La « Prix Cheikh Zayed du Livre » a décerné le Prix du jeune auteur au chercheur marocain Mustafa Rajwan pour son ouvrage « Intrigues et personnages : l’approche rhétorique et argumentative du roman arabe » (دار كنوز المعرفة، 2025). Le jury salue une contribution qui « développe la rhétorique arabe moderne et la réhabilite comme une discipline vivante, capable de lire la littérature contemporaine ». L’ouvrage s’inscrit dans les courants critiques contemporains qui redonnent à la rhétorique sa force d’outil analytique pour appréhender le récit moderne : après un ancrage théorique convoquant l’héritage rhétorique arabe et le confrontant aux acquis occidentaux, il propose des analyses appliquées qui dévoilent, de manière méthodique et argumentative, les mécanismes de construction de la trame et de formation des personnages.
Dans la catégorie Littérature, l’écrivain égyptien Ashraf El‑Ashmawi a été récompensé pour son roman « Mawalid Hadiqat al‑Hayawan » (الدار المصرية اللبنانية, 2024). Le jury y voit une œuvre qui puise dans les traditions du réalisme arabe tout en les réinventant avec un regard humain contemporain et des outils narratifs renouvelés : le texte propose une lecture sociale et psychologique approfondie de l’expérience humaine en Égypte, à travers des personnages vibrants qui reflètent la diversité des milieux et des cultures.
Le Prix de la traduction a distingué la chercheuse Nawal Nasrallah (Irak–États‑Unis) pour sa traduction de l’arabe vers l’anglais de « Anwaa al‑ saydala fi alwan al‑atiima » (Brill, 2025), un traité du XIIIe siècle relevant de la littérature culinaire longtemps resté tributaire de manuscrits complexes. Sa version se présente comme un travail scientifique complet : au‑delà du transfert linguistique, elle s’appuie sur une édition critique de plusieurs témoins manuscrits, traite leurs divergences par une méthode philologique rigoureuse et préserve la terminologie spécialisée des arts de la table, de leurs techniques et de leurs contextes culturels, médicaux et matériels. Ce travail redonne vie à un texte patrimonial problématique et le rend accessible au lectorat international dans une forme fiable et claire.
Dans la catégorie Arts et études critiques, le philosophe jordanien Zohair Tawfiq remporte le prix pour « Percevoir le monde : stéréotypes réciproques entre le “je” et l’“autre” » (الآن ناشرون وموزعون, 2025). Cette étude analytique retrace la formation des représentations stéréotypées dans les imaginaires arabe et occidental, du Moyen Âge à l’orientalisme moderne. L’ouvrage défend l’idée que les images de l’autre ne sont pas des productions ponctuelles, mais les fruits d’un long cumul culturel nourri par des sources religieuses, littéraires et intellectuelles multiples. Son originalité tient à une approche qui considère l’altérité comme un élément constitutif de la subjectivité arabe, dépassant les dichotomies simplistes et offrant une lecture équilibrée des représentations réciproques, afin d’éclairer le lien entre identité et mise en image culturelle.
Le Prix de la culture arabe dans d’autres langues revient à l’auteur, traducteur et chercheur allemand Stefan Weidner pour « Le Diwan arabe : les plus beaux poèmes de l’époque préislamique et au‑delà » (Die Andere Bibliothek, 2024, en allemand). Il s’agit de l’une des anthologies les plus amples de poésie arabe classique publiées dans l’espace germanophone depuis le XIXe siècle, rassemblant près de 1 000 vers traduits dans une langue contemporaine, assortis de commentaires et d’une vaste introduction restituant les textes dans leurs contextes historiques et esthétiques. L’ouvrage dépasse l’anthologie pour devenir un projet culturel qui relit la poésie arabe à l’aune des questions humaines actuelles, affirmant sa vitalité d’héritage sans cesse réexaminé.
La « Fondation des Émirats pour la littérature » (Émirats arabes unis) reçoit le Prix de l’édition et des technologies culturelles, en reconnaissance de son rôle pionnier dans le développement de l’industrie du livre et la promotion de la culture émirienne aux niveaux régional et mondial. Fondée en 2013 par l’écrivaine et figure culturelle Isobel Abulhoul, elle a bâti une plateforme intégrée pour soutenir la lecture et l’écriture, encourager le dialogue interculturel et asseoir la place des Émirats comme hub dynamique des lettres et des idées.
Dans la catégorie Manuscrits, encyclopédies et dictionnaires, l’Égyptien Mohamed Al‑Khosht est primé pour l’encyclopédie « Les religions du monde » en six volumes (Université Mohamed bin Zayed des sciences humaines, 2025). Cette somme propose un traitement global des religions, communautés et écoles, au‑delà de la simple description, en analysant les contextes historiques et philosophiques des phénomènes religieux. Son importance tient à la mise en valeur des espaces communs entre traditions et à l’affirmation du pluralisme, renforçant les valeurs de tolérance et de coexistence, et en faisant une référence scientifique ouvrant de nouveaux horizons à la comparaison des religions.
