Des Nigérians envoyés sous de faux motifs
Selon un communiqué du ministère des affaires étrangères nigérian publié le 15 février, plusieurs ressortissants ont été trompés par des promesses fallacieuses et déployés dans des zones de combat. Le gouvernement appelle ses missions à l’étranger à renforcer la vigilance consulaire et à fournir un soutien rapide et sécurisé aux citoyens concernés.
Les enquêtes récentes montrent que ces recrutements se font sous couvert de contrats attractifs, souvent signés dans un alphabet cyrillique incompréhensible pour les candidats. Parmi les cas identifiés, au moins 36 Nigérians ont été enrôlés par l’armée russe, dont cinq sont morts au combat, selon le collectif d’investigation All Eyes on Wagner.
Un phénomène qui touche plusieurs pays africains
Le Kenya, déjà confronté à des témoignages de ses citoyens envoyés sur le front ukrainien, a annoncé que le chef de sa diplomatie, Musalia Mudavadi, se rendra à Moscou en mars pour aborder la question des recrutements illégaux. En Afrique du Sud, le président Cyril Ramaphosa a discuté avec Vladimir Poutine du rapatriement des Sud-Africains engagés dans le conflit, suite à des scandales impliquant des membres de familles d’enrôlés, dont Duduzile Zuma-Sambudla, qui a démissionné du Parlement.
L’Ouganda voit également émerger des témoignages de citoyens enrôlés, malgré son positionnement diplomatique prudent vis-à-vis de Moscou. Kiev, de son côté, a identifié en novembre 1 436 Africains originaires de 36 pays parmi les forces russes.
Les enjeux diplomatiques et sécuritaires
Ce phénomène soulève des questions critiques sur la protection des ressortissants africains à l’étranger et sur les mécanismes de recrutement trompeurs utilisés pour alimenter des conflits. Les autorités nigérianes et leurs homologues africains doivent désormais surveiller de près les réseaux d’enrôlement et assurer un soutien rapide aux citoyens victimes de ces pratiques.












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