Le trafic portuaire marocain a progressé de 14,4 % au premier semestre 2026. Cette accélération reflète la vitalité des échanges, du transbordement et de plusieurs filières industrielles, tout en confirmant la place stratégique des ports dans la compétitivité nationale.
Une hausse des tonnages ne signifie pas automatiquement une hausse équivalente de valeur. La nature des marchandises, la part du transbordement, les exportations nationales et la fluidité logistique déterminent l’impact réel. Les ports doivent également éviter que la croissance crée des congestions sur les routes, les zones logistiques ou les contrôles.
Le prochain défi consiste à connecter davantage les quais aux chemins de fer et aux plateformes intérieures. La numérisation des formalités peut réduire les délais, tandis que la décarbonation devient un critère de choix pour les chargeurs internationaux. Le chiffre du semestre est encourageant ; sa traduction en emplois, en exportations et en coûts logistiques plus bas sera le véritable indicateur de performance.












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