L’édition Éco-Business en mode Scroll de L’ODJ Média, du 2 au 6 novembre 2026, propose cinq dossiers pour comprendre comment l’investissement se traduit en activité et en emploi au Maroc.
Le Radar rassemble quinze brèves sur le crédit bancaire, les délais de paiement des entreprises publiques, le tourisme, le ciment et les équipements du Mondial 2030.
Cinq signaux faibles portent sur les paiements transfrontaliers, l’interconnexion des places boursières africaines, la formation continue, le paiement mobile et la seconde vie des batteries.
Quatre chiffres clés et trois enseignements pratiques aident à suivre les annonces jusqu’aux travaux réalisés, aux commandes obtenues et aux emplois créés sur le terrain.
Investir, produire, recruter au Maroc
Du 2 au 6 novembre 2026
Du 2 au 6 novembre 2026, l’actualité économique suivie par L’ODJ Média a mis côte à côte des projets industriels, des programmes d’accompagnement et un diagnostic exigeant sur l’emploi. À Casablanca, la filière textile cherche à produire davantage de fils et de tissus au Maroc. Dans les provinces du Sud, le partenariat entre l’Agence nationale des ports et l’Agence française de développement doit soutenir la modernisation portuaire. Maroc PME engage une tournée pour rapprocher ses dispositifs des entreprises dans les douze régions. Les exportateurs, de leur côté, cherchent à consolider leurs débouchés en Égypte.
Le Haut-Commissariat au Plan donne à ces sujets une mesure commune. Près de 2,4 millions de personnes connaissent une forme de sous-utilisation de la main-d’œuvre. Les annonces se lisent donc aussi à partir des postes effectivement pourvus, des heures de travail proposées et de la possibilité d’accéder à un emploi depuis son territoire.
Le Radar suit les conditions de financement, les délais de paiement, les indicateurs sectoriels et les dépenses publiques. Les signaux faibles regardent ce qui pourrait changer les coûts et les débouchés des entreprises, des paiements transfrontaliers à la seconde vie des batteries. Une même question traverse l’édition. À quel moment un montant annoncé, un dispositif ouvert ou une capacité prévue devient-il une amélioration que l’on peut mesurer ?
Mesurer les effets des investissements
Cette semaine, les annonces de capacités industrielles et d’appui aux entreprises rencontrent un constat sur l’emploi. L’utilité d’un investissement se vérifie dans les recrutements, les heures travaillées, les commandes et les délais effectivement observés.
Quatre chiffres clés
Cinq grands dossiers
- Le manque de travail dépasse le chômage
- Textile marocain, le pari du tissu produit localement
- Ports du Sud, ce que finance le partenariat ANP–AFD
- PACTE TPME, l’accompagnement se joue dans les régions
- Maroc–Égypte, les exportateurs cherchent de nouveaux débouchés
Le manque de travail dépasse le chômage
Au troisième trimestre 2026, le Haut-Commissariat au Plan recense près de 2,4 millions de personnes confrontées à au moins une forme de sous-utilisation de la main-d’œuvre. Le chiffre, repris par L’ODJ le 3 novembre, met en lumière des situations que le chômage strict décrit seulement en partie. Certaines personnes travaillent moins d’heures qu’elles ne le souhaitent, tandis que d’autres se trouvent aux marges du marché du travail. Pour lire les annonces d’investissement de la semaine, il faut donc aussi regarder les heures proposées et les conditions d’accès aux postes.
L’Enquête sur la main-d’œuvre distingue plusieurs situations. Le chômage strict obéit à des conditions de recherche et de disponibilité. Le sous-emploi lié à la durée concerne des personnes déjà en emploi, qui souhaitent travailler davantage et peuvent le faire. La main-d’œuvre potentielle couvre des situations où recherche et disponibilité ne sont pas réunies simultanément. Le taux de chômage strict atteint 10,5 % au troisième trimestre. En combinant chômage strict et sous-emploi lié à la durée, le HCP obtient 14,6 %, contre 14,0 % au trimestre précédent. Chaque indicateur répond à une question différente et doit être rapporté à son propre champ.
La distinction change la manière d’interpréter un projet industriel ou une mesure d’accompagnement. Une usine peut créer des postes dans une zone précise pendant que des actifs, ailleurs, cherchent des horaires plus stables ou une activité accessible près de chez eux. Les résultats du HCP signalent une exposition particulière des jeunes et des femmes. Pour comprendre les écarts, la localisation des entreprises, les qualifications demandées, les horaires et les possibilités de déplacement méritent autant d’attention que le nombre de postes. Les séries trimestrielles permettront de voir si les évolutions observées se prolongent.
