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Maroc : Les défis de la corruption et les efforts pour une gouvernance transparente




À Charge : Une Situation Alarmente et Inadmissible

Le tableau peint par notr chroniqueur invité Aziz Boucette (Lire : La corruption au Maroc ? Ça va bien, merci…) sur la corruption au Maroc est des plus alarmants.

Il ne s'agit pas seulement de quelques incidents isolés, mais d'un véritable cancer qui ronge les institutions et l'économie du pays. La corruption, qualifiée de "quasi endémique" voire "endémique tout court", freine la croissance économique et sape la confiance des citoyens envers leurs dirigeants.

Le constat de M. Lahlimi, patron du Haut-Commissariat au Plan, qui souligne que la corruption "capte les ressources et affaiblit les plus performants", est particulièrement préoccupant. Le fait que la question de l'enrichissement illicite soit évacuée dès le début de la mandature de l'actuel gouvernement démontre une absence flagrante de volonté politique pour combattre ce fléau.

Les anciens élus corrompus qui ne sont toujours pas sous les verrous, malgré des jugements définitifs, illustrent un laxisme judiciaire inacceptable.

Cette impunité favorise le retour et la prospérité de ces individus dans des fonctions publiques, exacerbant ainsi le problème. La situation décrite par le Conseil économique, social et environnemental (CESE) est tout aussi désolante, avec une régression continue en matière de perception de la corruption, entraînant une chute de 21 places dans l'indice de perception de la corruption entre 2018 et 2022. Comment peut-on espérer attirer des investisseurs étrangers ou retenir les talents nationaux dans un tel contexte ? Il est grand temps que le gouvernement prenne des mesures drastiques et efficaces pour éradiquer cette gangrène qui menace l'avenir du Maroc.

À Décharge : Des Efforts et des Progrès à Reconnaître

Bien que la corruption soit un problème sérieux au Maroc, il est important de reconnaître les efforts et les progrès réalisés par diverses institutions pour y faire face.

La constitution marocaine a été conçue avec l'intention d'assurer une bonne gouvernance et de créer des organismes dédiés à cette mission. La Cour des comptes, le Conseil économique, social et environnemental (CESE), et le Conseil de la concurrence sont des exemples d'institutions qui œuvrent pour la transparence et l'efficacité. La Cour des comptes, par exemple, travaille sur la base du droit pour assurer la redevabilité des institutions publiques. Le CESE base ses recommandations sur des études approfondies et le Conseil de la concurrence agit contre les pratiques anti-compétitives. Bank al-Maghrib et le Haut-Commissariat au Plan (HCP) jouent également un rôle crucial en fournissant des analyses économiques et des statistiques qui éclairent les décisions politiques.

Les propos de M. Lahlimi sur les impacts de la corruption montrent une prise de conscience croissante du problème au sein des élites marocaines.

De plus, le rapport annuel 2022 du CESE présenté au roi Mohammed VI met en lumière les défis et propose des solutions pour améliorer la situation. Enfin, la discussion sur la corruption au niveau international, y compris avec le FMI, indique une ouverture du Maroc à des standards mondiaux de transparence et de gouvernance. Ces efforts, bien que perfectibles, montrent une volonté d'amélioration continue et un engagement à faire face à la corruption. La route est longue, mais les bases pour un Maroc plus transparent et équitable sont en place et méritent d'être soutenues.



Vendredi 28 Juin 2024

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