Dans son rapport annuel 2025, le Conseil économique, social et environnemental consacre un volet à la gestion des stocks de sécurité en hydrocarbures et en blé tendre. Les informations publiées soulignent une anomalie durable : le texte réglementaire devant préciser la composition, la constitution et le financement des réserves de blé resterait inachevé près de trois décennies après le cadre légal initial.
Le Maroc dispose de stocks couvrant plusieurs mois selon les périodes, mais une réserve stratégique ne se résume pas à un volume annoncé. Il faut définir qui stocke, qui paie, selon quelles normes de rotation et avec quels contrôles de qualité.
Les chocs climatiques, la guerre et la volatilité des cours ont rendu cette gouvernance plus urgente. Un décret clair pourrait répartir les responsabilités entre État, importateurs et minoteries, tout en évitant que le coût ne soit opaque pour le consommateur.
Le constat du CESE doit désormais déboucher sur un calendrier réglementaire public et des indicateurs réguliers de résilience alimentaire.












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