Ce qu’il faut retenir
Le taux de 10,5 % et le total de près de 2,4 millions décrivent deux dimensions du même marché du travail. Dans les communications sur les projets économiques, l’information la plus utile combine les recrutements effectivement réalisés, le type de contrat, la durée du travail et le lieu d’exercice. Un suivi par âge et par sexe aide à voir quels publics bénéficient de la progression.
Point de vigilance
Le HCP a introduit en 2026 une nouvelle Enquête sur la main-d’œuvre. Avant de comparer les résultats avec ceux de l’ancienne enquête, il faut vérifier le champ et les définitions. La comparaison avec le trimestre précédent éclaire l’évolution récente. Elle mérite d’être replacée dans le calendrier agricole et les autres effets saisonniers avant de conclure à une tendance durable du marché.
Regard Maroc
Au Maroc, le rapprochement entre formation et bassins d’emploi peut se mesurer à partir de situations très concrètes. Une formation ouverte à proximité d’un pôle industriel peut élargir le recrutement si les horaires, les transports et les conditions d’inscription sont compatibles avec la vie des candidats. Les données nationales donnent l’ordre de grandeur. Un suivi territorial des postes pourvus, des heures travaillées et des abandons en cours de formation permettrait ensuite de comprendre où se joue l’accès réel à l’emploi.
Sources · L’ODJ Média / L’ODJ · Chômage strict / HCP · Enquête sur la main-d’œuvre
Textile marocain, le pari du tissu produit localement
Au salon Maroc in Mode, ouvert le 3 novembre à Casablanca, Omar Hejira a évoqué un investissement de 2,3 milliards de dirhams, susceptible de générer 7 000 emplois. Selon les éléments rapportés par L’ODJ, 80 % de la production associée au projet serait destinée à l’exportation. La filière importe par ailleurs près de 80 % des tissus et fils qu’elle utilise. Ces deux proportions éclairent un choix industriel précis. Le Maroc peut accroître ses ventes de vêtements tout en cherchant à fabriquer une plus grande part de leurs composants.
La confection offre déjà un accès aux chaînes d’approvisionnement internationales. Intégrer davantage la filature, le tissage et l’ennoblissement déplacerait une partie du travail vers l’amont. Pour les fabricants, des tissus disponibles plus près de l’atelier peuvent raccourcir certains délais et faciliter les petites séries. Pour les donneurs d’ordre, la proximité présente un intérêt lorsque le fournisseur tient ensemble le prix, la qualité et le calendrier. La décision de produire localement dépend donc du tissu demandé, du volume prévisible et de la capacité de l’usine à répondre aux normes des clients.
Le salon donne une idée de la diversité des acteurs à rapprocher. L’ODJ rapporte la présence de plus de 200 exposants issus de 25 pays. Ce rendez-vous peut servir à identifier des fournisseurs et des acheteurs, puis à tester la solidité de leurs engagements. Les besoins d’un atelier de confection, d’une filature et d’une unité de teinture sont différents. Le dernier maillon, en particulier, doit documenter sa consommation d’eau, sa gestion des effluents et sa régularité de production. Dans une filière exposée aux variations de commandes, les contrats conclus et la part des capacités réellement utilisée éclaireront la viabilité de l’effort.
Ce qu’il faut retenir
Les 2,3 milliards de dirhams et les 7 000 emplois relèvent de l’annonce. Pour suivre le projet, quatre données seront décisives au fil de sa mise en œuvre. Il s’agit des investissements engagés, de la capacité effectivement installée, des recrutements réalisés et de la part des fils ou tissus achetés au Maroc. L’évolution des exportations complète cette lecture en mesurant les débouchés.
Point de vigilance
Les deux proportions de 80 % ont des dénominateurs différents. La première concerne le débouché prévu du projet, la seconde la dépendance aux importations de la filière. Une hausse de la production nationale peut coexister avec des importations toujours importantes si la demande totale progresse. Le suivi devra donc préciser les familles de produits et comparer à la fois les volumes et les parts de marché.
Regard Maroc
Pour le Maroc, la proximité de l’Europe peut donner un avantage aux entreprises qui savent répondre vite à une commande ou réassortir un client. Cet avantage dépend aussi des matières disponibles, des compétences de contrôle et de la fiabilité des livraisons. Une première étape crédible serait de suivre quelques familles de tissus pour lesquelles la demande est régulière et l’offre locale mesurable. Les résultats aideraient à distinguer les investissements capables de réduire un délai de ceux dont l’intérêt principal tient à une nouvelle capacité d’exportation.
