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Sommes-nous prêts à travailler dans le Metaverse ?


Meta a multiplié les annonces au sujet du travail dans le metaverse, suggérant qu’il serait aujourd’hui possible et même bénéfique de se tourner vers ces mondes virtuels pour cette partie importante de notre quotidien. Il y a pourtant de quoi rester sceptique.



À une époque où le travail hybride s’est imposé, Meta, ou plutôt son PDG Mark Zuckerberg, veut nous pousser à travailler dans le metaverse, ce concept à la définition encore floue qu’il considère comme le futur d’Internet. Lors de sa conférence annuelle, Connect, le géant américain a fait le plein d’annonces au sujet du travail dans cet univers de mondes virtuels auquel nous aurons notamment accès grâce aux casques de réalité virtuelle, augmentée et mixte.

Malgré ces effets d’annonce, la réalité à propos du metaverse de Meta n’est pas si belle que ça et on peut se demander s’il est vraiment possible d’y travailler… et si nous sommes prêts à le faire.

Des outils et des logiciels pour travailler dans le metaverse

Pour le groupe californien, le travail dans le metaverse se fera, entre autres, à l’aide de son nouveau casque de réalité mixte, le Meta Quest Pro. Il affirme que cet appareil « a été conçu dans un but de collaboration et de productivité améliorées ». Il permet aux utilisateurs de se retrouver dans des mondes virtuels sans être coupés du monde réel, la vision périphérique restant dégagée. Ils sont ainsi en mesure de voir leur environnement immédiat, sur lequel se superposent des éléments 3D, et d’utiliser leurs clavier et souris physiques pour travailler sur des écrans virtuels.

Le Meta Quest Pro dispose également d’un système de suivi des yeux et du visage permettant aux avatars dans le metaverse de répliquer les expressions faciales des utilisateurs. Selon la société, cela donne « un sentiment de présence bien plus fort que les appels vidéo traditionnels » lors des réunions virtuelles, avec des avatars capables d’exprimer des signes non verbaux. Concrètement, lorsqu’une personne sourit, fait un clin d’œil ou lève un sourcil, sa version numérique est censée en faire de même.


Meta a en outre annoncé un partenariat avec Microsoft – l’un de ses concurrents dans le domaine du metaverse – pour proposer les services de la firme dans son univers virtuel. Pour commencer, les suites logicielles de l’entreprise (Word, Excel, PowerPoint…) seront bientôt utilisables avec les casques de Meta. De plus, l’application de communication collaborative, Teams, sera directement intégrée dans Horizon Workrooms (salles de travail virtuelles), permettant aux utilisateurs de participer à des réunions immersives et, plus tard, de rejoindre une réunion Teams directement depuis ces salles. Et, dès 2023, les utilisateurs pourront rejoindre ces dernières via Zoom.

Meta cible aussi spécifiquement les architectes, designers et autres créateurs. Dès l’année prochaine, le géant américain va leur permettre de visualiser des modèles 3D dans Horizon Workrooms. La firme collabore avec Adobe et Autodesk, qui édite des logiciels de création 3D, dans cet objectif. Enfin, Meta travaille sur un projet appelé Magic Room, « une expérience de réalité mixte (…) qui permet à n’importe quel groupe de personnes, certaines réunies dans une pièce physique et d’autres à distance, de collaborer ». Elle pourrait être disponible dès 2023.

Un aperçu des Magic Rooms de Meta.©Meta
Un aperçu des Magic Rooms de Meta.©Meta

Entre avantages et inconvénients

Meta nous vend ainsi du rêve, d’autant plus que les avantages du travail dans le metaverse sont nombreux. En plus de la productivité qui serait améliorée, les réalités virtuelle (VR) et augmentée (AR) peuvent empêcher les employés d’être distraits, notamment s’ils travaillent dans un open space. Avec la première, ils pourraient rester concentrés en se retrouvant dans un bureau virtuel personnel. Ce serait aussi le cas avec la seconde, avec l’intégration de « séparateurs virtuels » dans le lieu de travail physique. De plus, le fait de pouvoir personnaliser son environnement de travail en VR est un moyen de réduire le stress, avec la simulation d’espaces remplis de verdure par exemple. C’est ce qu’expliquent des chercheurs qui ont voulu étudier les effets du travail en VR sur une longue période dans un article publié en juin.

Ils ont mené une expérience avec 18 participants travaillant pendant une semaine dans un environnement virtuel et une autre dans un environnement physique, pour une durée de 8 heures par jour, avec une pause déjeuner de 45 minutes. Réalisée avec le casque Meta Quest 2, cette expérience a, au contraire, montré les inconvénients de la réalité virtuelle, comme les effets néfastes de cette technologie sur la santé.

Deux participants ont en effet été contraints d’abandonner le premier jour à cause de nausées, de migraines et d’anxiété. Les autres ont indiqué une hausse de 48 % de la fatigue oculaire et de 42 % de leur niveau de frustration lors de leur semaine de travail en VR. Ils ont par ailleurs signalé une baisse de 20 % de leur bien-être et se sont sentis moins productifs par rapport à leur semaine de travail dans un environnement physique.

 Rédigé par Kesso Dialo, Repris par la Fondation Tamkine
#Tamkine_ensemble_nous_reussirons

 

Lundi 31 Octobre 2022



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