La Confédération générale des entreprises du Maroc a lancé, le 21 juillet 2026 à Casablanca, le Conseil d’affaires Maroc-Kazakhstan. Cette nouvelle structure doit rapprocher les opérateurs privés, identifier des projets communs et faciliter les investissements entre deux pays dont les relations économiques restent encore modestes au regard de leurs ambitions.
Sur le papier, les complémentarités existent. Le Kazakhstan occupe une position stratégique en Asie centrale et dispose d’importantes ressources énergétiques, minières et agricoles. Le Maroc peut mettre en avant son expérience dans les engrais, les infrastructures, la finance, les énergies renouvelables et son accès aux marchés africains.
Mais les conseils d’affaires se jugent rarement à leur cérémonie de lancement. Leur utilité dépend de leur capacité à traiter les obstacles concrets : éloignement géographique, transport, connaissance insuffisante des marchés, normes, financement et sécurisation juridique des opérations.
La création de cette instance traduit néanmoins une évolution intéressante de la diplomatie économique marocaine. Le Royaume ne regarde plus uniquement vers ses partenaires traditionnels européens, africains ou du Golfe. Il cherche aussi des relais en Asie centrale, région située au croisement de la Chine, de la Russie, de la mer Caspienne et des grands corridors commerciaux eurasiatiques.
Reste à transformer les discours en commandes, les rencontres en contrats et les intentions en investissements mesurables. Le Conseil d’affaires pourra servir de porte d’entrée. Il devra ensuite publier des résultats concrets : secteurs ciblés, projets engagés, entreprises accompagnées et volumes d’échanges générés.
Une nouvelle route économique vient d’être dessinée. Elle ne deviendra réelle que lorsque des entreprises l’emprunteront.












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