Un chantier national pour mieux compter et mieux comprendre
Cette enquête ne sera pas une simple formalité administrative. Elle vise à actualiser les données sur la prévalence du handicap au Maroc, à analyser les conditions de vie des personnes en situation de handicap et surtout à mesurer leur accès réel aux services essentiels.
Éducation, emploi, protection sociale, participation citoyenne… aucun volet ne sera laissé de côté. L’objectif est clair : fournir des indicateurs fiables pour mieux orienter les politiques publiques et ajuster les dispositifs d’inclusion sociale et économique.
Selon les données les plus récentes, le Maroc compte environ 1,734 million de personnes en situation de handicap, un chiffre en légère hausse par rapport à 2014. Une évolution qui confirme l’importance d’un suivi régulier et précis.
20.000 ménages et une carte nationale du handicap
L’enquête couvrira 20.000 ménages répartis sur toutes les régions du Royaume. Chaque territoire sera représenté, du nord au sud, en passant par les grandes métropoles et les zones plus reculées.
Casablanca-Settat arrive en tête avec 2.640 ménages concernés, suivie de Fès-Meknès avec 2.400 ménages et de Marrakech-Safi avec 2.320 ménages.
La région de Rabat-Salé-Kénitra comptera 2.280 ménages, tandis que Tanger-Tétouan-Al Hoceima en recensera 2.140.
Plus au centre et au sud du pays, Drâa-Tafilalet sera concernée à hauteur de 1.360 ménages, contre 660 pour Guelmim-Oued Noun et 540 pour Laâyoune-Sakia El Hamra. Enfin, la région de Dakhla-Oued Eddahab représentera 400 ménages dans l’échantillon national.
Un enjeu social et démographique majeur
Au-delà des chiffres, cette enquête intervient dans un contexte où le handicap reste une réalité importante et en évolution au Maroc.
Les projections du Haut-Commissariat au Plan indiquent que le nombre de personnes concernées pourrait atteindre près de 1,96 million en 2050.
Les données montrent aussi que les troubles de la vision sont les plus fréquents, suivis des difficultés de mobilité et d’audition. Plus de la moitié des personnes en situation de handicap ont 60 ans ou plus, ce qui pose aussi la question du vieillissement de la population.
Vers une meilleure inclusion ?
Cette nouvelle enquête pourrait donc jouer un rôle clé dans la manière dont les politiques publiques sont conçues dans les prochaines années. Elle permettra de passer d’une vision partielle à une lecture plus fine des réalités vécues sur le terrain.
Reste désormais à voir comment ces données seront exploitées pour transformer les constats en actions concrètes, dans un pays où l’inclusion sociale reste un défi permanent.












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