La baisse du taux d’activité des jeunes Marocaines n’est pas un simple phénomène statistique : elle révèle une exclusion silencieuse du marché du travail, souvent située à l’intersection du découragement, des contraintes sociales et de l’inadéquation entre formation et opportunités. Derrière “l’évaporation”, il y a des trajectoires interrompues et un potentiel économique sous-utilisé.
Baisse du taux d’activité : un signal social plus qu’un simple indicateur.
On parle beaucoup du chômage des jeunes, mais on parle moins de celles qui ne figurent même plus dans les chiffres, parce qu’elles ne cherchent plus. La baisse du taux d’activité des jeunes Marocaines, souvent décrite comme une “évaporation”, met le doigt sur un angle mort : une partie grandissante des jeunes femmes se retrouve hors du marché du travail, ni en emploi ni en recherche active, parfois sans visibilité sur une réintégration future.
Ce retrait n’a pas une cause unique. Il se nourrit d’abord du découragement. Quand les candidatures n’aboutissent pas, quand les offres sont rares, informelles ou mal rémunérées, la recherche devient un coût émotionnel et financier. Il se nourrit aussi des contraintes liées au rôle social assigné aux femmes, notamment la charge domestique et le care, qui limitent la disponibilité, la mobilité et la capacité à accepter des horaires imposés. Enfin, il se nourrit d’un décalage persistant entre certaines formations et les besoins réels du marché, surtout lorsque les opportunités se concentrent dans des zones urbaines spécifiques et des secteurs qui recrutent selon des codes particuliers.
Le résultat est une perte à plusieurs niveaux. Pour les jeunes femmes, c’est une autonomie économique retardée, une dépendance accrue et une fragilisation de la trajectoire professionnelle, car plus la période d’inactivité s’allonge, plus le retour devient difficile. Pour l’économie, c’est un potentiel de productivité et de consommation qui reste sous-exploité. Pour la société, c’est une fracture d’opportunités, car l’inégalité ne se limite plus au salaire, elle commence avant même l’accès à l’emploi.
Les politiques publiques et les entreprises ont des leviers, mais ils doivent être concrets. La formation et l’orientation doivent être connectées aux besoins locaux. Les solutions de garde et de transport sont décisives pour la mobilité. Les dispositifs d’insertion doivent tenir compte de la réalité des premières expériences, souvent bloquées par l’exigence paradoxale d’avoir déjà de l’expérience. Et la lutte contre les discriminations, explicites ou implicites, ne peut pas être un slogan : elle doit se traduire par des pratiques de recrutement, de management et de progression.
Parler de “grande évaporation”, c’est reconnaître que le problème ne se limite pas à créer des emplois. Il s’agit aussi de rendre l’accès possible, acceptable et durable. Une économie qui se prive durablement de ses jeunes femmes se prive d’une partie de sa croissance future.
Ce retrait n’a pas une cause unique. Il se nourrit d’abord du découragement. Quand les candidatures n’aboutissent pas, quand les offres sont rares, informelles ou mal rémunérées, la recherche devient un coût émotionnel et financier. Il se nourrit aussi des contraintes liées au rôle social assigné aux femmes, notamment la charge domestique et le care, qui limitent la disponibilité, la mobilité et la capacité à accepter des horaires imposés. Enfin, il se nourrit d’un décalage persistant entre certaines formations et les besoins réels du marché, surtout lorsque les opportunités se concentrent dans des zones urbaines spécifiques et des secteurs qui recrutent selon des codes particuliers.
Le résultat est une perte à plusieurs niveaux. Pour les jeunes femmes, c’est une autonomie économique retardée, une dépendance accrue et une fragilisation de la trajectoire professionnelle, car plus la période d’inactivité s’allonge, plus le retour devient difficile. Pour l’économie, c’est un potentiel de productivité et de consommation qui reste sous-exploité. Pour la société, c’est une fracture d’opportunités, car l’inégalité ne se limite plus au salaire, elle commence avant même l’accès à l’emploi.
Les politiques publiques et les entreprises ont des leviers, mais ils doivent être concrets. La formation et l’orientation doivent être connectées aux besoins locaux. Les solutions de garde et de transport sont décisives pour la mobilité. Les dispositifs d’insertion doivent tenir compte de la réalité des premières expériences, souvent bloquées par l’exigence paradoxale d’avoir déjà de l’expérience. Et la lutte contre les discriminations, explicites ou implicites, ne peut pas être un slogan : elle doit se traduire par des pratiques de recrutement, de management et de progression.
Parler de “grande évaporation”, c’est reconnaître que le problème ne se limite pas à créer des emplois. Il s’agit aussi de rendre l’accès possible, acceptable et durable. Une économie qui se prive durablement de ses jeunes femmes se prive d’une partie de sa croissance future.












L'accueil




















