La question ne vient pas des marchés financiers ni des cercles bancaires, mais du terrain. L’Observatoire marocain pour la protection du consommateur, saisi par des remontées de citoyens et de commerçants, évoque une possible confusion entre le nouveau billet de 100 dirhams et l’ancien billet de 200 dirhams. Un sujet en apparence anodin, mais révélateur des fragilités qui peuvent surgir dans les échanges quotidiens, là où la rapidité prime souvent sur l’attention.
Plusieurs facteurs expliquent ce chevauchement visuel partiel. Les dimensions générales des deux coupures restent proches, tandis que les couleurs dominantes — des tons bruns et rougeâtres peuvent prêter à confusion à première vue. Dans les commerces de proximité, aux heures d’affluence ou sous un éclairage insuffisant, l’erreur devient plus probable. Les personnes âgées ou celles souffrant de troubles visuels apparaissent, de fait, plus exposées à ce risque.
L’Observatoire tient toutefois à dissiper toute ambiguïté. Il ne s’agit ni d’une anomalie monétaire ni d’un défaut de conception, et encore moins d’une remise en cause de la crédibilité de la monnaie marocaine. Les différences entre les deux billets demeurent clairement identifiables dès lors qu’une attention minimale est portée. Chaque coupure affiche un chiffre distinctif et apparent indiquant sa valeur faciale, et comporte des éléments de sécurité spécifiques, tels que le filigrane, le fil de sécurité ou l’impression en relief. Le nouveau billet de 100 dirhams se distingue en outre par l’intégration de technologies de protection plus avancées.
La mise en garde s’inscrit avant tout dans une logique de prévention et de sensibilisation. L’Observatoire insiste sur le fait que son message ne vise ni à semer l’inquiétude ni à nourrir la défiance, mais à renforcer la vigilance et à protéger le consommateur contre des erreurs involontaires. Il alerte également contre toute tentative d’exploitation frauduleuse de cette ressemblance, une pratique jugée inacceptable tant sur le plan légal que moral.
Dans cette optique, l’appel est clair. Les citoyennes et citoyens sont invités à vérifier attentivement les billets lors des paiements ou des encaissements. Les commerçants et professionnels sont encouragés à redoubler de rigueur et de responsabilité. Quant aux autorités compétentes, elles sont appelées à poursuivre leurs efforts de communication et de sensibilisation autour des caractéristiques des nouvelles coupures. Dans une économie où la confiance reste la première des monnaies, cette vigilance partagée apparaît comme un réflexe simple, mais essentiel.












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