Livre de Adnane Benchakroun à feuilleter sans modération ou à télécharger ci-dessous
Pourquoi j’ai écrit ce livret
J’ai écrit ce livret parce qu’un jour je me suis posé une question très simple : à quel moment commence réellement le travail d’un journaliste ?
Quand il écrit son article ? Quand il interroge une source ? Quand il ouvre un dossier ? Quand il reçoit une dépêche ?
En réalité, bien avant.
Le journalisme commence par un regard.
Il commence au moment où, parmi des centaines d’informations qui passent devant nous, quelque chose retient notre attention. Une phrase, un chiffre, une contradiction, une confidence, une tendance, parfois presque rien. Une petite alerte intérieure nous dit simplement : « Tiens, il y a peut-être quelque chose derrière cela. »
C’est ce que j’appelle vivre en mode Radar.
Depuis des années, mes journées fonctionnent ainsi. Je regarde, je lis, je compare, je cherche, j’écoute. Je passe d’un média à un autre, d’une dépêche à un rapport, d’une conversation à une statistique, d’un moteur de recherche aux réseaux sociaux. Je consulte mes sources, j’interroge mon réseau, je reviens sur une information aperçue plusieurs jours auparavant.
Et j’essaie surtout de comprendre.
Cette journée recommence pratiquement 365 fois par an.
Elle se ressemble et pourtant elle n’est jamais la même, parce que l’actualité change, le contexte change, les préoccupations de la société changent et notre propre regard évolue.
J’ai donc voulu raconter non pas le journalisme tel qu’on l’enseigne dans les manuels, mais le journalisme tel que je le vis.
Avec ses méthodes, bien sûr, mais aussi avec ses hésitations, ses intuitions, ses erreurs, ses vérifications, ses coups de téléphone, ses sujets abandonnés et ces moments particuliers où l’on sent qu’une information apparemment secondaire mérite que l’on s’y arrête.
Car il existe dans ce métier une dimension difficile à mettre en équation : le nez journalistique.
L’expérience compte. La culture générale compte. Le réseau compte. Les outils de veille comptent énormément. Mais il reste toujours ce mélange de curiosité, de bon sens et d’intuition qui pousse à poser une question supplémentaire lorsque tout le monde semble déjà avoir la réponse.
J’ai également écrit ce livret parce que notre métier entre dans une nouvelle époque.
L’intelligence artificielle bouleverse déjà notre manière de rechercher, de documenter, de comparer, de traduire, de synthétiser et bientôt de surveiller en permanence des milliers de sources.
Je ne crois pas que cela annonce nécessairement la disparition du journaliste.
Je crois plutôt que cela nous oblige à redéfinir ce qui fait sa valeur.
Demain, une machine pourra probablement surveiller davantage de sources que moi, lire plus vite que moi et retrouver en quelques secondes un document que j’aurais mis une heure à chercher.
Très bien. Mais il restera une question essentielle :
Que devons-nous regarder ?
Puis une deuxième : Pourquoi cela mérite-t-il d’être raconté ?
Et enfin la plus importante : Qu’est-ce que cela signifie ?
C’est probablement là que se situe l’avenir du métier.
L’intelligence artificielle peut considérablement augmenter notre Radar. Elle ne doit pas nous faire perdre notre boussole.
J’ai donc écrit 365 jours en mode Radar comme un témoignage, mais aussi comme une transmission et peut-être comme le début d’une réflexion plus large sur le journaliste de demain. Parce qu’au milieu du vacarme informationnel, notre problème n’est plus seulement d’accéder à l’information.
Notre problème est de savoir laquelle mérite notre attention.
Chaque jour, des milliers de sujets passent devant nous.
Le métier commence lorsqu’on décide de s’arrêter devant l’un d’eux.
Et que l’on se pose cette question, toute simple : Pourquoi ?
