Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation du rail africain, et plus particulièrement marocain, qui conjugue développement des infrastructures, transition énergétique et cohésion territoriale. L’investissement annoncé ne se limite pas à une simple mise à niveau : il répond à des enjeux réels de fiabilité énergétique, de sécurité d’exploitation et de capacité d’accueil du réseau, autant de défis devenus pressants face à l’augmentation constante du nombre de passagers et de flux logistiques.
Pourtant, derrière ces chiffres et ces perspectives, il y a une réalité quotidienne que vivent les usagers. Nombreux sont ceux qui, au quotidien, se heurtent encore à des retards, des pannes ou des difficultés d’accès aux services numériques de l’ONCF des expériences qui peuvent laisser perplexe quant au rythme de transformation de l’opérateur ferroviaire. Cette tension entre attentes citoyennes et capacités techniques illustre bien la complexité d’un chantier de modernisation dans un pays en pleine mutation socio-économique.
Le projet se déploiera en deux grandes phases techniques : un lot aérien pour sept sous-stations dans les provinces de Berrechid et d’El Jadida couvrant des zones essentielles comme Nouaceur ou l’aéroport Mohammed V et un lot souterrain pour cinq autres installations situées dans la zone urbaine du Grand Casablanca et autour de Settat. Ces travaux, qui doivent répondre aux normes strictes de l’ONEE BE, s’étaleront sur plusieurs mois avec des impératifs de sécurité et de coordination élevés.
Pour le Maroc, ce type d’investissements n’est pas isolé. Aux côtés de ce renforcement électrique, l’ONCF mène aussi des travaux majeurs sur la ligne à grande vitesse LGV Kénitra–Marrakech, destinée à réduire significativement les temps de trajet et à relier les pôles urbains du Royaume dans une logique d’intégration territoriale plus fluide.
À la croisée entre ambition technologique et contraintes opérationnelles, le défi posé par l’électrification de l’axe Kénitra–Marrakech se révèle être un véritable test pour l’ONCF. Il faut conjuguer rigueur d’exécution, anticipation des besoins futurs et écoute des usagers des équilibres essentiels pour faire du rail marocain un vecteur de progrès social et économique durable.












L'accueil
