Sources · L’ODJ Média / L’ODJ · Maroc in Mode / LeBrief · Annonce à Maroc in Mode
Ports du Sud, ce que finance le partenariat ANP–AFD
L’Agence nationale des ports et l’Agence française de développement ont signé le 3 novembre à Rabat une déclaration conjointe relative à un financement de 100 millions d’euros. Le partenariat vise la modernisation des installations, le développement des provinces du Sud et la transition vers des ports plus sobres. La brève de L’ODJ précise que le concours prend la forme d’un prêt bonifié sur treize ans, sans garantie de l’État. Ces modalités éclairent le financement du programme. Les calendriers des travaux et les résultats d’exploitation en éclaireront les effets.
Le financement est lié au programme d’investissement 2023–2030 de l’ANP. La remise à niveau d’une installation portuaire peut concerner les ouvrages, les équipements ou les conditions d’exploitation. Les besoins varient d’un site à l’autre, selon les trafics et l’état des installations. L’intérêt économique se lit dans la capacité à accueillir des flux réguliers et à réduire les aléas qui pèsent sur les transporteurs et les chargeurs. Sur ce plan, un quai disponible et un passage plus prévisible peuvent compter autant qu’une capacité nominale supérieure.
Le volet environnemental mérite des indicateurs distincts. L’efficacité énergétique, l’adaptation aux risques climatiques ou la gestion des déchets peuvent avancer à des rythmes différents. Pour évaluer un projet, une mesure avant travaux et des objectifs par site rendraient le bilan plus clair. Le caractère non souverain du prêt place l’ANP au centre de l’exécution financière. Les décaissements, les marchés de travaux et la mise en service obéissent chacun à leur calendrier. Le montant annoncé donne donc l’échelle du partenariat, tandis que les étapes du projet permettront de repérer les réalisations effectivement financées. Cette distinction est particulièrement importante lorsqu’un même programme couvre plusieurs installations.
Ce qu’il faut retenir
Le concours de 100 millions d’euros constitue le troisième financement du partenariat ANP–AFD présenté lors de la signature. Le chiffre désigne le financement global annoncé. Pour en suivre la traduction opérationnelle, les informations les plus utiles seront le périmètre des opérations, la répartition des montants, les étapes de commande publique et les dates de mise en service des équipements concernés.
Point de vigilance
Les résultats des travaux et la progression du trafic doivent être examinés séparément. Un port modernisé peut accueillir davantage d’activité lorsque les liaisons routières, les services maritimes et les flux commerciaux suivent. Les économies d’énergie ou la réduction des interruptions d’exploitation doivent, elles aussi, être documentées site par site, avec des indicateurs qui tiennent compte du volume d’activité et des contraintes propres à chaque installation.
Regard Maroc
Dans les provinces du Sud, la valeur d’un investissement portuaire se mesure jusque dans l’arrière-pays. Les entreprises locales ont besoin de services réguliers, d’un transport prévisible et d’informations fiables sur les délais. Une articulation avec les zones d’activité et les réseaux routiers permettrait de rapprocher les investissements des besoins des chargeurs. Le double suivi des gains logistiques et des résultats environnementaux donnerait une lecture concrète du programme. Il aiderait aussi à comparer les effets entre ports dont les trafics et les missions diffèrent.
Sources · L’ODJ Média / L’ODJ · Modalités du prêt / Sahara.ma · Déclaration ANP–AFD
PACTE TPME, l’accompagnement se joue dans les régions
Maroc PME a lancé le 3 novembre la tournée « PACTE TPME en Régions » dans la région de Rabat-Salé-Kénitra, avec la Confédération générale des entreprises du Maroc. La démarche doit couvrir les douze régions et rapprocher les dispositifs d’appui des petites entreprises. L’agence rattache l’initiative à son plan ORBIT 2030 et au PACTE TPME lancé en avril. Le test se situe dans le parcours des entrepreneurs, entre le premier contact, l’instruction d’une demande et le démarrage d’un projet effectivement accompagné dans leur territoire.
Une entreprise qui cherche à moderniser ses équipements, améliorer son organisation ou trouver de nouveaux débouchés doit d’abord identifier l’appui adapté. La tournée offre un point de contact pour expliquer les dispositifs et recueillir les difficultés de terrain. Elle peut aussi faire remonter les écarts entre les modalités nationales et la situation de certaines entreprises, notamment leur capacité à préparer les pièces demandées ou à dégager du temps pour un diagnostic.
Le rôle des relais régionaux devient déterminant après la rencontre. Lorsqu’une entreprise repart avec un interlocuteur, une liste de pièces et un calendrier d’instruction, la première étape débouche sur une démarche vérifiable. Les structures d’appui peuvent ensuite repérer les abandons et leurs motifs. Un dossier incomplet peut traduire un besoin d’assistance administrative, tandis qu’un projet différé peut dépendre du financement ou d’un arbitrage de l’entreprise. Cette distinction évite de mélanger des difficultés qui appellent des réponses différentes. Les bilans gagneraient à distinguer les entreprises informées, les demandes déposées, les décisions prises et les projets effectivement engagés. Le suivi dans la durée permettrait aussi de voir si les entreprises reviennent solliciter un appui complémentaire.
