Une annonce officielle à Davos
S’exprimant en marge du Forum économique mondial de Davos, Ali Shaath a confirmé que le point de passage de Rafah, resté fermé jusqu’à présent, allait reprendre ses activités. « L’ouverture de Rafah signifie que la bande de Gaza n’est plus fermée à l’avenir et au monde », a-t-il déclaré. Ancien vice-ministre de l’Autorité palestinienne, Shaath agit désormais au nom du nouveau dispositif de gouvernance mis en place sous l’égide du Conseil de la paix.
La réouverture de Rafah était inscrite dans le plan de trêve présenté par Donald Trump en octobre, mais sa mise en œuvre avait été retardée pour des raisons sécuritaires et logistiques. Jusqu’ici, des camions d’aide humanitaire restaient bloqués côté égyptien, notamment depuis la mi-octobre, en attente d’un feu vert officiel.
Rafah, un point vital pour Gaza
Pour les habitants de Gaza, Rafah dépasse le simple statut de poste-frontière. « Pour les Palestiniens de Gaza, Rafah est plus qu’un point de passage, c’est une bouée de sauvetage et un symbole d’opportunités », a souligné Ali Shaath. Le passage permet non seulement l’entrée de l’aide humanitaire, mais aussi la circulation des personnes, l’accès aux soins à l’étranger et les échanges économiques de base.
La fermeture prolongée du point de passage avait fortement accentué l’isolement du territoire, déjà confronté à une situation humanitaire critique. Sa réouverture est donc perçue comme un signal politique et humanitaire fort, même si les modalités pratiques restent à préciser.
Un nouveau cadre de gouvernance pour Gaza
Ali Shaath agit dans le cadre du comité palestinien de gouvernance, composé de 15 personnalités technocratiques. Selon la Maison Blanche, cet organe a pour mission de superviser le rétablissement des services publics essentiels, la reconstruction des institutions civiles et la stabilisation de la vie quotidienne à Gaza. Le comité a entamé récemment ses premières réunions.
La date exacte de la réouverture, les conditions de passage et le volume réel des flux humanitaires seront déterminants dans les prochains jours. La coordination entre Gaza, l’Égypte et les acteurs internationaux sera également scrutée de près, alors que la situation sur le terrain reste fragile.












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