Bilan record pour l’Espagne : moins de migrants, plus de contrôle
L’année 2025 restera dans les annales. Selon le ministère espagnol de l’Intérieur, seules 36.775 personnes ont atteint le territoire espagnol, contre 64.019 en 2024.
Une baisse spectaculaire de 42,6% qui illustre l’efficacité d’une surveillance accrue et d’une stratégie bilatérale renforcée.
Les îles Canaries, longtemps point chaud de l’immigration clandestine, enregistrent une chute encore plus marquée : 17.788 arrivées contre 46.843 en 2024, soit un recul de 62%.
Les embarcations interceptées ont aussi diminué, passant de 692 à 263, signe que le contrôle maritime porte ses fruits.
Sur le continent, les frontières terrestres de Sebta et Melilla sont quasi hermétiques. Les arrivées par mer à Sebta ont presque disparu (-85,7%), et globalement les entrées irrégulières ont reculé de plus de 30% sur l’ensemble de l’Espagne.
Un partenariat Maroc–Espagne au cœur du succès
Le succès n’est pas tombé du ciel. Maroc et Espagne ont misé sur une coopération "exemplaire", comme le qualifient les autorités. Échanges de renseignements, patrouilles maritimes conjointes, démantèlement des réseaux de passeurs : chaque levier a été actionné.
Le ministre espagnol de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, a salué ce partenariat, soulignant qu’il contribue non seulement à réduire l’immigration irrégulière, mais aussi à lutter contre le terrorisme et les réseaux criminels.
Même ton son collègue, José Manuel Albares, ministre des Affaires étrangères, a noté une baisse de 60% des arrivées aux Canaries grâce à cette dynamique.
Seule exception : les Baléares. L’archipel a connu une hausse de 24,5%, avec 7.321 migrants recensés contre 5.882 en 2024. Un petit rappel que la vigilance reste de mise sur toutes les routes maritimes.
Le suivi reste crucial
La réduction des départs irréguliers est un signe que la stratégie conjointe fonctionne.
Les patrouilles renforcées et les opérations ciblées contre les réseaux de passeurs démontrent que la sécurité maritime et terrestre peut être gérée de manière efficace quand les pays unissent leurs forces.
La tendance est claire : la collaboration Maroc–Espagne a changé la donne en 2025. Mais la vigilance reste essentielle, surtout pour les zones comme les Baléares.
Les prochains mois seront déterminants pour maintenir ce succès et anticiper de nouvelles routes migratoires.












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