Ce qu’il faut retenir
Le PACTE existe depuis avril 2026. Le lancement de novembre marque son déploiement territorial. Le passage dans douze régions donne une mesure de la couverture annoncée. Pour apprécier la portée économique, il faudra suivre la conversion des contacts en dossiers, les délais de réponse et la proportion de projets qui atteignent une étape observable, comme une commande d’équipement ou une prestation d’accompagnement engagée.
Point de vigilance
Les entreprises qui participent à une rencontre peuvent déjà disposer d’une organisation et d’un accès à l’information supérieurs à ceux d’entreprises plus petites ou éloignées. Un bilan par région et par taille de société aiderait à voir qui accède réellement au dispositif. Les critères et les pièces exigées méritent d’être publiés clairement, de façon à ce que les entrepreneurs puissent préparer leur demande à temps.
Regard Maroc
Au Maroc, les besoins d’une entreprise industrielle qui veut automatiser une opération et ceux d’une très petite structure qui cherche à structurer sa gestion diffèrent. L’approche régionale peut être efficace si elle relie ces demandes aux opérateurs compétents et conserve un suivi après le rendez-vous. Le lien avec les établissements de formation et les réseaux professionnels compte également pour les projets qui supposent de nouvelles qualifications. Des indicateurs simples, suivis dans chaque territoire, éclaireraient les obstacles communs et les besoins propres à chaque bassin.
Sources · L’ODJ Média / L’ODJ · Lancement régional / Maroc PME · Communiqué de lancement
Maroc–Égypte, les exportateurs cherchent de nouveaux débouchés
La Confédération marocaine des exportateurs et l’ambassade d’Égypte au Maroc ont engagé des échanges pour dynamiser les ventes marocaines sur le marché égyptien. L’ODJ rappelle que le déficit commercial bilatéral dépasse 10 milliards de dirhams en 2025. Le dossier s’inscrit dans une semaine où le programme Power Export a recueilli 535 candidatures, selon les chiffres relayés par L’ODJ. Pour une entreprise, l’enjeu immédiat est de savoir quelles conditions commerciales, logistiques et financières permettent de transformer un contact en commande régulière sur un marché donné.
L’ASMEX retient trois pistes. Elle veut épauler les entreprises déjà présentes, ouvrir de nouveaux débouchés et faciliter les démarches auprès de l’organisme égyptien de contrôle des importations. Les engrais, les produits de la mer, les cosmétiques et l’huile d’olive figurent parmi les pistes commerciales. Une lecture par produit est plus utile à l’exportateur qui cherche un acheteur. Elle permet de vérifier la place des fournisseurs existants, les exigences d’accès au marché et la capacité à livrer de manière régulière. Le prix rendu, le délai de transit, la conformité documentaire et la sécurisation du règlement interviennent ensemble dans la décision. Un coût de transport peu prévisible ou un règlement tardif peut peser davantage sur une petite commande que sur un flux établi.
Les candidatures enregistrées dans le cadre de Power Export renseignent sur la demande d’accompagnement. Le dispositif marocain vise l’élargissement de la base exportatrice dans les régions. Une entreprise qui se prépare à exporter peut avoir besoin de tester sa capacité de production, puis de faire valider ses produits et de prospecter. Une autre, déjà présente à l’international, cherchera surtout un nouveau circuit de distribution. Le suivi des deux trajectoires doit tenir compte de ces différences. Pour juger de la relation avec l’Égypte, les ventes réalisées à plusieurs reprises et les produits qui trouvent une distribution durable apporteront des indications plus précises que le seul nombre de rencontres.
Ce qu’il faut retenir
Le déficit commercial bilatéral et les candidatures à Power Export mesurent deux réalités différentes. Le premier est un solde sur une relation commerciale. Les secondes témoignent de l’intérêt pour un dispositif national. Leur rapprochement pose une question concrète. Quelles entreprises disposent déjà d’une offre adaptée à l’Égypte, et de quel appui ont-elles besoin pour y réaliser des ventes dans des conditions soutenables ?
Point de vigilance
Les candidatures couvrent plusieurs débouchés et ne peuvent être attribuées au marché égyptien. Les chiffres de commerce doivent, eux, être lus par période et par produit. Quelques opérations de grande taille peuvent modifier le solde total sans renseigner sur la situation des PME. Le suivi gagnerait à distinguer les premières transactions, les commandes renouvelées et les marchés où l’activité s’installe.
