À son arrivée au Caire, le chef du gouvernement Aziz Akhannouch a été accueilli par le Premier ministre égyptien Mostafa Madbouly et le ministre de l’Investissement et du Commerce extérieur Mohamed Farid Saleh, signalant une ambition partagée de donner un nouvel élan à ce partenariat régional historique.
Cette première session du Comité de Coordination et de Suivi Maroc‑Égypte se distingue par sa portée institutionnelle : il ne s’agit pas d’une rencontre protocolaire de plus, mais de l’amorce d’un mécanisme opérationnel appelé à structurer la coopération dans des secteurs clés. L’objectif affiché est clair : aligner les efforts des deux gouvernements pour faciliter des projets communs et accroître les échanges économiques.
La délégation marocaine présente au Caire reflète cette dynamique ambitieuse. Outre Akhannouch, elle comprend des ministres aux portefeuilles stratégiques : Nasser Bourita, en charge des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger ; Nadia Fettah, à l’Économie et aux Finances ; Nizar Baraka, à l’Équipement et à l’Eau ; ainsi qu’Ahmed El Bouari, à l’Agriculture et à la Pêche maritime. À eux s’ajoutent Riad Mezzour, ministre de l’Industrie et du Commerce, Mohamed Mehdi Bensaid, ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, et Karim Zaidan, ministre délégué chargé de l’investissement.
Ce panel reflète la volonté de couvrir un large spectre de secteurs prioritaires, depuis le développement des infrastructures jusqu’à l’agriculture durable, en passant par l’industrie, l’eau et les services. Du côté des deux capitales, on insiste sur la nécessité d’un suivi régulier et structuré des engagements pris, afin d’éviter que les intentions ne restent de simples déclarations d’intention.
Au cœur des discussions, l’accent a également été mis sur la facilitation du commerce, la simplification des procédures et la création de conditions propices pour les acteurs privés des deux rives. Cette démarche s’inscrit dans une vision régionale plus large de coopération méditerranéenne et africaine, où l’intégration économique est un levier essentiel de croissance inclusive.
Alors que les économies du pourtour méditerranéen cherchent des relais de croissance solides, l’ouverture de cette première session du Comité de Coordination et de Suivi Maroc‑Égypte au Caire est une étape significative. Elle traduit une volonté politique de donner une dimension concrète et durable à la coopération bilatérale, posant les jalons d’un partenariat structuré, pragmatique et tourné vers l’avenir.












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