Une continuité stratégique du positionnement américain
Depuis la reconnaissance officielle en 2020, cette position s’inscrit dans une logique institutionnelle durable de la politique étrangère américaine.
Elle traduit une vision stratégique qui considère le Maroc comme un partenaire central pour la stabilité régionale, la lutte contre le terrorisme et la sécurisation des routes atlantiques.
Cette continuité renforce le poids diplomatique du Maroc au sein de Nations unies et du Conseil de sécurité, où la dynamique actuelle privilégie des solutions réalistes et consensuelles.
La réunion de Madrid et l’évolution du regard européen
Cette séquence reflète également une évolution plus globale de l’approche européenne, marquée par une attention croissante portée à l’initiative marocaine d’autonomie comme cadre crédible de solution.
L’articulation entre le signal européen et la confirmation américaine laisse entrevoir un rapprochement transatlantique autour d’une approche pragmatique, où la solution politique réaliste gagne en crédibilité.
Dialogue politique et pragmatisme diplomatique
Cette posture reflète l’attachement de Washington au processus onusien, garant de légitimité internationale et de stabilité régionale.
Elle rejoint les résolutions du Conseil de sécurité qui mettent l’accent sur le réalisme, le compromis et la recherche d’une solution politique mutuellement acceptable.
Une lecture géopolitique plus large
- consolider la stabilité dans la région sahélo-saharienne confrontée à des menaces sécuritaires croissantes ;
- renforcer les partenariats avec le Maroc, acteur clé de la sécurité régionale ;
- contenir l’influence de puissances concurrentes en Afrique ;
- sécuriser les flux commerciaux et énergétiques atlantiques.
Un levier pour la diplomatie marocaine
Elles offrent également un nouvel élan aux efforts visant à élargir le cercle des soutiens internationaux à l’initiative d’autonomie, dans un contexte de mutations géopolitiques rapides.
Les propos du conseiller présidentiel américain confirment l’ancrage d’une approche réaliste dans le traitement de la question du Sahara marocain.
Dans cette dynamique, le dossier semble évoluer d’une gestion prolongée du conflit vers la perspective d’un règlement pragmatique soutenu par des équilibres internationaux en mutation.
Par Said Temsamani












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