Lors de l’examen détaillé du projet de loi de finances 2027, mardi 3 novembre, devant la Commission des finances et du développement économique à la Chambre des représentants, le responsable a également apporté des précisions sur le coût de cette infrastructure.
Selon Fouzi Lekjaa, le montant global des travaux ne pourra être déterminé avec précision qu’après l’attribution du dernier marché. Le chantier étant réparti en plusieurs lots, les coûts des différentes phases ne permettent pas, à ce stade, d'établir une estimation définitive de la facture totale.
Interrogé sur l’éloignement du futur stade par rapport à Casablanca, le président de la FRMF a rappelé que les déplacements vers les enceintes sportives impliquent souvent des trajets importants. Il a notamment évoqué les rencontres de la sélection nationale disputées aux États-Unis, où les déplacements entre les lieux d’hébergement et les stades dépassaient régulièrement une heure.
Fouzi Lekjaa a également insisté sur l’exploitation du stade Hassan II bien avant la Coupe du monde 2030. L’enceinte est notamment appelée à accueillir les rencontres du Raja et du Wydad, ainsi que celles des Lions de l’Atlas.
Selon lui, le calendrier des deux clubs casablancais en championnat et dans les compétitions africaines, auquel s’ajoutent les matchs de la sélection nationale, représente un volume de plus de 25 rencontres par saison. Ces rendez-vous pourraient attirer plus de 100.000 spectateurs, justifiant ainsi la construction d’une infrastructure de cette capacité.
Le responsable a par ailleurs souligné que les périodes d’entretien et de maintenance ont été intégrées dans la planification du projet, afin de garantir la pérennité de l’équipement et son exploitation sur le long terme.
Un projet qui dépasse les grands stades
Au-delà du chantier de Benslimane, Fouzi Lekjaa a défendu une vision plus large des investissements engagés dans le cadre des préparatifs du Mondial 2030. L’ambition, a-t-il expliqué, est de faire bénéficier l’ensemble du territoire national des retombées de cet événement, conformément aux Hautes Orientations Royales du Roi Mohammed VI.
Il a notamment évoqué les travaux de réhabilitation du stade Cheikh Mohamed Laghdaf à Laâyoune, ainsi que les aménagements réalisés au stade de Dakhla, dont l’inauguration est attendue après la poursuite des travaux. Il a également cité l’ouverture d’une académie régionale à Laâyoune, conçue selon les standards internationaux.
Pour le ministre, les investissements liés à la Coupe du monde ne se limitent pas à la construction et à la modernisation des enceintes sportives. Ils englobent également les routes, les réseaux de transport et les infrastructures nécessaires à leur fonctionnement. Les projets autoroutiers et les axes reliant Rabat aux différentes villes doivent ainsi renforcer la connexion entre les territoires et permettre aux régions traversées de bénéficier, elles aussi, de ces aménagements.












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