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Scandale McKinsey, la faillite du politique




Emmanuel « McKinsey » Macron, président de la République (privatisée ?) française, voit ses chances de réélection se réduire à la taille d’une présentation en PowerPoint surfacturée par un cabinet de conseil.

900 millions d’euros versés par l’Etat français à McKinsey, l’année dernière, pour faire le travail pour lequel sont déjà payés les fonctionnaires !

Il arrive même que ledit cabinet de conseil soit surpayé pour ne rien faire. Pas de charges, rien que des recettes ! Et colossales. C’est cela, un « bon » business modèle.

Pour quels résultats, en termes de gestion des affaires publiques ? Ce serait intéressant de demander aux gilets jaunes ce qu’ils en pensent.

Cerise sur le gâteau, la filiale française de l’entreprise américaine McKinsey se déclare toujours en déficit et ne verse, de ce fait, pas d’impôts au trésor public.

La combine est simple : la maison mère McKinsey, dans le siège social se trouve dans l’Etat du Delaware, un paradis fiscal, facture ses services à sa filiale française pour des montants astronomiques, de manière à ce que ladite filiale affiche toujours un déficit.

Le gouvernement français ne semblait pas s’en rendre compte, jusqu’à ce qu’une sénatrice férue de Marx, Eliane Assassi, découvre le pot aux roses et étale le scandale sur la place publique.

Lors de l’audition au Sénat français de l’un des responsables du cabinet de conseil suscité, ce dernier n’a pas hésité à mentir à propos du paiement de l’impôt par son employeur.

Il est, donc, confié à une entreprise privée, étrangère qui plus est, qui fraude le fisc et ment effrontément aux membres du parlement, de conseiller le gouvernement français en matière de gestion des affaires publics...

Il n’est pas étonnant, alors, que la France se porte si mal.

Le scandale est d’autant plus retentissant que de hauts cadres de l’Etat français font gaiement le va et vient entre la fonction publique et des cabinets privés de consultants. Et au diable les soupçons de conflit d’intérêt !

Le pantouflage paraît être la forme achevée de la « bonne gouvernance » en France. Et ce ne sont pas ceux qui le pratiquent qui vont manifester avec les Gilets jaunes.

Les fins de mois difficiles ne sont pas pour ces hauts cadres du secteur public/privé (appartenance variant au grès des circonstances et des attentes des donneurs d’ordre), elles sont pour les contribuables qui leurs versent leurs salaires/prestations.

Dans les pays du Sud, on ricane face à la déconfiture de la classe dirigeante française. Voilà au moins un domaine, la prévarication, ou la France n’a pas de leçons à leur donner. Ce serait même plutôt le contraire.

On croyait vraiment que c’était aux pays du Sud de faire l’effort de rationnaliser leur gouvernance afin de se rapprocher des standards occidentaux.

Puisque, désormais, la tendance s’est inversée et que la marche vers la « tiers-mondisation » est devenue une ambition fièrement affichée, ce ne serait peut être pas une mauvaise idée d’ouvrir, dans les universités des pays du Sud, des cycles de formation en « dilapidation des deniers publics », « abus de biens publics » et autres « compétences » du même genre auxquels viendraient s’inscrire des étudiants du Nord.

Selon les médias français, le cabinet McKinsey aurait élaboré le programme de la précédente campagne présidentielle d’Emmanuel Macron.

A ce compte, autant déclarer la faillite des partis politiques et que les consultants privés se présentent directement aux élections.

Au moins, il serait peut être possible d’inclure parmi les clauses du contrat du pouvoir exécutif/conseil d’administration l’obligation de résultat et l’exigence de remboursement quand les électeurs/clients ne sont pas satisfaits.

Ceci est un conseil gratuit de McL’Odj (veuillez cliquer quand même sur « j’aime », « partager » et envoyer une contribution par Paypal puisqu’il faut bien payer ses factures).

En cadeau pour les lecteurs/contributeurs, ces paroles d’une chanson de Charles Aznavour :
« Rien n'est trop sombre
Rien n'est trop sûr
Je ne suis qu'ombre
Je me fais mur
Comme un félin je me déplace
Raflant les objets de valeur
La gorge serrée par l'angoisse
Au voleur ! »





Ahmed Naji
Journaliste par passion, donner du relief à l'information est mon chemin de croix. En savoir plus sur cet auteur
Mercredi 30 Mars 2022

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