Pendant longtemps, une grande partie de cette sphère médiatique informelle avait trouvé son centre de gravité. Un personnage, une figure politique dominante, un axe autour duquel organiser les analyses, les critiques, les débats enflammés. La politique avait un visage, un tempo, un récit. Ssi Aziz Akhannouch . Puis le paysage politique Marocains a bougé.
Avec l’annonce du départ d’Aziz Akhannouch de la vie politique et de la direction du RNI, c’est tout un repère qui disparaît pour certains commentateurs. Un pivot narratif s’efface. Dans l’écosystème des talk-shows numériques, où la politique est souvent racontée comme une dramaturgie permanente, la disparition d’un protagoniste majeur crée un vide presque scénaristique.
Certains ont alors tenté de déplacer le projecteur. Direction le Parti de l’Istiqlal. Nizar Baraka, secrétaire général, aurait pu constituer une nouvelle cible centrale, un nouveau personnage autour duquel construire la critique ou le défoulement. Mais la mécanique médiatique n'a pas avoir pris. Le style , le sérieux et la probité de l'Homme se prêtent moins au jeu des polémiques et des affrontements spectaculaires qui nourrissent les formats courts et les débats viraux.
Alors la quête continue.
Dans ce théâtre politique médiatique, on cherche désormais la prochaine figure. Certains regards se tournent vers Riad Mezzour. Ministre de l’Industrie, profil sérieux, bon communicant (dans tous les sens du terme !), dossiers économiques lourds, exposition médiatique croissante. Mais là encore, beaucoup sentent que le récit ne prend pas vraiment. L’étincelle médiatique n’est pas toujours là. Le personnage reste difficile à enfermer dans une caricature simple ou dans une phrase sortie du contexte, ce qui est pourtant la matière première de nombreux commentaires politiques en ligne.
Résultat : on observe une forme de flottement.
Les podcasteurs et infuenceurs politiques marocains semblent aujourd’hui en phase de recherche. Recherche d’un nouveau centre de gravité. Recherche d’un nouveau protagoniste principal dans la série politique nationale.
Car, qu’on le veuille ou non, l’écosystème des podcasts et influenceurs politiques fonctionne souvent comme une narration négative presque nihiliste continue. Il lui faut des personnages forts, des rivalités lisibles, des trajectoires claires. Sans cela, le débat devient plus diffus, moins incarné, donc moins viral.
Mais cette situation dit aussi quelque chose d’intéressant sur l’évolution de la vie politique marocaine.
Peut-être que le temps des grandes personnalités omniprésentes s’estompe progressivement au profit d’une politique plus fragmentée, plus politico-technique, plus institutionnelle. Une politique où les décisions se jouent davantage dans les politiques publiques que dans les affrontements de figures.
Pour les analystes sérieux, c’est peut-être une bonne nouvelle.
Pour les podcasteurs et influenceurs marocains en quête permanente de narration subjective souvent, c’est une autre histoire.
Alors, en attendant la prochaine grande figure politique capable de cristalliser passions et controverses, les micros restent ouverts, les plateaux improvisés continuent d’émettre… et quelque part, dans les studios improvisés de YouTube ou de Spotify, les podcasteurs marocains continuent de chercher celui ou celle qui deviendra le prochain personnage central et victime de leur récit politique.
Avec l’annonce du départ d’Aziz Akhannouch de la vie politique et de la direction du RNI, c’est tout un repère qui disparaît pour certains commentateurs. Un pivot narratif s’efface. Dans l’écosystème des talk-shows numériques, où la politique est souvent racontée comme une dramaturgie permanente, la disparition d’un protagoniste majeur crée un vide presque scénaristique.
Certains ont alors tenté de déplacer le projecteur. Direction le Parti de l’Istiqlal. Nizar Baraka, secrétaire général, aurait pu constituer une nouvelle cible centrale, un nouveau personnage autour duquel construire la critique ou le défoulement. Mais la mécanique médiatique n'a pas avoir pris. Le style , le sérieux et la probité de l'Homme se prêtent moins au jeu des polémiques et des affrontements spectaculaires qui nourrissent les formats courts et les débats viraux.
Alors la quête continue.
Dans ce théâtre politique médiatique, on cherche désormais la prochaine figure. Certains regards se tournent vers Riad Mezzour. Ministre de l’Industrie, profil sérieux, bon communicant (dans tous les sens du terme !), dossiers économiques lourds, exposition médiatique croissante. Mais là encore, beaucoup sentent que le récit ne prend pas vraiment. L’étincelle médiatique n’est pas toujours là. Le personnage reste difficile à enfermer dans une caricature simple ou dans une phrase sortie du contexte, ce qui est pourtant la matière première de nombreux commentaires politiques en ligne.
Résultat : on observe une forme de flottement.
Les podcasteurs et infuenceurs politiques marocains semblent aujourd’hui en phase de recherche. Recherche d’un nouveau centre de gravité. Recherche d’un nouveau protagoniste principal dans la série politique nationale.
Car, qu’on le veuille ou non, l’écosystème des podcasts et influenceurs politiques fonctionne souvent comme une narration négative presque nihiliste continue. Il lui faut des personnages forts, des rivalités lisibles, des trajectoires claires. Sans cela, le débat devient plus diffus, moins incarné, donc moins viral.
Mais cette situation dit aussi quelque chose d’intéressant sur l’évolution de la vie politique marocaine.
Peut-être que le temps des grandes personnalités omniprésentes s’estompe progressivement au profit d’une politique plus fragmentée, plus politico-technique, plus institutionnelle. Une politique où les décisions se jouent davantage dans les politiques publiques que dans les affrontements de figures.
Pour les analystes sérieux, c’est peut-être une bonne nouvelle.
Pour les podcasteurs et influenceurs marocains en quête permanente de narration subjective souvent, c’est une autre histoire.
Alors, en attendant la prochaine grande figure politique capable de cristalliser passions et controverses, les micros restent ouverts, les plateaux improvisés continuent d’émettre… et quelque part, dans les studios improvisés de YouTube ou de Spotify, les podcasteurs marocains continuent de chercher celui ou celle qui deviendra le prochain personnage central et victime de leur récit politique.












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