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Pyongyang affirme avoir testé un missile dopé à l’IA


Rédigé par le Mardi 6 Octobre 2026

La Corée du Nord affirme avoir testé un missile stratégique de portée intermédiaire intégrant de l’intelligence artificielle. Pyongyang assure que le projectile peut modifier sa trajectoire à basse altitude, tandis que Séoul indique avoir détecté un missile balistique tiré depuis la région de Wonsan vers la mer du Japon. Cette annonce, difficile à vérifier de manière indépendante, illustre la place croissante de l’IA dans les tensions militaires mondiales.



Un tir revendiqué par Pyongyang : l’IA militarisée inquiète l’Asie

La Corée du Nord affirme avoir testé, samedi 3 octobre, un missile stratégique de portée intermédiaire utilisant l’intelligence artificielle. L’annonce a été faite par Kim Yo-jong, sœur du dirigeant Kim Jong-un et figure influente du régime nord-coréen. D’après elle, le missile serait capable de modifier sa trajectoire de vol à basse altitude grâce à l’intégration de l’IA. Cette revendication reste toutefois à traiter avec prudence, car les capacités militaires nord-coréennes sont difficiles à vérifier de manière indépendante.

Plus tôt, l’état-major interarmées sud-coréen avait annoncé avoir détecté un missile balistique tiré depuis la région de Wonsan, en Corée du Nord, en direction de la mer de l’Est, nom coréen de la mer du Japon. Le projectile serait tombé en mer à environ 700 kilomètres de son point de lancement. Séoul a indiqué avoir renforcé sa surveillance et prévu de partager ses renseignements avec les États-Unis et le Japon. Les garde-côtes japonais ont également évoqué la possibilité d’un missile balistique, sur la base des informations du ministère japonais de la Défense.

Ce tir intervient dans un climat déjà très tendu entre les deux Corées. Séoul accuse Pyongyang d’avoir posé des mines antipersonnel dans la partie nord-coréenne de la zone démilitarisée. L’explosion de deux engins aurait blessé trois soldats sud-coréens le 21 septembre. La Corée du Sud réclame des excuses, tandis que Pyongyang nie toute responsabilité et rejette les accusations.

L’élément le plus préoccupant de cette annonce est l’usage revendiqué de l’intelligence artificielle. Si cette capacité était confirmée, elle pourrait permettre à un missile de s’adapter plus efficacement en vol, compliquant son interception par les systèmes de défense. L’IA devient ainsi un nouvel étage dans la course aux armements, aux côtés du nucléaire, des missiles hypersoniques, des drones autonomes et de la cyberguerre.

La Corée du Nord est déjà sous de lourdes sanctions des Nations unies pour ses programmes nucléaire et balistique. Elle présente ces capacités comme une garantie de survie face aux États-Unis et à leurs alliés. Mais chaque nouveau test accroît les risques de calculs erronés dans une région où se croisent les intérêts de Washington, Séoul, Tokyo, Pékin et Moscou.

Pour le Maroc, cette crise asiatique peut sembler lointaine. Elle ne l’est pas totalement. La militarisation de l’intelligence artificielle pose des questions globales de sécurité, de droit international et de souveraineté technologique. Dans un monde où les missiles apprennent à changer de trajectoire et où les drones se multiplient, le Maroc doit suivre ces mutations avec attention, former ses compétences et défendre une approche internationale qui encadre les usages militaires de l’IA avant que la technologie ne dépasse la diplomatie.





Mamoune ACHARKI
Journaliste junior passionné par l'écriture, la communication, les relations internationales et la... En savoir plus sur cet auteur
Mardi 6 Octobre 2026

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