Le Maroc figure, avec la Namibie et le Botswana, parmi les marchés miniers africains jugés les plus attractifs par Appian Capital Advisory. Le fonds britannique prévoit de mobiliser entre 5 et 7 milliards de dollars dans le monde au cours des 12 à 24 prochains mois, dont environ 2 milliards en Afrique, selon des déclarations relayées par Yabiladi.
Cette enveloppe n’est pas une promesse d’investissement attribuée au Maroc. Appian Capital présente plutôt le Royaume comme une juridiction à examiner dans une stratégie continentale. Son directeur général met en avant la prévisibilité des politiques publiques, la stabilité fiscale et la continuité des règles comme critères déterminants pour choisir entre plusieurs pays producteurs.
Le fonds spécialisé s’intéresse notamment à l’or, au cuivre, au zinc et aux terres rares. Il anticipe une demande soutenue de cuivre avec l’électrification, les centres de données et les infrastructures liées à l’intelligence artificielle. Appian indique détenir actuellement trois participations actives en Afrique, après s’être retiré de trois autres projets sur le continent.
Pour le secteur minier au Maroc, cette appréciation constitue un signal d’intérêt, non une décision acquise. Sa traduction en projets dépendra de la qualité des gisements, des autorisations, des coûts, des infrastructures, du partage de la valeur et des garanties environnementales et sociales. L’enjeu consiste à attirer des capitaux tout en assurant une transformation locale, des emplois qualifiés et une gestion responsable des ressources du Maroc.












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