Les réserves des quatre principaux régimes de retraite au Maroc ont atteint 340,8 milliards DH à fin 2025, en hausse de 4,3 % sur un an. Le montant couvre les pensions civiles de la CMR, le régime général du RCAR, la branche longue durée de la CNSS et la CIMR, selon les données du rapport sur la stabilité financière relayées par Barlamane.
Ces actifs servent d’abord à garantir les prestations futures et la liquidité des régimes. En 2025, les quatre caisses ont encaissé 73 milliards de dirhams de cotisations auprès de 5,1 millions de cotisants et versé 75,3 milliards à environ 1,5 million de bénéficiaires. Les placements ont produit 14,7 milliards DH de revenus financiers.
La structure demeure prudente : les titres à revenu fixe et les dépôts de la branche longue durée de la CNSS auprès de la CDG représentent environ 63,6 % de l’ensemble des réserves. Les situations restent néanmoins différentes, la CMR et le RCAR affichant des déficits techniques, tandis que la branche longue durée de la CNSS et la CIMR conservent des soldes techniques positifs.
La Banque africaine de développement propose de créer des véhicules cofinancés permettant d’orienter une fraction de cette épargne vers des infrastructures de long terme. Il ne s’agit pas d’un engagement pris par les caisses. Toute évolution devrait préserver le paiement des pensions, respecter les règles prudentielles et exiger des projets dotés de revenus prévisibles, de garanties vérifiables et d’une gouvernance transparente.












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