Regard Maroc
Pour les exportateurs marocains, l’intérêt d’une démarche collective tient à la mutualisation de tâches coûteuses à mener seuls. L’information sur la réglementation, la rencontre de distributeurs et l’identification de solutions de paiement peuvent réduire le temps de préparation. Une première expédition reste un test pour la chaîne entière, depuis la préparation de la marchandise jusqu’à l’encaissement. Documenter ce parcours sur quelques filières donnerait des repères aux entreprises qui explorent le marché égyptien et permettrait d’ajuster les dispositifs d’accompagnement aux difficultés effectivement rencontrées.
Sources · L’ODJ Média / L’ODJ · Power Export / LeBrief · Rencontre ASMEX–Égypte
Radar des brèves
Le taux moyen des crédits recule à 4,57 %
Selon l’enquête de Bank Al-Maghrib relayée par L’ODJ, le taux débiteur global est passé de 4,81 % au deuxième trimestre à 4,57 % au troisième trimestre 2026. Les écarts restent marqués selon l’usage. Les facilités de trésorerie ressortent à 4,39 %, les crédits d’équipement à 4,52 %, les prêts immobiliers à 4,99 % et les crédits à la consommation à 6,68 %. Cette dispersion compte pour les entreprises qui arbitrent entre un financement de court terme et l’achat d’un équipement. La moyenne agrège des dossiers de montants, durées et profils différents.
À surveiller. L’évolution des taux proposés aux petites entreprises, ainsi que les frais et garanties qui déterminent le coût effectif.
Sources · L’ODJ Média
Les entreprises publiques paient en 35,8 jours en moyenne
Le ministère chargé des Finances indique un délai moyen déclaré de 35,8 jours pour les établissements et entreprises publics en septembre. L’ODJ rappelle que la moyenne ressortait à 35,6 jours en juillet et à 34,7 jours en mars. L’écart depuis juillet reste limité. Pour un fournisseur, les conséquences dépendent toutefois du délai constaté chez son donneur d’ordre et du poids de la facture dans sa trésorerie. Une moyenne nationale éclaire l’évolution d’ensemble. Le détail par organisme, lorsqu’il est disponible, aide à repérer les délais qui pèsent sur la continuité des prestations.
À surveiller. La dispersion des délais par établissement et l’évolution des règlements les plus longs.
Sources · L’ODJ Média
Mondial 2030, les équipements entrent dans le débat budgétaire
La préparation du Mondial 2030 figure dans les orientations budgétaires présentées par le ministère chargé des Sports. L’ODJ cite six villes marocaines concernées par les préparatifs présentés au Parlement. Casablanca, Rabat, Tanger, Fès, Marrakech et Agadir sont concernées par ce calendrier d’équipement. Les orientations évoquent également le sport de proximité et le haut niveau. Pour suivre la dépense, il convient de distinguer les opérations liées à la compétition, les autres programmes sectoriels et les dépenses de fonctionnement qui suivront la mise en service. Les marchés attribués préciseront progressivement le périmètre des chantiers.
À surveiller. Les calendriers par site et la destination des équipements après la compétition.
Sources · L’ODJ Média
Le Trésor retient 2,95 milliards de dirhams
Lors de l’adjudication du 3 novembre, le Trésor a retenu 2,95 milliards de dirhams sur 4,96 milliards proposés, selon les données de marché relayées par L’ODJ. Les montants retenus portent sur des échéances de treize et cinquante-deux semaines. La première a absorbé l’intégralité des 1,4 milliard de dirhams proposés sur cette maturité. L’opération donne une photographie du financement de court terme à une date précise. Le volume retenu et les rendements obtenus doivent être lus avec le calendrier des émissions et les échéances arrivant à maturité.
À surveiller. Les prochaines adjudications, pour voir si la hausse relevée sur les taux courts se prolonge.
Sources · L’ODJ Média
Les industriels anticipent un regain d’activité
Les réponses à l’enquête de Bank Al-Maghrib, relayée par L’ODJ, font apparaître des anticipations de hausse de la production et des ventes pour les trois mois suivants dans la plupart des branches. La collecte s’est déroulée du 1er au 29 octobre et le taux de réponse atteint 63 %. Pour septembre, les entreprises interrogées indiquaient une production globalement stable et des ventes en hausse. L’écart entre ces deux variables mérite attention. Il peut refléter un décalage de calendrier ou l’utilisation de stocks, parmi d’autres explications possibles selon les branches.
À surveiller. Les prochaines observations de production, les carnets de commandes et les divergences entre secteurs.
