Face à l’ampleur de la polémique, l’instance dirigeante du football sénégalais a réagi sans tarder à travers un communiqué officiel. La FSF y a clairement pris ses distances avec les propos de l’ex-attaquant, précisant qu’ils relevaient exclusivement d’une opinion personnelle et qu’ils ne reflétaient ni la position officielle de la Fédération ni celle de son bureau exécutif.
Cette sortie institutionnelle met en lumière des désaccords sous-jacents au sein de l’écosystème du football sénégalais, notamment concernant la place et le rôle des anciennes figures emblématiques dans le débat public. Elle relance également la réflexion sur les mécanismes de communication interne et la gestion des différends, dans un contexte où les sujets évoqués — en particulier ceux liés aux avantages institutionnels et au soutien de l’État — demeurent hautement sensibles.
Si la Fédération assure entretenir des relations solides et constructives avec les autorités publiques, la répétition de prises de parole médiatiques controversées de personnalités influentes interroge sur la cohérence du discours officiel et sur la capacité de l’institution à canaliser ses divergences en dehors de la sphère médiatique.
Cette situation survient à un moment délicat, alors que le football sénégalais cherche à préserver sa stabilité administrative et technique, dans le prolongement de ses récents succès sur la scène continentale. Dans ce contexte, la maîtrise de la communication et l’unité des acteurs apparaissent plus que jamais comme des leviers essentiels pour protéger l’image du football sénégalais, tant en Afrique qu’à l’international.
Confrontée à ces tensions, la Fédération sénégalaise de football se retrouve ainsi face à l’impératif de renforcer ses outils de dialogue et de régulation interne, afin de gérer les désaccords de manière institutionnelle et de consolider les acquis engrangés ces dernières années.












L'accueil















