Turquie et Pakistan entrent en soutien
La guerre au Yémen connaît une nouvelle escalade. Les Houthis, mouvement yéménite soutenu par l’Iran, ont affirmé lundi 5 octobre avoir frappé l’aéroport international de Riyad, une raffinerie du géant pétrolier Aramco ainsi que plusieurs sites militaires et aéroports dans le sud de l’Arabie saoudite, selon France 24.
Le porte-parole militaire des Houthis, Yahya Saree, a indiqué que ces attaques avaient été menées à l’aide de drones, de missiles balistiques et de missiles de croisière. Des explosions ont été entendues dans la capitale saoudienne, notamment près de l’aéroport international.
Face à ces attaques, la coalition dirigée par l’Arabie saoudite au Yémen a annoncé avoir frappé des « cibles militaires » à Al-Hodeïda, grand port de la mer Rouge contrôlé par les Houthis. Selon son porte-parole Turki Al-Malki, les forces navales auraient détruit des dépôts d’armes, des installations abritant des bateaux piégés et des mines, tout en déjouant une attaque prévue contre les voies maritimes du sud de la mer Rouge.
L’escalade ne se limite plus à l’axe Riyad-Sanaa. La Turquie et le Pakistan, liés à l’Arabie saoudite par un pacte de défense mutuelle signé en août à La Mecque, ont annoncé l’envoi de forces militaires dans le royaume. Les trois pays affirment vouloir passer « immédiatement » à la mise en œuvre de cet accord de défense. Même si le communiqué ne cite pas directement les Houthis, le message stratégique est clair : Riyad cherche désormais à élargir son cercle de soutien militaire.
Cette évolution est majeure. Jusqu’ici, l’Arabie saoudite semblait peiner à obtenir un appui international décisif, notamment de la part des États-Unis. L’entrée opérationnelle de la Turquie et du Pakistan pourrait modifier l’équilibre régional, mais elle comporte aussi un risque : transformer une guerre yéménite déjà complexe en confrontation plus large impliquant plusieurs puissances musulmanes, avec l’Iran en arrière-plan.
Le contrôle par les Houthis du littoral ouest du Yémen, bordant la mer Rouge, accentue encore les inquiétudes. Cette zone est stratégique pour le commerce mondial, car elle se situe près de voies maritimes essentielles reliant l’océan Indien, la mer Rouge et le canal de Suez. Toute perturbation durable pourrait avoir des effets sur le transport maritime, les prix de l’énergie et les chaînes d’approvisionnement internationales.
Pour le Maroc, cette crise doit être suivie avec attention. D’abord parce qu’elle concerne la sécurité du monde arabe et musulman. Ensuite parce que toute instabilité en mer Rouge peut affecter indirectement les routes commerciales et les équilibres énergétiques dont dépendent de nombreuses économies, y compris au Maghreb. Enfin, parce qu’elle rappelle que les conflits modernes ne restent plus confinés : drones, missiles, alliances militaires et rivalités régionales peuvent faire basculer très vite une guerre locale dans une crise internationale.
Le porte-parole militaire des Houthis, Yahya Saree, a indiqué que ces attaques avaient été menées à l’aide de drones, de missiles balistiques et de missiles de croisière. Des explosions ont été entendues dans la capitale saoudienne, notamment près de l’aéroport international.
Face à ces attaques, la coalition dirigée par l’Arabie saoudite au Yémen a annoncé avoir frappé des « cibles militaires » à Al-Hodeïda, grand port de la mer Rouge contrôlé par les Houthis. Selon son porte-parole Turki Al-Malki, les forces navales auraient détruit des dépôts d’armes, des installations abritant des bateaux piégés et des mines, tout en déjouant une attaque prévue contre les voies maritimes du sud de la mer Rouge.
L’escalade ne se limite plus à l’axe Riyad-Sanaa. La Turquie et le Pakistan, liés à l’Arabie saoudite par un pacte de défense mutuelle signé en août à La Mecque, ont annoncé l’envoi de forces militaires dans le royaume. Les trois pays affirment vouloir passer « immédiatement » à la mise en œuvre de cet accord de défense. Même si le communiqué ne cite pas directement les Houthis, le message stratégique est clair : Riyad cherche désormais à élargir son cercle de soutien militaire.
Cette évolution est majeure. Jusqu’ici, l’Arabie saoudite semblait peiner à obtenir un appui international décisif, notamment de la part des États-Unis. L’entrée opérationnelle de la Turquie et du Pakistan pourrait modifier l’équilibre régional, mais elle comporte aussi un risque : transformer une guerre yéménite déjà complexe en confrontation plus large impliquant plusieurs puissances musulmanes, avec l’Iran en arrière-plan.
Le contrôle par les Houthis du littoral ouest du Yémen, bordant la mer Rouge, accentue encore les inquiétudes. Cette zone est stratégique pour le commerce mondial, car elle se situe près de voies maritimes essentielles reliant l’océan Indien, la mer Rouge et le canal de Suez. Toute perturbation durable pourrait avoir des effets sur le transport maritime, les prix de l’énergie et les chaînes d’approvisionnement internationales.
Pour le Maroc, cette crise doit être suivie avec attention. D’abord parce qu’elle concerne la sécurité du monde arabe et musulman. Ensuite parce que toute instabilité en mer Rouge peut affecter indirectement les routes commerciales et les équilibres énergétiques dont dépendent de nombreuses économies, y compris au Maghreb. Enfin, parce qu’elle rappelle que les conflits modernes ne restent plus confinés : drones, missiles, alliances militaires et rivalités régionales peuvent faire basculer très vite une guerre locale dans une crise internationale.












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