Sources · L’ODJ Média
Les hébergements classés dépassent 30 millions de nuitées
Les hébergements classés ont comptabilisé 30,9 millions de nuitées à fin août, en hausse de 8 % sur un an, d’après l’Observatoire du tourisme cité par L’ODJ. Le taux d’occupation national atteint 57 %, soit un point de plus. Parmi les villes en progression figurent Rabat, Ouarzazate, Casablanca et Agadir, à des rythmes différents. Ces chiffres portent sur les établissements classés. Ils donnent un repère sur la fréquentation commerciale et invitent à examiner l’évolution de l’offre de chambres, des tarifs et des recettes dans chaque destination.
À surveiller. Le niveau d’activité après l’été et la progression des recettes rapportées aux nuitées.
Sources · L’ODJ Média
Les avoirs étrangers en actions cotées atteignent 220 milliards
À fin 2025, les actions cotées détenues par des investisseurs étrangers à Casablanca valaient 220 milliards de dirhams, selon les données de l’Autorité marocaine du marché des capitaux relayées par L’ODJ. La valeur augmente de 21,2 % sur un an. L’indice MASI a lui-même progressé de 27,6 % en 2025. Un portefeuille peut donc prendre de la valeur sous l’effet de la hausse des cours, même à nombre de titres constant. L’évolution du stock détenu demande une lecture séparée de celle des acquisitions et cessions.
À surveiller. La part des étrangers dans la capitalisation et les flux d’achat et de vente lorsqu’ils sont détaillés.
Sources · L’ODJ Média
Le ciment avoisine 12,57 millions de tonnes à fin octobre
Deux brèves de L’ODJ situent les livraisons cumulées autour de 12,57 millions de tonnes à fin octobre. Elles rapportent des évolutions annuelles différentes et présentent des périmètres de déclarants distincts. La série citée le 3 novembre couvre cinq membres de l’Association professionnelle des cimentiers. Celle relayée le 5 novembre mentionne aussi d’autres opérateurs. Les données restent un repère d’activité pour la construction. Le rapprochement des séries appelle toutefois une lecture des tableaux de référence avant de retenir un taux de croissance pour l’ensemble du marché.
À surveiller. Les séries homogènes par mois et par segment, notamment distribution, béton prêt à l’emploi et infrastructures.
Sources · L’ODJ Média / L’ODJ · Série des cinq membres APC / Le Matin · Série APC
La myrtille marocaine gagne du terrain en Pologne
Le Maroc a expédié plus de 3 800 tonnes de myrtilles fraîches vers la Pologne sur la campagne 2025–2026, contre 1 800 tonnes la campagne précédente. La progression est rapportée par L’ODJ à partir des données d’EastFruit relayées par Yabiladi. Le Royaume se hisse ainsi au quatrième rang des fournisseurs de la Pologne sur la période considérée. La hausse des volumes renseigne sur la place prise par la filière. Pour apprécier sa solidité commerciale, il faudrait suivre la répartition des ventes selon les mois, les prix obtenus et la régularité des livraisons.
À surveiller. La reconduction des commandes et l’évolution des prix à l’export lors de la prochaine campagne.
Sources · L’ODJ Média
À Tata, les dattes passent aussi par le stockage
La filière de Souss-Massa produit environ 13 000 tonnes de dattes et génère un chiffre d’affaires estimé à 520 millions de dirhams par an, selon les données présentées au Salon international des dattes d’Erfoud et relayées par L’ODJ. La province de Tata occupe une place importante dans cette production. La région compte onze unités de valorisation, pour une capacité de stockage cumulée de 2 440 tonnes. La possibilité de trier, conditionner et stocker le produit peut élargir les débouchés en dehors de la période de récolte.
À surveiller. L’utilisation des unités, l’accès des producteurs au conditionnement et la valorisation des différentes variétés.
Sources · L’ODJ Média
Le Fonds Mohammed VI publie son premier bilan d’impact
Le Fonds Mohammed VI pour l’Investissement a consacré son premier rapport d’impact à l’exercice 2025. Selon les données du fonds relayées par L’ODJ, 7,2 milliards de dirhams de fonds propres ont été engagés à fin 2025 et le fonds a contribué au financement de 52 entreprises. Le rapport indique également plus de 15 000 emplois soutenus. Cette formulation couvre les effets associés aux interventions et appelle une lecture de la méthode retenue. La prochaine étape du suivi consistera à rapprocher engagements, montants effectivement décaissés et réalisations chez les bénéficiaires.
À surveiller. La ventilation sectorielle des décaissements et la distinction entre emplois créés et emplois maintenus.
Sources · L’ODJ Média
Le projet de budget de l’éducation atteint 106,95 milliards
Le projet de budget 2027 de l’Éducation nationale et du Préscolaire prévoit 106,95 milliards de dirhams en crédits de paiement et d’engagement, contre 102,19 milliards en 2026, selon la présentation parlementaire relayée par L’ODJ. Parmi les priorités figurent le préscolaire, la réhabilitation des établissements, la lutte contre le décrochage et la réduction des classes surchargées. La somme mêle deux types de crédits dont l’échéance d’utilisation diffère. Le suivi des résultats devra donc rapprocher les montants des opérations réalisées, des niveaux scolaires et des zones concernées.