Enfin, le titre de « Personnalité culturelle de l’année » pour la 20e édition est attribué à la chanteuse égyptienne Najat Essaghira, figure majeure de la chanson arabe. Sa voix chaleureuse et son sens raffiné de l’interprétation ont façonné une école artistique singulière qui a contribué à ancrer l’esthétique de la chanson arabe classique moderne. En mettant en musique de nombreuses grandes pièces poétiques, elle a renforcé la présence de la langue arabe dans l’imaginaire collectif et légué un héritage durable, toujours vivant dans la mémoire partagée, à la mesure de son influence profonde sur la culture musicale arabe.
Dans la catégorie Littérature, l’écrivain égyptien Ashraf El‑Ashmawi a été récompensé pour son roman « Mawalid Hadiqat al‑Hayawan » (الدار المصرية اللبنانية, 2024). Le jury y voit une œuvre qui puise dans les traditions du réalisme arabe tout en les réinventant avec un regard humain contemporain et des outils narratifs renouvelés : le texte propose une lecture sociale et psychologique approfondie de l’expérience humaine en Égypte, à travers des personnages vibrants qui reflètent la diversité des milieux et des cultures.
Le Prix de la traduction a distingué la chercheuse Nawal Nasrallah (Irak–États‑Unis) pour sa traduction de l’arabe vers l’anglais de « Anwaa al‑ saydala fi alwan al‑atiima » (Brill, 2025), un traité du XIIIe siècle relevant de la littérature culinaire longtemps resté tributaire de manuscrits complexes. Sa version se présente comme un travail scientifique complet : au‑delà du transfert linguistique, elle s’appuie sur une édition critique de plusieurs témoins manuscrits, traite leurs divergences par une méthode philologique rigoureuse et préserve la terminologie spécialisée des arts de la table, de leurs techniques et de leurs contextes culturels, médicaux et matériels. Ce travail redonne vie à un texte patrimonial problématique et le rend accessible au lectorat international dans une forme fiable et claire.
Dans la catégorie Arts et études critiques, le philosophe jordanien Zohair Tawfiq remporte le prix pour « Percevoir le monde : stéréotypes réciproques entre le “je” et l’“autre” » (الآن ناشرون وموزعون, 2025). Cette étude analytique retrace la formation des représentations stéréotypées dans les imaginaires arabe et occidental, du Moyen Âge à l’orientalisme moderne. L’ouvrage défend l’idée que les images de l’autre ne sont pas des productions ponctuelles, mais les fruits d’un long cumul culturel nourri par des sources religieuses, littéraires et intellectuelles multiples. Son originalité tient à une approche qui considère l’altérité comme un élément constitutif de la subjectivité arabe, dépassant les dichotomies simplistes et offrant une lecture équilibrée des représentations réciproques, afin d’éclairer le lien entre identité et mise en image culturelle.
Le Prix de la culture arabe dans d’autres langues revient à l’auteur, traducteur et chercheur allemand Stefan Weidner pour « Le Diwan arabe : les plus beaux poèmes de l’époque préislamique et au‑delà » (Die Andere Bibliothek, 2024, en allemand). Il s’agit de l’une des anthologies les plus amples de poésie arabe classique publiées dans l’espace germanophone depuis le XIXe siècle, rassemblant près de 1 000 vers traduits dans une langue contemporaine, assortis de commentaires et d’une vaste introduction restituant les textes dans leurs contextes historiques et esthétiques. L’ouvrage dépasse l’anthologie pour devenir un projet culturel qui relit la poésie arabe à l’aune des questions humaines actuelles, affirmant sa vitalité d’héritage sans cesse réexaminé.
La « Fondation des Émirats pour la littérature » (Émirats arabes unis) reçoit le Prix de l’édition et des technologies culturelles, en reconnaissance de son rôle pionnier dans le développement de l’industrie du livre et la promotion de la culture émirienne aux niveaux régional et mondial. Fondée en 2013 par l’écrivaine et figure culturelle Isobel Abulhoul, elle a bâti une plateforme intégrée pour soutenir la lecture et l’écriture, encourager le dialogue interculturel et asseoir la place des Émirats comme hub dynamique des lettres et des idées.
Dans la catégorie Manuscrits, encyclopédies et dictionnaires, l’Égyptien Mohamed Al‑Khosht est primé pour l’encyclopédie « Les religions du monde » en six volumes (Université Mohamed bin Zayed des sciences humaines, 2025). Cette somme propose un traitement global des religions, communautés et écoles, au‑delà de la simple description, en analysant les contextes historiques et philosophiques des phénomènes religieux. Son importance tient à la mise en valeur des espaces communs entre traditions et à l’affirmation du pluralisme, renforçant les valeurs de tolérance et de coexistence, et en faisant une référence scientifique ouvrant de nouveaux horizons à la comparaison des religions.
Enfin, le titre de « Personnalité culturelle de l’année » pour la 20e édition est attribué à la chanteuse égyptienne Najat Essaghira, figure majeure de la chanson arabe. Sa voix chaleureuse et son sens raffiné de l’interprétation ont façonné une école artistique singulière qui a contribué à ancrer l’esthétique de la chanson arabe classique moderne. En mettant en musique de nombreuses grandes pièces poétiques, elle a renforcé la présence de la langue arabe dans l’imaginaire collectif et légué un héritage durable, toujours vivant dans la mémoire partagée, à la mesure de son influence profonde sur la culture musicale arabe.












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