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Mes dernières larmes sur la Méditerranée maghrebine


Sur les rives de la discorde, nos voix se perdent,
Dans l'écho de nos querelles, nos âmes s'assourdissent.
Pouvons-nous rêver d'un lien, simple et sincère,
Où nos cœurs en paix, enfin, se réconcilient ?

Chaque mot, un départ, chaque silence, une frontière,
Entre deux frères, la mer murmure des secrets oubliés.
Sous les étoiles, loin des tempêtes et des colères,
Trouverons-nous la paix, ou sommes-nous condamnés ?



Par Adnane Benchakroun

Vers la casbah d'Alger, cité de querelles anciennes,
Je crie par cette ode aux deux pays.
Entre Maroc et Algérie, deux frères lointains,
Une rive sépare, où l'écho des mépris.

Un biais cognitif, tel est le lourd fardeau,
Qui enlise les cœurs dans un conflit sévère.
Chacun campant sur des idéaux trop hauts,
La discussion s'évade, perdant sa lumière.

De valeurs divergentes, les imaginaires,
Construisent des murs au lieu de ponts, hélas !
Le débat se tarit, fuites imaginaires,
Dans ce labyrinthe où nul ne trouve la passe.

L'escalade algérienne, un présage clair,
Nous souffle qu'à l'horizon, peu de paix se trace.
"Préparons-nous," disent-ils, dans un soupir amer,
Au sein de cette tourmente, que rien n'efface.

Abdelkhalek Torres aurait pleuré sur de tels discordes,
Appelant à l'union sous la bannière des lettres.
Mais ici les épées luisent plus que les mots,
Et chaque mot prononcé devient un départ.

La Méditerranée, témoin de ces élans,
Regarde ses enfants perdus dans la tempête.
Elle qui voulait les unir en ses flancs,
Voit à regret la houle qui tout emporte et jette.

Pourtant, Alger la blanche, dans son éclat ancien,
Ne porte plus en son cœur un désir profond de paix.
Que ne puis-je, poète Berkani, apaiser le destin,
Et voir fleurir l'amour sur ce sol inquiet ?

Maroc, terre de sultans, de sagesse ancienne,
Écoute donc les plaintes de ta sœur ennemie.
Peut-être trouveras-tu dans une étreinte amène,
La clé qui ouvrira les portes de l'harmonie.

Laissons les préjugés aux oubliettes sombres,
Et forgeons dans le respect un avenir clément.
Que de nos différences naissent les ombres,
D'un jardin où fleurira un printemps permanent.

Rappelons-nous, Malek l'exilé, chantant les beautés,
Qui de l'amour construisait un empire grand.
Au lieu de la guerre, que nos cœurs soient hantés
Par la muse qui inspire la paix en chantant.

Alger, oh toi le problème, sois la solution,
Dans tes veines coule l'histoire, riche et puissante.
Fais de ce biais cognitif une révolution,
Transforme-le en un lien, force bienveillante.

Ainsi en douze valses, ma plume a tracé
Les contours d'un espoir, fragile et précieux.
Pour que demain, des deux rivages, soit effacé
Le souvenir amer d'un passé querelleux.

Ce poème parle de Alger, Maroc, Algérie, conflit, biais cognitif, valeurs culturelles, guerre, paix, médiation, réconciliation




Dimanche 21 Avril 2024


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