À surveiller. Les crédits effectivement ouverts après adoption et les objectifs mesurables pour les établissements prioritaires.
Sources · L’ODJ Média
Somaport prépare l’extension de son terminal à Casablanca
Somaport prépare un programme qui vise à doubler la capacité de son terminal à conteneurs au port de Casablanca, selon les informations relayées par L’ODJ. Le projet prévoit notamment une extension du terre-plein. L’opérateur a obtenu un accord de principe pour prolonger la concession de trente ans, jusqu’en 2056, selon la même source. La capacité d’un terminal dépend aussi de l’accès des camions, de l’organisation du stockage et de la coordination avec les autres opérateurs. Ces éléments conditionneront le gain de temps constaté par les entreprises utilisatrices.
À surveiller. La formalisation de la concession, le phasage des travaux et la fluidité des accès terrestres.
Sources · L’ODJ Média
Mutandis annonce un chiffre d’affaires en hausse de 29 %
Le chiffre d’affaires consolidé de Mutandis s’établit à 764 millions de dirhams au troisième trimestre 2026, soit une hausse de 29 % sur un an, selon les données relayées par L’ODJ. Sur les neuf premiers mois, il atteint 1 725 millions de dirhams, en hausse de 16 %. Les boissons bénéficient du retour à pleine cadence de l’usine d’Aïn Ifrane, tandis que les produits de la mer profitent d’une meilleure disponibilité de sardines, d’après l’article. L’évolution des ventes permet de suivre l’activité commerciale du groupe.
À surveiller. L’évolution des marges et des coûts, ainsi que la tenue des volumes en fin d’année.
Sources · L’ODJ Média
Le réseau Shell atteint 40 stations dans les provinces du Sud
Vivo Energy Maroc et Myher Holding annoncent le passage de 13 stations Shell en 2019 à 40 dans les provinces du Sud. L’ODJ, qui a publié l’information le 2 novembre, relaie également plus de 850 emplois locaux annoncés par les entreprises. Le maillage des stations renseigne sur l’extension de l’offre de services le long des axes desservis. Ses effets sur les déplacements professionnels dépendent notamment de la localisation des installations, de la régularité de l’approvisionnement et des services disponibles pour les conducteurs et les transporteurs.
À surveiller. Le détail territorial des ouvertures et les emplois associés à l’exploitation des différents sites.
Sources · L’ODJ Média
Cinq signaux faibles
Le coût des paiements peut décider d’une vente
La fragmentation des systèmes de paiement demeure un obstacle pour les entreprises qui commercent en Afrique, selon les échanges rapportés par L’ODJ. Sur une petite facture, les frais de change et les délais de règlement peuvent absorber une part significative de la marge. Le sujet mérite un suivi au-delà des annonces d’interconnexion. Un signal concret serait la publication de délais et de frais constatés sur des corridors précis. Pour les entreprises marocaines, la comparaison devrait porter sur la somme reçue, le temps nécessaire et les recours disponibles en cas d’incident.
Sources · L’ODJ Média
Le projet Dangote met les régulateurs à l’épreuve
Le projet de faire participer des investisseurs de plusieurs pays africains à l’introduction en Bourse de la raffinerie Dangote fait ressortir la fragmentation des procédures, selon L’ODJ. Les échanges avec plusieurs places boursières ouvrent une perspective, dont la portée dépend des autorisations nationales et des modalités d’accès des investisseurs. Le signal à suivre réside dans une éventuelle reconnaissance mutuelle des procédures ou dans un dispositif commun de règlement et de conservation des titres. Une opération concrète permettrait d’identifier les démarches encore à répéter d’une place à l’autre.
Sources · L’ODJ Média
La formation continue peine à atteindre les entreprises
Moins de 1 % des entreprises cotisantes accèdent au dispositif marocain de formation continue, selon le constat de la CGEM rapporté par L’ODJ. Ce ratio porte sur l’usage du dispositif par les entreprises cotisantes. Il renseigne peu sur les formations financées directement par les employeurs. Le signal économique réside dans la difficulté possible à utiliser un outil censé rapprocher compétences et besoins de production. Une progression des demandes acceptées, surtout chez les petites entreprises, donnerait un premier indice de changement. Le délai nécessaire pour obtenir une réponse en donnerait un second.
