ces sujets, on ne voit pas encore clairement sa doctrine.
 

L'équation est simple, ne rien faire et attendre ou couper dans les investissements programmés et retarder les augmentations promises ou carrément plus de dettes, mais il faudra choisir, annoncer la couleur et assumer.
 

Tout cocktail de micros décisions à la sauce de l'ancien modèle de développement marocain est à bannir.
 


Adnane Benchakroun
 





Samedi 26 Février 2022

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