Le raisonnement est circulaire :
- Puisque l’opération était complexe, on suppose une direction de haut niveau.
- Puisque cette direction dépasserait les capacités des réseaux migratoires, on insinue une responsabilité étatique.
Pourtant, aucun auteur n’est identifié, aucun ordre n’est produit, aucune communication n’est présentée et aucune chaîne de commandement n’est établie.
L’unité qui a rédigé le rapport ne disposait même pas d’agents sur le terrain. Elle a principalement travaillé à partir d’images et de contenus provenant des réseaux sociaux.
Or, l’une des vidéos utilisées pour étayer le prétendu « guidage actif » a été géolocalisée par @DavidPuente sur la N2, près de Tétouan et à 51 kilomètres de Ceuta : elle montre une interception par la Gendarmerie, et non un acheminement vers la frontière.
Que des milliers de personnes se soient coordonnées paraît évident. Que certains agents aient pu relâcher leur vigilance ou faire preuve de passivité pendant quelques heures doit également être examiné. Mais aucun de ces éléments ne démontre que le Maroc ait planifié, ordonné et dirigé l’opération.
Enquêter, oui. Accuser un État sans preuves, non. Une hypothèse revêtue d’un sceau policier reste une hypothèse.
Merci de commenter et retweeter en cliquant sur le lien suivant : PAR LAHCEN HADDAD,PHD/X.COM












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