Quand il écrit son article ? Quand il interroge une source ? Quand il ouvre un dossier ? Quand il reçoit une dépêche ?
En réalité, bien avant.
Le journalisme commence par un regard.
Il commence au moment où, parmi des centaines d’informations qui passent devant nous, quelque chose retient notre attention. Une phrase, un chiffre, une contradiction, une confidence, une tendance, parfois presque rien. Une petite alerte intérieure nous dit simplement : « Tiens, il y a peut-être quelque chose derrière cela. »
C’est ce que j’appelle vivre en mode Radar.
Depuis des années, mes journées fonctionnent ainsi. Je regarde, je lis, je compare, je cherche, j’écoute. Je passe d’un média à un autre, d’une dépêche à un rapport, d’une conversation à une statistique, d’un moteur de recherche aux réseaux sociaux. Je consulte mes sources, j’interroge mon réseau, je reviens sur une information aperçue plusieurs jours auparavant.
Et j’essaie surtout de comprendre.
Cette journée recommence pratiquement 365 fois par an.
Elle se ressemble et pourtant elle n’est jamais la même, parce que l’actualité change, le contexte change, les préoccupations de la société changent et notre propre regard évolue.
J’ai donc voulu raconter non pas le journalisme tel qu’on l’enseigne dans les manuels, mais le journalisme tel que je le vis.
Avec ses méthodes, bien sûr, mais aussi avec ses hésitations, ses intuitions, ses erreurs, ses vérifications, ses coups de téléphone, ses sujets abandonnés et ces moments particuliers où l’on sent qu’une information apparemment secondaire mérite que l’on s’y arrête.
Car il existe dans ce métier une dimension difficile à mettre en équation : le nez journalistique.
L’expérience compte. La culture générale compte. Le réseau compte. Les outils de veille comptent énormément. Mais il reste toujours ce mélange de curiosité, de bon sens et d’intuition qui pousse à poser une question supplémentaire lorsque tout le monde semble déjà avoir la réponse.
J’ai également écrit ce livret parce que notre métier entre dans une nouvelle époque.
L’intelligence artificielle bouleverse déjà notre manière de rechercher, de documenter, de comparer, de traduire, de synthétiser et bientôt de surveiller en permanence des milliers de sources.
Je ne crois pas que cela annonce nécessairement la disparition du journaliste.
Je crois plutôt que cela nous oblige à redéfinir ce qui fait sa valeur.
Demain, une machine pourra probablement surveiller davantage de sources que moi, lire plus vite que moi et retrouver en quelques secondes un document que j’aurais mis une heure à chercher.
Très bien. Mais il restera une question essentielle :
Que devons-nous regarder ?
Puis une deuxième : Pourquoi cela mérite-t-il d’être raconté ?
Et enfin la plus importante : Qu’est-ce que cela signifie ?
C’est probablement là que se situe l’avenir du métier.
L’intelligence artificielle peut considérablement augmenter notre Radar. Elle ne doit pas nous faire perdre notre boussole.
J’ai donc écrit 365 jours en mode Radar comme un témoignage, mais aussi comme une transmission et peut-être comme le début d’une réflexion plus large sur le journaliste de demain. Parce qu’au milieu du vacarme informationnel, notre problème n’est plus seulement d’accéder à l’information.
Notre problème est de savoir laquelle mérite notre attention.
Chaque jour, des milliers de sujets passent devant nous.
Le métier commence lorsqu’on décide de s’arrêter devant l’un d’eux.
Et que l’on se pose cette question, toute simple : Pourquoi ?
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Débat - Podcast : les chroniqueurs de la Web Radio R212 débattent des idées contenues dans ce livre à travers ses questions :
Débat - Podcast à écouter ici (39.22 Mo)
Qu'est-ce que le « mode Radar » au quotidien ?
Comment un journaliste choisit-il un sujet parmi le chaos ?
Comment l'intelligence artificielle transforme-t-elle le métier de journaliste ?
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