Intervenant lors d’une émission télévisée, le président de la FRMF, également à la tête de la Fondation Maroc-2030, a réaffirmé l’ambition du Royaume d’accueillir le match le plus prestigieux de la compétition. « La finale doit revenir à l’enceinte disposant de la plus grande capacité. Et pour l’instant, c’est le stade Hassan II », a-t-il déclaré.
Avec ses 115.000 places annoncées, le futur stade ambitionne de s’imposer parmi les plus grandes enceintes footballistiques au monde. Sa dimension et son envergure constituent des arguments que le Maroc entend mettre en avant dans le processus de sélection, même si la décision finale concernant la répartition des rencontres relève de la FIFA.
Une livraison prévue au début de 2028
Au-delà de la candidature à la finale, Fouzi Lekjaa s’est montré confiant quant à l’avancement des travaux. La livraison du Grand Stade Hassan II est envisagée au début de l’année 2028, soit près de deux ans avant le coup d’envoi du Mondial.
Cette mise en service anticipée permettrait de préparer progressivement l’exploitation de l’enceinte et de tester ses installations dans des conditions réelles. Le stade pourrait notamment accueillir des rencontres de l’équipe nationale marocaine, ainsi que des matchs du Wydad et du Raja de Casablanca.
« C’est une bonne chose pour l’équipe nationale d’y jouer avant la Coupe du monde », a souligné Fouzi Lekjaa. L’objectif est de familiariser les joueurs, les supporters et les organisateurs avec cette infrastructure avant les grandes échéances internationales.
Le Grand Casablanca au cœur d'une transformation urbaine
Pour le responsable fédéral, l’ambition du Grand Stade Hassan II dépasse largement le cadre sportif. Le projet doit contribuer à la transformation de la métropole casablancaise, notamment à travers le développement des transports et la réorganisation de l’espace urbain.
« Le stade Hassan II contribuera à la restructuration urbanistique du Grand Casablanca », a affirmé Fouzi Lekjaa, évoquant notamment le développement du réseau express régional (RER) et de la ligne à grande vitesse (LGV).
L’enjeu consiste à intégrer la future enceinte dans un dispositif plus large d’aménagement territorial, en améliorant son accessibilité et la fluidité des déplacements. Avec une capacité de 115.000 spectateurs, la gestion des flux et la connexion aux infrastructures de transport constitueront des défis majeurs.
« Dans les prochaines années, nous verrons un autre Grand Casablanca », a-t-il assuré, mettant en avant les perspectives de développement ouvertes par les investissements liés au Mondial 2030.
Un projet qui dépasse les enjeux footballistiques
Fouzi Lekjaa a également insisté sur la portée symbolique de la Coupe du monde 2030, qui marquera le centenaire de la compétition. Organisé conjointement par le Maroc, l’Espagne et le Portugal, le tournoi représente une occasion de renforcer les liens historiques et culturels entre les deux rives de la Méditerranée.
Le Maroc entend ainsi valoriser sa position de trait d’union entre l’Afrique et l’Europe, en faisant du Mondial un levier de rapprochement entre les peuples et les générations.
Dans cette perspective, le Grand Stade Hassan II incarne à la fois une ambition sportive, un projet d’aménagement urbain et un instrument de rayonnement international. Reste désormais à savoir si ses dimensions et les arguments avancés par le Royaume suffiront à convaincre la FIFA de lui confier la finale du Mondial 2030.












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