Ce soutien financier ne se limite pas à des infrastructures : il embrasse aussi la dimension humaine de l’agriculture. Ainsi, la stratégie couvre la plantation d’amandiers, d’oliviers, de figuiers et de caroubiers, arbres qui conjuguent tradition agricole et résilience climatique. L’effort intègre également des projets apicoles, avec distribution de ruches, création d’unités de transformation du miel et élaboration de plateformes de commercialisation. Ces actions s’inscrivent parfaitement dans l’esprit de Génération Green, qui vise à faire de l’agriculture un moteur d’innovation et de création d’emplois pour les jeunes ruraux.
Des réalisations concrètes sur le terrain
Sur le terrain, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Plus de 20 routes rurales, totalisant plus de 126 km, ont été achevées pour un investissement de 176 MDH. Cela représente une avancée tangible dans la lutte contre l’isolement de certaines contrées agricoles et un facteur d’attractivité pour les activités économiques locales.
Parallèlement, entre 2022 et 2025, 11 600 mètres de périmètres d’irrigation ont été mis à niveau pour près de 6 MDH, couvrant notamment les communes de Matmata, Bouhlou, Aït Sghrouch et Beni Feth. Dans un contexte où la disponibilité de l’eau devient un enjeu stratégique pour l’agriculture marocaine, ces efforts s’inscrivent dans une dynamique nationale de modernisation et d’efficacité des ressources hydriques.
En matière d’innovation agricole, la campagne 2025-2026 affiche de très bons résultats. La superficie cultivée en semis direct s’élève à environ 910 hectares, favorisant des techniques favorables à la conservation des sols et à la réduction des coûts pour les agriculteurs. Cette avancée est soutenue par la remise de deux nouveaux semoirs pour semis direct à des coopératives locales, portant à 13 le nombre total de ces machines dans la province – un signe que les pratiques agricoles évoluent vers des modèles plus durables.
Production et commercialisation: chiffres et perspectives
Du côté des cultures régulières, la superficie dédiée aux légumineuses atteint 2 065 hectares (environ 40 % de la programmation), tandis que les cultures fourragères couvrent 6 435 hectares (environ 61 %). Les surfaces plantées avec des semences sélectionnées totalisent 650 hectares (65 %), signe d’une orientation vers une agriculture plus performante et compétitive.
Sur le plan des ventes de semences, les chiffres sont tout aussi parlants : plus de 2 174 quintaux de blé tendre, 4 670 quintaux de blé dur, 742 quintaux d’orge et 100 quintaux d’avoine ont été écoulés, ce qui traduit une dynamique positive autour des productions céréalières locales.
L’intégration de la technologie et de l’innovation est un autre volet structurant de Génération Green, qui s’attache à faire émerger une nouvelle génération d’agriculteurs en lien avec les marchés et les défis environnementaux. De fait, la stratégie vise à renforcer l’emploi des jeunes et la création d’activités à haute valeur ajoutée dans les territoires ruraux, ce qui est en phase avec les enjeux socio-économiques du Maroc contemporain.
Climat et défis futurs
La direction régionale de l’agriculture relève par ailleurs une hausse significative des précipitations, avec un cumul moyen de 288,3 mm entre septembre et décembre 2025, contre 72,3 mm durant la même période en 2024, ce qui offre des perspectives plus favorables pour la prochaine saison agricole.
Ce contexte pluviométrique plus généreux est une bonne nouvelle, d’autant plus que l’agriculture marocaine est appelée à s’adapter aux fluctuations climatiques tout en renforçant sa résilience. Cela passe notamment par une meilleure gestion de l’eau et des sols, appuyée par des projets comme ceux mis en œuvre à Taza.
À Taza, la stratégie Génération Green n’est pas un simple slogan : elle se traduit par des investissements réels, des projets concrets et des résultats qui commencent à se faire sentir sur le terrain. Pour les agriculteurs, les jeunes porteurs de projets et les acteurs économiques locaux, cette dynamique peut devenir une source durable d’opportunités, si elle s’accompagne d’un soutien continu et d’une coordination avec les acteurs publics et privés.
La route est encore longue, mais l’exemple de Taza montre que, lorsque des moyens financiers conséquents sont mobilisés et quand la logique de développement territorial est privilégiée, l’agriculture peut redevenir un pilier de croissance inclusive, créatrice d’emplois et de richesse pour les générations futures.












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