Une double annonce qui embrouille les fidèles
Mardi 17 février au soir, les messages sont tombés presque en même temps, mais avec des conclusions différentes.
La commission religieuse de la Grande Mosquée de Paris a confirmé que le mois sacré commence mercredi 18 février, basée sur l’observation et les calculs astronomiques.
De son côté, le Conseil français du culte musulman (CFCM) a annoncé que la nouvelle lune ne serait visible que le 18, ce qui décale le début du jeûne au jeudi 19 février.
Résultat : la communauté musulmane en France se retrouve partagée. Certains fidèles ont préféré anticiper et démarrer le jeûne dès mercredi pour ne pas risquer de rater un jour sacré. D’autres attendront la confirmation du CFCM.
Pourquoi cette divergence existe
Le cœur du problème tient au calendrier lunaire. Selon la tradition musulmane, le Ramadan commence à l’apparition du croissant de lune.
Mais pour savoir quand la voir, deux méthodes s’affrontent : l’observation directe dans le ciel ou le calcul astronomique. La première privilégie la visibilité réelle du croissant, la seconde se base sur des données scientifiques précises.
En France, ces méthodes mènent à des décisions différentes. Le CFCM rappelle d’ailleurs que les choix adoptés dans certains pays musulmans « ne doivent pas engager les musulmans de France ».
Les fidèles entre prudence et pratique
Pour plusieurs Marocains vivant en France, le choix est clair : mieux vaut jeûner un jour plus tôt que de risquer un oubli.
Contactés par les médias, ils expliquent avoir accompli la prière des tarawih mardi soir et commencé le jeûne dès mercredi. « On préfère assurer et suivre notre cœur », confie l’un d’eux.
Cette situation montre combien la question du calendrier lunaire reste sensible et concrète pour la vie quotidienne des fidèles. Elle souligne aussi la diversité des pratiques religieuses, même au sein d’une même communauté.
Un petit “casse-tête” lunaire
Les prochains jours permettront de voir si cette double annonce provoque plus de confusion ou si chacun trouve son rythme.
Les mosquées locales et les associations musulmanes en France devront rester vigilantes pour guider les fidèles et éviter les malentendus autour des prières et du jeûne.
Le Ramadan 2026 commence donc avec un petit “casse-tête” lunaire, mais l’essentiel reste : se préparer spirituellement et partager ce mois sacré, même avec quelques jours de décalage.












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