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Le pouvoir économique, social et politique du sport sous l’ère du 21 siècle.




Le volet social du sport

Comment expliquer que le sport qui était dans un passé proche perçu comme un simple moyen de divertissement et de loisir réservé exclusivement à la classe aristocratique britannique et française au cours du 19 siècle, s’est vue se métamorphoser au fil du temps?

Comment le sport est-il devenu  d’abord un fait social, et pour ne citer que les recherches sociologiques de nombre de sociologues de renom tels Pierre de Bourdieu, Pocello et Jean Marie Brhoum qui ont disséqué le rôle de premier plan que joue le sport dans la société et les relations d’interaction qu’il engendre au sein des communautés surtout entre les individus appartenant à des classes sociales différentes.

Comment le sport est-il devenu un vecteur d’intégration sociale pour les jeunes, sans omettre que ce dernier soit un facilitateur de cohésion sociale et un instrument pour l’ascension social du moment où la professionnalisation a pris le  pas sur l’amateurisme surtout dans le domaine footballistique.

Par conséquent l’activité sportive joue un rôle d’éducateur en raison notamment des valeurs universelles qu’il ne cesse de véhiculer depuis l’institution du comité international olympique CIO  par Pierre de Coubertin en 1896 à qui l’on doit le développement du sport moderne. 

En ce qui est du pouvoir économique

Le sport actuellement n’échappe pas à la réalité économique et ce depuis 1984 l’année de l’organisation des jeux olympiques de Los Angeles, par conséquent ce dernier est souvent appréhendé comme un spectacle stimulant les appétits. Aussi est-il une industrie majeure au même pied d’égalité que le secteur textile ou automobile.

La performance sportive de haut niveau suppose et induit bien évidemment de lourds investissements consentis soit par les pouvoirs publics soit par les sponsors étant donné que ce fléau planétaire est perçu comme  un moteur économique, créateur de richesse et d’emploi avec près de 1200 Mes €. Aussi génère-t-il près de 2% du PIB mondial.

_ Le marché mondial de tous les biens et services sportifs 550-600 milliards €.

_ le marché mondial de tous les articles de sport 150 milliards €.

_ le marché mondial des droits de TV d’événements sportifs s’élève à 60 milliards €.

_ le marché mondial du sponsoring sportif 18 milliards €.
 

Chaque année le volume du business sport est en constante évolution  sauf exception faite cette année avec l’avènement de la crise du covid 19 qui a chamboulé tant le monde des affaires que celui sportif.

Le pouvoir politique du sport

Il existe un lien historique entre le pouvoir politique et le sport depuis les premiers jeux olympiques de l’antiquité conçus à des fins politques pour marquer des Trèves entre les cités grecques qui étaient en guerre.

Ceci dit, sans nul doute, le sport est considéré comme une vitrine diplomatique des états surtout pendant la période de la guerre froide où le sport faisait l’objet de plusieurs polémiques.

Celui-ci permettait d’exprimer les revendications de la masse, du coup les stades sont les endroits idéales pour faire entendre la voix des peuples opprimés.

 L’état est obligé d’intervenir pour réguler le secteur sportif et en assurer le contrôle total à travers la mise en place des fédérations pour régir le mouvement sportif avec l’appui de l’état qui concoure à leur financement et à l’encadrement de leur staff tout en leur accordant le statut d’association de service et d’utilité publique.

Il convient de s’arrêter sur une période délicate où Hassan II avait makhzanisé le mouvement sportif par la désignation des militaires haut gradés à la tête des fédérations sportives marocaine.

le sport est un rassembleur et unificateur des peuples. L’exemple saillant de celui-ci est l’Afrique du Sud quand Nelson Mandela avait utilisé à bon escient le rugby pour unir son peuple et réduire les conflits de discrimination entre les habitants de couleur et les européens.

Pour en conclure sur la question politique du sport on ne peut qu’appuyer la réflexion de Jean Marie Brhoum qui avait estimé que le sport en général n’est qu’un instrument idéologique au service des états pour canaliser et cretiniser les masses.


Marouane Bouchikhi 

 









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