Mardi, à l’ouverture du GITEX Africa Morocco 2026, l’ambassadeur des États-Unis à Rabat, Richard Duke Buchan III, a livré un message limpide. Washington continue de soutenir le plan marocain d’autonomie, présenté comme « une voie vers la résolution » du différend régional, mais aussi comme un levier de prospérité économique.
Dans la salle, l’annonce n’a surpris personne. Ce qui a davantage retenu l’attention, en revanche, c’est le ton employé. Moins diplomatique, plus direct. « Les investisseurs américains appellent notre ambassade et notre consulat sans arrêt », a confié le diplomate. Une phrase presque anodine, mais qui en dit long sur la dynamique actuelle.
Car derrière ce flux d’appels, c’est un intérêt concret qui se dessine. Les entreprises américaines ne se contentent plus d’observer. Elles se positionnent. Elles étudient. Et, pour certaines, elles se préparent déjà à investir dans le Sahara, perçu désormais comme un espace d’opportunités en pleine structuration.
L’ambassadeur a d’ailleurs insisté sur ce point : les États-Unis et leurs entreprises entendent « se tenir aux côtés du Maroc » pour accompagner la vision portée par Sa Majesté le Roi, dans toutes les régions du Royaume. Une déclaration qui dépasse le cadre économique pour s’inscrire dans une logique de partenariat stratégique plus large.
Le potentiel est réel, porté par les infrastructures en développement et par une volonté politique affirmée. Mais, comme souvent, le passage des intentions aux réalisations dépendra de la capacité à transformer cet intérêt en projets concrets, durables et créateurs de valeur locale.
À Marrakech, le message est passé sans détour : le Sahara n’est plus seulement un sujet diplomatique. Il devient, progressivement, un territoire d’investissement. Et cette évolution, discrète mais déterminante, pourrait redessiner les équilibres économiques régionaux dans les années à venir.












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