Le Maroc conserve sa deuxième place
Selon une analyse du site spécialisé Hortoinfo, basée sur les données du service statistique Euroestacom (ICEX-Eurostat), le Maroc a vendu environ 493 327 tonnes de tomates dans l’Union européenne durant la campagne 2025/2026.
Le Royaume représente ainsi 17,74 % des volumes de tomates importés par l’UE, contre 17,11 % pour l’Espagne, qui a exporté environ 475 800 tonnes. Le Maroc conserve donc sa deuxième place parmi les fournisseurs de l’UE, derrière les Pays-Bas.
Les ventes marocaines ont généré environ 1,03 milliard d’euros, contre un peu plus d’un milliard pour l’Espagne. Le prix moyen obtenu par le Maroc s’est établi à 2,09 euros le kilo, légèrement inférieur aux 2,14 euros enregistrés par l’Espagne.
Une deuxième année devant l’Espagne
Cette performance n’est donc plus un épisode isolé. Lors de la campagne 2024/2025, le Maroc avait déjà dépassé l’Espagne avec environ 568 370 tonnes, contre 522 520 tonnes pour son voisin européen.
La campagne 2025/2026 est toutefois différente : les volumes marocains ont diminué d’une année sur l’autre. Malgré ce recul, ils restent suffisamment élevés pour maintenir le Royaume devant l’Espagne.
Sur une période plus longue, la tendance est encore plus parlante. Entre les campagnes 2016/2017 et 2025/2026, les volumes marocains vendus dans l’UE ont progressé de 22,17 %, tandis que ceux de l’Espagne ont reculé de 36,99 %.
Les Pays-Bas restent loin devant
Le Maroc n’est cependant pas encore le premier fournisseur de tomates de l’Union européenne. Les Pays-Bas occupent toujours la première place avec environ 773 449 tonnes durant la campagne 2025/2026, soit 27,81 % du total.
Le marché européen reste par ailleurs particulièrement important : les États membres ont importé environ 2,78 millions de tonnes de tomates, pour une valeur totale de 5,57 milliards d’euros sur la période.
La Commission européenne confirme de son côté que la tomate constitue un secteur suivi spécifiquement dans son observatoire du marché des fruits et légumes, avec des données consacrées notamment aux prix, à la production et au commerce.
Une évolution qui dépasse la simple bataille Maroc-Espagne
Derrière ces chiffres se dessine une transformation plus large du marché européen.
L’Espagne reste un acteur majeur de l’agriculture européenne et demeure un important exportateur de fruits et légumes. Mais pour la tomate, ses volumes destinés au marché communautaire diminuent depuis plusieurs années, tandis que le Maroc a renforcé progressivement sa présence.
La progression marocaine ne signifie donc pas que l’Espagne disparaît du marché. Elle montre plutôt que la concurrence entre producteurs méditerranéens se recompose, avec un Maroc désormais solidement installé parmi les principaux fournisseurs de tomates de l’Union européenne.
Pour le secteur marocain, le chiffre est symbolique : pour la deuxième année consécutive, la tomate marocaine se retrouve devant la tomate espagnole dans les rayons européens, en volume.












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