Mais qui est donc ce nouveau futur parti politique, le « Parti de la solidarité populaire », à quelques mois des législatives de septembre 2026 ?
À moins d’un an des élections législatives de septembre 2026, le paysage politique marocain voit surgir un nouvel acteur potentiel : le Parti de la solidarité populaire. Un nom à forte charge sociale, une procédure de création officiellement engagée, mais, pour l’instant, aucun visage clairement identifié. De quoi intriguer, interroger, et parfois susciter le scepticisme.
Sur le plan strictement juridique, les faits sont clairs. Une déclaration de création a bien été déposée auprès du ministère de l’Intérieur, conformément à la loi organique relative aux partis politiques. Le dossier comprend un projet de statuts, un programme provisoire, un siège central déclaré et plusieurs centaines d’engagements individuels (312 personnes ayant signé des engagements individuels) sans identité publiée en vue de la tenue d’un congrès constitutif. La publication officielle de cette démarche ne vaut toutefois ni reconnaissance, ni autorisation définitive. Elle marque simplement l’entrée dans un processus administratif encadré, dont l’issue reste conditionnée au respect strict des exigences légales.
Mais au-delà de la procédure, une question centrale demeure : qui porte réellement ce projet politique ? À ce stade, aucune communication publique ne permet d’identifier clairement les initiateurs, les fondateurs ou même une figure de proue provisoire. Ni dirigeants annoncés, ni trajectoires politiques assumées, ni ancrage territorial revendiqué. Un silence qui tranche avec les usages habituels, où les nouveaux partis cherchent généralement à exister d’abord par l’incarnation.
Ce flou n’est pas anodin. Dans un contexte préélectoral marqué par la défiance citoyenne, la fragmentation partisane et une forte demande de renouvellement, l’absence de visages peut être interprétée de deux manières. Soit comme une stratégie de discrétion, visant à sécuriser d’abord le cadre légal avant toute exposition médiatique. Soit comme le symptôme d’un projet encore fragile, en phase de structuration, hésitant à s’exposer trop tôt à l’épreuve du débat public.
Le choix du nom, lui, n’est pas neutre. « Solidarité » et « populaire » renvoient à un imaginaire social fort, dans un pays où les questions de pouvoir d’achat, de protection sociale et d’inégalités territoriales dominent les préoccupations. Reste à savoir si cette promesse lexicale se traduira par une ligne idéologique claire, un positionnement distinct et des propositions crédibles, ou si elle restera un habillage sémantique de plus dans un champ politique déjà saturé de discours généreux.
À quelques mois des législatives, le temps joue contre les nouveaux venus. Sans clarification rapide sur les leaderships, le programme et l’ancrage réel, le Parti de la solidarité populaire risque de demeurer un objet politique non identifié : juridiquement en gestation, mais politiquement invisible. Dans un Maroc où l’électeur est de plus en plus attentif à la cohérence entre les mots, les parcours et les actes, l’anonymat prolongé n’est pas toujours une force.
La suite dépendra donc d’un moment clé : la sortie du bois. Congrès constitutif, désignation des responsables, prise de parole publique, clarification idéologique. À défaut, ce nouveau parti pourrait rejoindre la longue liste des formations déclarées, mais jamais réellement entrées dans le jeu politique. À l’inverse, s’il révèle rapidement ses visages et sa vision, il pourrait capter une partie de cet électorat en quête d’alternative, encore indécis à l’horizon 2026.
Dans tous les cas, une chose est certaine : en politique, le silence est rarement neutre. Et à l’approche d’un rendez-vous électoral majeur, il finit toujours par être interprété.
Sur le plan strictement juridique, les faits sont clairs. Une déclaration de création a bien été déposée auprès du ministère de l’Intérieur, conformément à la loi organique relative aux partis politiques. Le dossier comprend un projet de statuts, un programme provisoire, un siège central déclaré et plusieurs centaines d’engagements individuels (312 personnes ayant signé des engagements individuels) sans identité publiée en vue de la tenue d’un congrès constitutif. La publication officielle de cette démarche ne vaut toutefois ni reconnaissance, ni autorisation définitive. Elle marque simplement l’entrée dans un processus administratif encadré, dont l’issue reste conditionnée au respect strict des exigences légales.
Mais au-delà de la procédure, une question centrale demeure : qui porte réellement ce projet politique ? À ce stade, aucune communication publique ne permet d’identifier clairement les initiateurs, les fondateurs ou même une figure de proue provisoire. Ni dirigeants annoncés, ni trajectoires politiques assumées, ni ancrage territorial revendiqué. Un silence qui tranche avec les usages habituels, où les nouveaux partis cherchent généralement à exister d’abord par l’incarnation.
Ce flou n’est pas anodin. Dans un contexte préélectoral marqué par la défiance citoyenne, la fragmentation partisane et une forte demande de renouvellement, l’absence de visages peut être interprétée de deux manières. Soit comme une stratégie de discrétion, visant à sécuriser d’abord le cadre légal avant toute exposition médiatique. Soit comme le symptôme d’un projet encore fragile, en phase de structuration, hésitant à s’exposer trop tôt à l’épreuve du débat public.
Le choix du nom, lui, n’est pas neutre. « Solidarité » et « populaire » renvoient à un imaginaire social fort, dans un pays où les questions de pouvoir d’achat, de protection sociale et d’inégalités territoriales dominent les préoccupations. Reste à savoir si cette promesse lexicale se traduira par une ligne idéologique claire, un positionnement distinct et des propositions crédibles, ou si elle restera un habillage sémantique de plus dans un champ politique déjà saturé de discours généreux.
À quelques mois des législatives, le temps joue contre les nouveaux venus. Sans clarification rapide sur les leaderships, le programme et l’ancrage réel, le Parti de la solidarité populaire risque de demeurer un objet politique non identifié : juridiquement en gestation, mais politiquement invisible. Dans un Maroc où l’électeur est de plus en plus attentif à la cohérence entre les mots, les parcours et les actes, l’anonymat prolongé n’est pas toujours une force.
La suite dépendra donc d’un moment clé : la sortie du bois. Congrès constitutif, désignation des responsables, prise de parole publique, clarification idéologique. À défaut, ce nouveau parti pourrait rejoindre la longue liste des formations déclarées, mais jamais réellement entrées dans le jeu politique. À l’inverse, s’il révèle rapidement ses visages et sa vision, il pourrait capter une partie de cet électorat en quête d’alternative, encore indécis à l’horizon 2026.
Dans tous les cas, une chose est certaine : en politique, le silence est rarement neutre. Et à l’approche d’un rendez-vous électoral majeur, il finit toujours par être interprété.
Avec et source : maroc-hebdo.com












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