Dans le cadre de la Foire d’art contemporain africain 1-54 Marrakech, l’Atelier Hanout présentera, à partir du 7 février, « Shifting Lights », une exposition multimédia singulière de Meriem Nour. À la croisée de la vidéo, de la photographie et des installations textiles, cette proposition interroge la place du corps féminin dans les sociétés arabes contemporaines. Entre mode et démarche sociologique, l’artiste offre une immersion critique sur la manière dont le vêtement façonne nos identités, nos regards et nos résistances.
Conçue comme un parcours sensoriel et analytique, « Shifting Lights » investit l’Atelier Hanout avec une approche tridimensionnelle de l’image et de l’espace. L’exposition examine les mécanismes de représentation du corps des femmes et le rôle du vêtement dans la construction du regard social. L’ouverture au public est prévue le samedi 7 février.
Fondatrice de la maison Hanout, Meriem Nour déploie un dispositif où les médiums dialoguent: vidéo, photographie et installation se répondent pour dépasser la simple présentation de silhouettes. Le projet explore la manière dont le corps féminin est perçu, cadré, négocié parfois fragmenté dans l’espace public et symbolique.
Une exposition en trois actes
Le parcours s’ouvre sur une pièce filmique qui fait office de seuil perceptif. Sans narration linéaire, la vidéo compose avec le mouvement, la lumière et la respiration du corps, instaurant une tension expectante et une suspension du temps, préparation sensible à la traversée de l’exposition.
Il se poursuit par une série photographique accrochée sur un mur noir, volontairement radical. Les images travaillent le flou, la fragmentation et la discontinuité, révélant la porosité entre identité intime et représentation publique. Le textile y est central: brut, souvent non teint, il devient matière narrative et support symbolique.
Pour cette séquence, Meriem Nour a collaboré avec la jeune photographe marocaine Yasmine Hatimi, dont l’écriture visuelle poétique et nuancée revisite la culture marocaine contemporaine. Par ses images, Hatimi déconstruit subtilement les stéréotypes et propose des alternatives aux représentations figées.
Le vêtement comme forme et discours
Au cœur de l’exposition, une installation rassemble six silhouettes féminines cartographiant des états: la sensuelle, l’intellectuelle, la punk, la spirituelle, la poétique et la figure de pouvoir. Face à elles, une présence centrale, assise, blanche, volontairement non assignée, opère comme contrepoint. Il ne s’agit pas de portraits psychologiques, mais de manières d’habiter le corps et l’espace: se protéger, s’affirmer, résister, disparaître.
Ces états dérivent d’une même pièce vestimentaire signée Meriem Nour un classique de la maison Hanout déjà visible dans la série photographique. Déclinée et transformée, la pièce devient objet spatial et sculptural, tissant une constellation de présences suspendues.
«“Shifting Lights” ne consiste pas à montrer des vêtements, mais à révéler comment le corps féminin est regardé, cadré et négocié dans les sociétés arabes contemporaines », souligne Meriem Nour.
Atelier Hanout, un espace en devenir
Avec « Shifting Lights », l’Atelier Hanout confirme sa vocation d’espace hybride: lieu de travail, de production et de diffusion artistique. Si la mode demeure en filigrane, l’étage se mue ponctuellement en espace dédié à l’art et à l’artisanat. Après « La Fatna », exposition inaugurale consacrée à l’artisane brodeuse La Fatna Maâroufi et à l’histoire de la mode marocaine via des archives photographiques, cette nouvelle proposition marque une étape importante dans la programmation.
L’exposition sera accessible sur rendez-vous jusqu’au 31 mars 2026, offrant aux visiteurs un temps d’immersion et de réflexion autour du corps féminin, du vêtement et des regards qui les traversent.
Conçue comme un parcours sensoriel et analytique, « Shifting Lights » investit l’Atelier Hanout avec une approche tridimensionnelle de l’image et de l’espace. L’exposition examine les mécanismes de représentation du corps des femmes et le rôle du vêtement dans la construction du regard social. L’ouverture au public est prévue le samedi 7 février.
Fondatrice de la maison Hanout, Meriem Nour déploie un dispositif où les médiums dialoguent: vidéo, photographie et installation se répondent pour dépasser la simple présentation de silhouettes. Le projet explore la manière dont le corps féminin est perçu, cadré, négocié parfois fragmenté dans l’espace public et symbolique.
Une exposition en trois actes
Le parcours s’ouvre sur une pièce filmique qui fait office de seuil perceptif. Sans narration linéaire, la vidéo compose avec le mouvement, la lumière et la respiration du corps, instaurant une tension expectante et une suspension du temps, préparation sensible à la traversée de l’exposition.
Il se poursuit par une série photographique accrochée sur un mur noir, volontairement radical. Les images travaillent le flou, la fragmentation et la discontinuité, révélant la porosité entre identité intime et représentation publique. Le textile y est central: brut, souvent non teint, il devient matière narrative et support symbolique.
Pour cette séquence, Meriem Nour a collaboré avec la jeune photographe marocaine Yasmine Hatimi, dont l’écriture visuelle poétique et nuancée revisite la culture marocaine contemporaine. Par ses images, Hatimi déconstruit subtilement les stéréotypes et propose des alternatives aux représentations figées.
Le vêtement comme forme et discours
Au cœur de l’exposition, une installation rassemble six silhouettes féminines cartographiant des états: la sensuelle, l’intellectuelle, la punk, la spirituelle, la poétique et la figure de pouvoir. Face à elles, une présence centrale, assise, blanche, volontairement non assignée, opère comme contrepoint. Il ne s’agit pas de portraits psychologiques, mais de manières d’habiter le corps et l’espace: se protéger, s’affirmer, résister, disparaître.
Ces états dérivent d’une même pièce vestimentaire signée Meriem Nour un classique de la maison Hanout déjà visible dans la série photographique. Déclinée et transformée, la pièce devient objet spatial et sculptural, tissant une constellation de présences suspendues.
«“Shifting Lights” ne consiste pas à montrer des vêtements, mais à révéler comment le corps féminin est regardé, cadré et négocié dans les sociétés arabes contemporaines », souligne Meriem Nour.
Atelier Hanout, un espace en devenir
Avec « Shifting Lights », l’Atelier Hanout confirme sa vocation d’espace hybride: lieu de travail, de production et de diffusion artistique. Si la mode demeure en filigrane, l’étage se mue ponctuellement en espace dédié à l’art et à l’artisanat. Après « La Fatna », exposition inaugurale consacrée à l’artisane brodeuse La Fatna Maâroufi et à l’histoire de la mode marocaine via des archives photographiques, cette nouvelle proposition marque une étape importante dans la programmation.
L’exposition sera accessible sur rendez-vous jusqu’au 31 mars 2026, offrant aux visiteurs un temps d’immersion et de réflexion autour du corps féminin, du vêtement et des regards qui les traversent.












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