Sources · L’ODJ Média
Le paiement mobile progresse dans une économie de cash
Attijariwafa bank et sa néobanque Simple ont lancé Samsung Pay au Maroc, selon L’ODJ. La brève décrit le paiement via téléphone sur des terminaux sans contact compatibles. Une autre publication relève un encours fiduciaire de 549,6 milliards de dirhams à fin septembre, en hausse sur un an d’après les statistiques relayées de Bank Al-Maghrib. Ces données mesurent respectivement l’arrivée d’un service et un stock d’espèces. La diffusion réelle du paiement mobile se lira dans la fréquence d’usage, les catégories de commerces équipées et la répartition géographique des transactions.
Sources · L’ODJ Média / L’ODJ · Circulation fiduciaire
Les batteries attendent leur filière de seconde vie
L’Organisation des Nations unies pour le développement industriel prépare un cadre marocain de collecte, de diagnostic, de réemploi et de recyclage des batteries, selon L’ODJ. Les lacunes recensées concernent notamment la collecte spécialisée, l’évaluation de l’état des batteries et la certification de leur seconde vie. Le sujet devient stratégique à mesure que les investissements industriels avancent. Les premiers signes tangibles seraient la mise en service d’un circuit de collecte traçable et la publication de critères de sécurité pour le réemploi. Ces éléments permettraient aussi de mieux estimer les volumes réellement valorisables.
Sources · L’ODJ Média
Trois enseignements pratiques
- Suivre la mise en service. Pour chaque investissement annoncé, relever l’attribution des marchés, le démarrage des travaux et l’entrée en exploitation.
- Mesurer le parcours des entreprises. Pour un programme d’appui, distinguer les contacts, les candidatures, les décisions et les projets qui démarrent.
- Regarder les heures et les qualifications. Associer les recrutements au lieu du poste, au temps travaillé et aux compétences effectivement mobilisées.
Les prochaines preuves à chercher
Les décisions de la semaine se jouent à trois échelles. À l’échelle du site, l’investissement textile ou portuaire suppose des équipements disponibles, des normes respectées et des coûts d’exploitation maîtrisés. À l’échelle de l’entreprise, la trésorerie, les compétences et les débouchés déterminent la possibilité d’utiliser ces capacités. À l’échelle du marché du travail, le HCP oblige à suivre plusieurs résultats en parallèle, depuis l’accès au poste jusqu’au volume d’heures effectivement travaillé. Chaque échelle appelle ses propres preuves.
Le Radar montre que les calendriers économiques peuvent diverger. Le taux moyen du crédit baisse au troisième trimestre tandis que les délais déclarés par les entreprises publiques évoluent peu depuis juillet. Pour un fournisseur, ces deux séries deviennent concrètes lorsqu’il faut financer les semaines qui séparent une prestation de son règlement. Les chiffres touristiques ou industriels se lisent aussi avec leur périmètre. Une nuitée dans un hébergement classé, une anticipation de production et une livraison de ciment décrivent des étapes différentes de l’activité.
Les signaux faibles indiquent où les prochains gains pourraient apparaître. La réduction du coût d’un règlement transfrontalier peut changer la rentabilité d’une première exportation. Une formation continue plus accessible peut faciliter un recrutement ou une évolution de poste. Un circuit de collecte certifié peut ouvrir un débouché industriel à des batteries aujourd’hui difficiles à valoriser. Dans chacun de ces cas, une donnée suivie dans la durée permettrait de distinguer un changement d’usage d’une annonce ponctuelle.
D’ici à la prochaine édition, les jalons à surveiller sont donc les marchés passés pour les ports, les commandes et les capacités installées dans le textile, puis les dossiers effectivement instruits après les rendez-vous de Maroc PME. Les publications suivantes du HCP aideront à replacer ces évolutions dans le marché du travail national.
Méthode
Cette édition couvre les publications du 2 au 6 novembre 2026 des rubriques économiques de L’ODJ Média. La sélection privilégie les sujets qui éclairent l’activité des entreprises, le financement de l’économie, l’emploi et les effets des investissements sur les territoires marocains.
Les publications consacrées à une même annonce ou à une même série statistique sont rapprochées. Les dossiers développent les enjeux structurels, le Radar présente les autres faits saillants et les signaux faibles identifient des évolutions dont les effets restent à observer. Lorsque des références sont disponibles, les informations structurantes sont recoupées avec les publications des organismes concernés ou avec d’autres sources documentaires identifiées. Les chiffres sont rattachés à leur période et à leur périmètre. Les annonces, les intentions et les résultats observés sont distingués dans les textes.
Transparence IA
Cette revue a été élaborée avec l'assistance d'outils d'intelligence artificielle pour la collecte, le classement, le rapprochement documentaire et l'aide à la synthèse. La sélection éditoriale, la hiérarchisation, la vérification et la publication relèvent de la responsabilité de la rédaction.


