Dix-sept nouvelles lignes pour élargir la carte touristique
Rabat doit bénéficier de sept nouvelles liaisons, Marrakech et Agadir de cinq chacune, tandis que les opérations seront renforcées dans treize aéroports. Fès, Tétouan, Essaouira, Ouarzazate, Dakhla ou Nador peuvent ainsi gagner en visibilité auprès des marchés européens.
L'ouverture d'une ligne directe réduit le coût du voyage, mais surtout sa complexité. Une destination secondaire cesse d'être une étape nécessitant une correspondance et devient un choix accessible pour un court séjour. Cette évolution peut soutenir l'hôtellerie, la restauration, les transports locaux et les activités culturelles.
La dépendance à une compagnie unique doit néanmoins être surveillée. Les transporteurs à bas coûts ajustent rapidement leurs capacités selon la rentabilité, les redevances et la demande. Une ligne nouvelle constitue donc une occasion, pas une garantie durable.
La connectivité doit produire de la valeur locale
Le succès ne se mesurera pas uniquement au nombre de sièges. Les régions devront transformer le trafic en nuitées, emplois et dépenses locales. Cela suppose des produits touristiques lisibles, des connexions terrestres fiables et une promotion moins centrée sur quelques images nationales.
L'enjeu environnemental ne peut pas être écarté. Une croissance du trafic aérien doit s'accompagner d'une meilleure gestion des flux, d'une mobilité locale plus sobre et d'un suivi de la pression exercée sur l'eau, les déchets et le patrimoine.
Le programme hivernal donne aux territoires une fenêtre commerciale exceptionnelle. Leur vraie victoire sera de convertir un billet abordable en séjour de qualité, puis en envie de revenir.












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