Un déploiement ciblé dans 23 provinces
L’opérateur de tours télécoms entend renforcer ses infrastructures dans plusieurs zones stratégiques, notamment Kinshasa, le Haut-Katanga, le Kongo Central, le Maniema, l’Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu ou encore le Kasaï. Si le groupe n’a pas encore détaillé le calendrier ni la répartition précise des investissements, le signal envoyé est fort ;la RDC reste un marché clé pour les infrastructures numériques en Afrique centrale.
Le projet repose sur le modèle de Helios Towers, centré sur la construction et l’exploitation de tours mutualisées capables d’accueillir plusieurs opérateurs. L’entreprise fournit également les infrastructures passives et les solutions énergétiques nécessaires au fonctionnement des sites.
Une réponse à une fracture numérique persistante
Cette annonce intervient dans un contexte de forte disparité d’accès aux services numériques. En 2024, selon les données disponibles, 55 % de la population congolaise n’était pas couverte par la 4G, tandis qu’environ 80 % n’utilisait pas Internet.
La couverture restait alors limitée à 75 % pour la 2G, 55 % pour la 3G et 45 % pour la 4G. Le taux de pénétration de la téléphonie mobile était estimé à 44,3 %, contre 19,7 % pour Internet.
Dans ce contexte, l’extension du réseau peut jouer un rôle direct sur l’adoption des services. En ouvrant l’accès à de nouvelles zones, notamment rurales, elle permet à des populations encore exclues de rejoindre progressivement les usages numériques. Dans les espaces déjà couverts, la densification du réseau peut aussi améliorer la qualité du signal et réduire la congestion.
Un modèle soutenu par les autorités
Le choix du modèle “TowerCo” n’est pas anodin. Il s’inscrit dans la nouvelle stratégie du Fonds de développement du service universel (FDSU) pour la période 2026-2035. Cette approche prévoit que les fournisseurs de tours prennent en charge les infrastructures passives, pendant que les opérateurs mobiles déploient leurs équipements actifs pour fournir les services.
L’ambition des autorités congolaises est de connecter à terme près de 68 millions de personnes, en priorité dans les zones rurales.
Mais le défi reste immense. Plus la couverture progresse, plus les derniers territoires à connecter deviennent coûteux à atteindre. Dans un pays aux dimensions continentales, marqué par des zones enclavées et une faible densité de population dans plusieurs régions, la rentabilité du déploiement reste un enjeu central.












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